Pas très très fière
Il y a des jours comme ça où je me déteste, et en même temps...Pfffffff ! la vie est compliquée. Ou est-ce moi qui cherche toujours à la compliquer plus qu'elle ne l'est !
Je ne sais pas, mais ça me gonfle un peu à vrai dire.
Je voudrais, encore une fois, et toujours, pouvoir vivre plusieurs vies.
Mettre celle-ci entre parenthèse.
Virevolter.
En vivre une autre.
Et retrouver celle d'aujourd'hui, sans que rien n'ai changé.
Utopiste ?
Je ne sais pas.
Mais je continue à souffrir de ce coeur qui me tourmente.
Je crois bien qu'il ne me laissera jamais tranquille.
Et je regarde au loin le paysage défiler.
Les gens monter et descendre du train.
Un jour je ne descendrais pas à la bonne station, et je ne rentrerais pas chez moi.
Mercredi il faisait beau. Très beau. Et je n'avais pas envie de travailler.
Vacances scolaires obligent, j'avais mon fils à la maison.
Et j'ai entrepris avec lui une grande ballade à pied pour aller faire quelques courses.
Il a pris son vélo, parce qu'à pied ça ne l'amuse pas trop.
On a rit sur le trajet.
Il n'y avait personne.
Juste la nature et nous.
C'est à l'entrée de la ville que je l'ai croisé.
Sortant de nulle part.
Une fraction de secondes. Il m'a dit bonjour.
Je l'ai trouvé si séduisant.
Il a rejoint une petite fille, sur un vélo. Et a repris son chemin juste derrière nous.
J'osais à peine me retourner pour vérifier qu'il était toujours là.
Intriguée.
Je me suis posée plein de questions.
Puis mon fils est tombé. Et il a accouru pour le relever et vérifier ses genoux.
Il m'a rassuré, sourit avec tellement de charme, et est repartit devant moi.
A plusieurs reprises en l'espace de quelques minutes, nous nous sommes croisés plusieurs fois.
Je ne pouvais croire au hasard, ni à une simple sympathie dans son regard.
Il était si doux avec la petite fille. Si gentil avec mon fils l'instant d'avant.
J'ai pensé qu'il pouvait être éducateur. Animateur. Un truc avec les enfants.
Je pensais à ce regard que j'avais croisé.
A ce mec que je ne reverrais peut-être jamais.
Et je n'ai pas voulu rentrer tout de suite.
Alors nous sommes allés au parc.
J'avais pensé que peut-être il pouvait y être allé.
Et ça n'a pas loupé.
Alors que je suivais mon fils qui faisait le tour des arbres, et que j'étais en ligne avec mon bureau, je le vis là, sur un banc, à dessiner.
La petite fille était là aussi, et tournait dans le parc.
Je me suis assise plus loin, à effeuiller les marguerites.
Et mon fils qui a vu qu'il dessinait est allé discuter avec lui.
Il a fini par prendre ses affaires, et venir vers moi.
Il m'a proposé d'aller boire un verre.
Il faisait trop chaud.
J'ai accepté.
Tout en me disant la seconde d'après que j'avais déconné.
Il parlait bien.
Il était tout aussi beau de près.
Les enfants riaient ensemble.
Je n'ai pas vu le mal.
Rapidement, nous nous sommes rendus compte que nous nous connaissions.
Il y a près de 15 ans, je traînais avec ses potes.
Avec son frère.
Et je sortais avec celui qui est maintenant devenu son beau-frère.
Je me souviens de lui.
Il était un "grand".
Tout le monde le connaissait et l'aimait.
Un mec bien.
Marqué depuis par la vie.
Par une séparation difficile.
Par plusieurs accidents.
Qui vit depuis quelques années pour cette jolie petite blonde aux yeux clairs.
Tout son contraire.
J'ai bien senti que la conversation dérapait.
J'ai essayé de la retenir.
Mais je ne pouvais m'empêcher de le trouver merveilleux.
Puis j'ai dû partir, parce-que je m'étais déjà trop impliquée.
J'ai payé pour ne rien lui devoir.
Et quand il m'a demandé si on pouvait se revoir, je lui ai dit qu'on se recroiserait peut-être.
Je crois qu'il n'a pas compris ma réaction.
Et en chemin j'étais partagée entre la peur d'être démasquée, et la honte de ce que je venais de faire.
J'avais captivé le coeur d'un charmant père célibataire.
Peut-être lui avais-je donné de faux espoirs.
A aucun moment je n'avais pensé qu'il pouvait être séparé, et un peu désespéré aussi.
J'ai joué un jeu dangereux.
Parce-qu'il m'a plu, vraiment, et que si j'avais été seule je n'aurais pas hésité une seconde.
Et parce-que même en couple, je m'intérroge depuis chaque minute.
J'ai vraiment déconné.
Je me suis fait du mal, mais ça j'ai l'habitude.
J'espère juste qu'à lui je n'en ai pas fait, car il ne mérite pas d'être tombé sur moi.
Sur mon coeur d'artichaut.
En rentrant hier, j'ai cru le voir à la gare.
Car c'est le genre à vous attendre par surprise là où vous ne pensez pas le voir.
Mais ce n'était pas lui, et j'ai été déçue.
J'espère le voir dans les prochains jours.
Il faut que je lui parle.
Que je lui explique.
Ma vie.
Moi.
Mes sentiments.
Qu'il comprenne que je ne l'ai pas pris pour un con.
Qu'il sache la vérité.
Je me suis encore mise dans une drôle d'histoire.
Je ne grandirais jamais à croire !
Mais qu'est-ce qui cloche donc avec moi ???


3 Comments:
Eh bien Lilou, est-ce qu'on a le chic pour se metre dans de beaux draps toutes les deux? je le crois bien!
Le problème, c'est qu'on en peut pas contrôler ses pulsions, ni ses sentiments, et le pire c'est si on essaie de le faire: plus on essaie de limiter notre attirance envers quelqu'un, plus on la renforce, d'ailleurs, j'en ai une bonne à raconter sur mon blog, passe à l'occas'.
Pour en revenir à l'histoire du père célibataire, bah c'est ça en fait, tuvois que tu es séduite, et tu te rends compte que tu fais une gaffe, mais t'as quand même envie de le recroiser...et lui aussi je pense qu'il attend quelque chose de son côté, et pendant quelques jours, à mon avis, il va rôder dans le parc, dans l'espoir de TE revoir. C'est vraiment moche qu'on a pas plusieurs vies, parce que là, on a vraiment pas le droit tout ce qu'on veut comme on veut, sinon on aurait vraiment des vies bancales et des vies de fou. Tiens nous au courant Lilou!
Cochaoïne
Lilooooou, c'est la méga embrouille avec Bryy, ça va pas du tooooout :'(
... c'est bon j'arrête de te faire chier avec mes problemes, juste que j'ai pas le temps d'écrire un article dessus!
Alors je te tiens au courant. Je vais peut-être sûrement rentrer chez mes parents pour un temps. Son pseudo msn: " j'en ai marre j'ai envie de tout laisser tomber". Donc laissons nous tomber, et pis on verra qui rebondira. cochaoine
Aïe, ça craint ça ! mais il ne parle peut-être pas de toi. De son boulot ? non ?
Ou peut-être qu'il a senti que tu n'es plus comme avant, sauf que lui il ne sait pas pourquoi...
Bon, je passe sur ton blog, mais j'écris la suite du père célib d'abord :-)
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