14.5.07

Ma-laaaa-de !


Complètement ma-laaa-de !

Ca, c'était samedi soir. Voir dimanche matin. Les oiseaux gazouillais me semble-t'il.
Je les ai entendus dans un vague echo.

J'ai pris sur moi d'essayer d'arranger les choses dans ma vie, parce-que je ne peux pas continuer comme ça.
Une longue discussion avec un ami m'a un peu éclairé.
Je crois qu'il faut tout essayer avant de quitter le navire.
Selon lui, il faut relativiser l'euphorie d'une rencontre, car la nouveauté paraît forcément attrayante.
Mais au fond, qui me dit que ce sera mieux ?
La question à se poser est de savoir avec qui l'on a envie de se faire chier toute sa vie.
C'est marrant, je ne voyais pas du tout ça comme ça.

Idéaliste, un peu trop, je crois à la passion, je crois à l'amour, et je n'écoute bien souvent que mon coeur.
Il ne me serait pas venu à l'idée de partager ma vie avec quelqu'un que je n'aime pas passionément.
Et pourtant, tout le monde s'accorde à le dire, la passion ne dure qu'un temps.
Qu'un temps, d'accord, oui mais combien ?
Quelques jours, semaines, mois, années ?
J'aime l'idée de prendre ce risque.
Et je déteste celle de devoir vivre avec quelqu'un pour qui l'on ne vibre plus.
Je ne jetterais jamais la pierre aux séparés, aux divorcés, aux infidèles, même si je n'ai pas envie que cela m'arrive, je ne peux que trop comprendre.

Je viens de finir un pavé sur la vie de Marylin Monroe.
Une enquête sur son assassinat. Très étayée.
Et je ne peux m'empêcher de penser qu'elle est morte d'avoir trop aimé, et trop voulu être aimée.
Son coeur a eu raison d'elle, de sa vie.
Je me suis retrouvée dans bien des passages.

Je savais que Thierry n'était pas là jusqu'à dimanche soir. Alors j'ai essayé de me faire une raison. Je ne le verrais pas avant plusieurs jours, que ce soit volontaire ou par hasard.
Mais j'ai cherché quand-même, des fois qu'il m'aurait menti.
Et malgré toutes mes tentatives, personne.
Pas lui en tout cas.
Quelque part tant mieux. Je n'aurais pas voulu le croiser avec son "amie".
Vendredi soir il m'a appelé, pour savoir si ça allait.
Mouaif. Bof. J'ai essayé de ne pas avoir l'air trop déprimée.
Il m'a dit qu'il fallait que l'on parle de tout ça. Mais pas au téléphone.
Et m'a proposé que l'on rentre ensemble mardi soir, car il ne travaille pas lundi.
Il ajoute "mais je ne veux pas te laisser de faux espoirs".
Ce mec me tue.
Je ne sais pas ce qu'il cherche.
Peut-être juste à apaiser sa conscience.
Je saurais mardi, mais je ne sais pas encore comment réagir face à lui.
Amoureuse transie éplorée ?
Dédaigneuse ?
Nouvelle pote de bistrot ?
Quelle attitude prendre ?
Est-ce que le suis-moi je te fuis / fuis-moi je te suis fonctionne encore ?
J'ai encore quelques heures d'ici demain soir pour y penser, mais je suis un peu perdue.

Dimanche, dans l'après-midi, je lui envoie un texto :
"je pense à toi. Je me demande où tu es et ce que tu fais. A mardi j'espère."
Il me réponds quelques minutes après :
"je travaille. J'espère que tu vas bien. A mardi. Bisous."
Je me demande comment je vais vivre en sachant que je ne peux pas l'avoir.

2 Comments:

At 5:07 PM, Anonymous Anonyme said...

Apparemment, si on veut vivre longtemps avec une personne, on est forcés de se faire chier au bout d'un moment, et ton ami a pas tort, le tout est de savoir avec qui.
Pour Thierry, il n'y a pas trop de dotues sur le fait que tu es a fond surl ui parce que ça te sors du quotidien, et qu'il est fort possible qu'un jour, si tu es avec lui, une fois que tu "l'auras", tu finisses par t'en lasser. Dans ma vie pour le moment je n'ai du voir qu'un ou deux couples âgés qui s'en sont sortis comme des petits fous, et encore, on ne sait pas s'ils ne font pas semblants. C'est déprimant.
Coco

 
At 1:26 PM, Blogger lilou said...

Oh oui je suis à fonds, et c'est horrible, parce-que du coup je ne suis pas tout à fait objective.
Voire pas du tout.
Mais quelque part, ça fait tellement de bien !
J'espère que toi ça va ?
bisous,
Lilou

 

Enregistrer un commentaire

<< Home