La cabane au fond du jardin !

Eh bé il y fait grand froid en cette saison !
Surtout la nuit !
Surtout quand elle est au bord d'un étang !
Pour une occasion que je n'oserais citer ici, j'ai eu l'occasion, si l'on peut le dire comme ça, ce week-end, de dormir chez des amis un peu particuliers.
Et dans leur grande maison, en raison de cette fameuse occasion, dormaient déjà beaucoup de monde.
Plus de place donc pour nous.
Mais un grand mobile-home à l'orée du bois, au bord de l'étang.
Sans eau, ni électricité.
Les lits prêt à nous accueillir.
Le soleil tape.
Il y fait bon.
Nous ouvrons les portes et les fenêtres.
La terrasse en teck surplombe l'étang.
La vue est sublime.
Je me sens en vacances...
Mais non !
La fête bat son plein, le soleil se couche, et le froid tombe peu à peu sur les herbes folles.
A ce moment là, je ne suis pas très inquiète.
Je profite du spectacle (car spectable il y avait !).
Plus tard dans la nuit, le froid m'a gagné par les pieds, l'humidité s'infiltre sous mon manteau.
Nous allons dormir.
Et là, il gèle carrément.
D'autres, couchés avant nous, ne dorment toujours pas et nous confirme ce que nous avons commencé à craindre : il fait si froid que tout le monde s'est couché habillé.
Et surtout, personne n'arrive à dormir.
Toute la nuit, j'ai l'impression de l'avoir passé à me tourner et me retourner.
A me coller à mon homme sans pour autant arriver à me réchauffer.
Au matin, j'ai le nez bouché, et très mal à la tête.
Les autres aussi.
Je n'ai presque pas dormi.
Je me lève et remets une couche de vêtements.
Il est à peine 8 heures.
Le soleil se lève mais ses rayons ne chauffent pas encore.
On s'agite, on s'organise, et on prends le petit déjeuner dehors.
Là, sur la terrasse en teck, au milieu des arbres et au bord de l'eau, emmitouflés dans nos manteaux.
J'ai finalement passé un très bon week-end.
C'était dépaysant, c'était beau.
J'aime l'aventure, la découverte, la nouveauté, et les gens.
Et là, j'ai été servie dans tous ces domaines...
Au retour, on s'engueule. Ou plutôt, on s'accroche.
Je voulais rester. Encore un peu.
Lui râle depuis la veille.
En ce moment, on n'est vraiment pas sur la même longueur d'ondes, et ça me gonfle.
Alors je m'évades en rêve, et cette nuit (comme souvent en ce moment), c'est de C. que j'ai rêvé. (voir post http://autopsiedelavie.blogspot.com/2006/06/envie-dailleurs.html).
Je me demande souvent ce qu'il devient.
Je me demande souvent si je n'aurais pas dû l'appeler.
Mais je sais que si je le fais c'est le début des emmerdes.
Alors j'attends.
Je ne sais pas quoi.
Le temps lui passe, et cela va bientôt faire 2 ans que je l'ai revu, et un que je lui ai dit que je le rappelerais pour qu'on se voit.
Et rien.
J'ai même espéré le croiser par hasard.
Mais non.
Je me demande maintenant quoi faire.
J'ai suffisament attendu pour ne pas passer pour une fille facile, pour celle qui "cherche".
Trop attendu peut-être, je n'en sais rien.
Et pas assez encore, car je ne suis pas pressée de refoutre le bordel dans ma vie.
C'est plus fort que moi.
C'est fou.
Je suis instable.
J'en ai assez d'être sans cesse rappelée à l'ordre par un coeur si sensible.
J'aimerais continuer à vivre ma vie sans me poser de questions.
Sans penser que l'herbe est plus verte ailleurs.
Je crois que le froid déclanche en moi de drôles de réactions !


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