Pas de fumée sans feu

Dans un sens, je suis un peu rassurée.
Par ailleurs, encore plus paumée.
Dimanche, la journée fût particulièrement tendue.
Pourtant, je faisais des efforts pour être agréable.
Je ne veux pas tout foutre en l'air sur un coup de tête, donc je vois si les morceaux sont recollables.
En retour, mon mec a dormi presque toute la journée, et m'a adressé 3 mots.
Peut-être 4, mais je n'ai pas dû l'entendre.
Bref, j'avais tellement les boules que je ne savais plus quoi faire.
On a dîné dans un silence de mort, puis il est retourné sur ce canapé qu'il n'avait pas quitté de la journée, et s'est collé devant la télé.
Je me suis dit qu'il fallait qu'on parle. Mais manifestement, lui n'en avait pas l'intention. Captivé par le film.
Et là, miracle, coupure d'électricité dûe aux orages...
J'attaque calmement.
Il convient qu'il faut qu'on parle, et me déballe son sac.
Et là je me rends compte que tout ce que je peux avoir à son encontre, il en a de même pour moi.
Je suis partagée entre soulagement et tristesse.
Soulagement de comprendre que si je suis dans cet état de morosité récurrent, c'est bien parce-que quelque chose ne va pas entre nous, et pas parce-que quelque chose ne va pas dans ma tête.
Et triste, bien-sûr, parce-que ça ne peut pas me faire plaisir.
Nous avons conclu que depuis toutes ces années passées ensemble, on avait changé, et on s'était un peu perdu en cours de route.
Je le pense aussi, seulement je croyais être seule de cet avis.
Je propose de partir quelques jours chez mes parents.
Il me dit que non, ce n'est pas la peine.
Il m'aime, il a envie qu'on s'en sorte.
Sauver notre couple, notre famille.
Je n'arrive pas à être triste, et ça m'interpelle.
Pourquoi ?
Je n'ai pas encore trouvé la réponse.
Ce que j'ai compris, c'est que depuis longtemps je ne me sens plus aimée comme avant.
Je ne vois plus dans ses yeux cette étincelle du début.
J'ai parfois l'impression d'être de trop.
Alors que je suis accro à la passion.
Comment le lui faire comprendre.
Et dois-je le lui faire comprendre ?
Lundi, j'ai vu Thierry, et on a beaucoup parlé.
Il est droit et intelligent, il a vite compris la situation.
Il m'a dit aussi que je devais régler mes problèmes, discuter avec mon ami, et penser à ma famille.
J'ai trouvé ça très courageux de sa part, car je sens bien qu'il a pour moi ce que j'ai pour lui, et que son coeur doit lui crier tout autre chose.
Mais il veut me rassurer. Me dire qu'il sera là pour moi, mais que j'ai quelqu'un dans ma vie, et qu'il ne se passera rien entre nous.
J'en crève d'envie pourtant, mais je sais que c'est lui qui a raison.
Je ne peux pas jouer avec mon couple, comme je ne peux pas jouer avec lui.
Il me l'a fait comprendre. Avant de me filer rendez-vous pour déjeuner ce midi.
Je ne sais pas ce qu'il adviendra de cette relation, mais pour la première fois depuis très longtemps, j'ai trouvé quelqu'un a qui parler. Quelqu'un qui m'écoute et me comprend, quelqu'un sur la même longueur d'ondes que moi, et quelqu'un de bien, à ne pas en douter.
Et ça, c'est énorme.
Pourquoi cette impression d'avoir le cerveau en compote ?
Tout est confus, je me prends beaucoup la tête...


1 Comments:
On est dans le même bordel hein, sauf que tu es plus âgé, tu as une relation plus longue et tu as un enfant, et ça joue beaucoup.
J'ai eu ton commentaire, et je sais que tu dois être remplie de culpabilité, mais d'un autre côté, on en est arrivée à un point où on se sent tellement délaissées qu'une attention si belle nous donne envie d'en croquer l'auteur à pleines dents. Tout ça pour te dire que je te comprends.
Coco
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