27.2.08

Je crois que je ne t'aime plus...

J'ai posé ma tête sur l'oreiller.
Et je me suis rendue compte que je ne pourrais pas dormir.
Je ne parvenais même pas à fermer les yeux.
J'ai longuement fixé la porte. Tellement que j'ai cru qu'elle bougeait.
Des heures sont passées, où j'essayais de ne penser à rien.
Prête à faire mon sac et à me sauver.
Culpabilisant du mal que j'allais faire.

La soirée avec C. s'est passée beaucoup mieux que ce que j'avais pensé.
Finalement, on a prit un verre chez lui et nous sommes allés dîner.
C'était bien.
On avait plein de choses à se dire.
Il est intéressant, et on partage les même points de vue sur plein de sujets.
La soirée file, sa voix est douce, je suis sous le charme.
Il est comme celui que j'aurais rêvé rencontrer.
Sauf qu'il était là, depuis si longtemps, et je l'avais embrassé en 6ème.

Il est célibataire, et j'ai du mal à le croire.
Passé 22 heures, son téléphone sonne à plusieurs reprises.
Il ne répond pas.
Une seule fois, un pote.
Je pense que les autres sont les petites nanas qu'il fréquente à l'occasion.
Et après tout, ça ne me regarde pas.
Il aime sa liberté, et pense aussi qu'il n'est pas loin d'être prêt d'en avoir fini avec tout ça.
Faire sa vie. Une famille.
Il semble être l'homme idéal. Mon homme idéal. Et je me demande comment j'ai pû passer à côté tout ce temps.

Puis l'heure tourne irrémédiablement, et arrive le moment où je dois partir.
Il me raccompagne. Il m'embrasse. Et me demande si c'est autorisé.
Non, je ne crois pas, mais c'est bon en tout cas.
Il embrasse terriblement bien.
Comme j'aurais voulu qu'il m'embrasse.
Mais il faut partir, et je reprends la route.
Moi qui roule vite, je me suis vue ralentir jusqu'à être à 70 sur la voie rapide.
Plus j'approchais de chez moi, plus je ralentissais.
J'ai mis la musique.
C'était un peu rock. Juste ce qu'il me fallait.
J'ai pris ma respiration, et je suis rentrée chez moi.
Mais est-ce vraiment chez moi ?
Est-ce vraiment ma place ?
Et cette chanson qui me trotte dans la tête :
je crois que je ne t'aime plus, elle m'a dit...
la la la, la la la la la la la
elle m'a dit...
Je me sens monstrueuse. Comment est-ce que je pourrais quitter mon homme.
Car j'en suis à me dire ça.
Hier soir.

Voilà pourquoi je n'ai quasiment pas fermé l'oeil.
En pensant à C. et en essayant de ne pas trop me projetter.
Je ne suis peut-être qu'un nom de plus sur la liste de ses conquêtes.
Mais c'est plus fort que moi.
Je m'imagine avec lui. Et c'est beau. Forcément, je ne vais pas imaginer le pire !

Ce matin je me lève et je ne pense toujours qu'à lui.
Au fond, cela fait déjà deux mois que ça dure, puisque je pensais déjà non-stop à lui depuis que je savais que j'allais le revoir.
J'envoie un petit message, pour le remercier, et lui dire avec humour que je ne sais pas si c'est à cause du vin ou de lui, mais j'ai très mal dormi.
Pour seule réponse, un "bon courage pour ta journée. bises".
Le soufflé retombe.
Mais qu'attendais-je ?
Qu'il me dise qu'il a pensé à moi toute la nuit, et qu'il veut me voir, là, tout de suite ?
C'est un truc de meuf ça.
Je crois.
Je réponds qu'elle va être longue, et il me demande pourquoi.
Alors je développe, et lui rappelle que je n'ai pas dormi, que j'ai le cerveau à 200 à l'heure, et le coeur qui fait des bonds. Envie d'être ici comme de me pendre. Et que je me demande si on va se revoir.
Il me réponds "pleins de courage et de gros bisous alors".
Couac. Merci, mais tu n'as pas répondu.
"je t'ai dis qu'on allait se revoir. Bisous".
J'arrête là, car l'homme indépendant doit aimer justement son indépendance, et pas les casses-couilles.
Je me contrôle.
Je scotche le téléphone.
Je n'y taperais plus un message à sa destination. Promis. Juré.
Enfin, pour aujourd'hui.
Et même, si je suis très courageuse, je vais attendre qu'il me rappelle.
Ca va être très dur.

Je ne sais pas trop quoi penser.
A t'il imaginé que cette soirée, ce baiser, pouvaient avoir des conséquences ?
Des conséquences genre je quitte tout pour lui ?
Mais ça je ne peux pas le lui demander. Il prendrait peur et partirait en courant.
Et moi je n'ai même pas le droit de penser ça sans avoir un peu plus de recul.
Je pourrais tout foutre en l'air pour lui, je le savais avant de le revoir.
C'est terrible.
Mais au fond, je dois bien admettre que le plus terrible serait qu'il n'ai pas envie de me revoir, où qu'il ai pris ça à la légère, alors que moi non.

Voilà, je ne suis finalement pas dans l'état d'esprit que j'avais envisagé hier, mais pas tellement mieux non plus.

La suite au prochain épisode.
Mais je n'ai pas de date à annoncer...

3 Comments:

At 8:00 PM, Anonymous Anonyme said...

Les mecs qui nous rendent folles ne sont jamais dispo pour nous... encore une règle à la con.
Tous des conn**ds.
Coco

 
At 11:32 AM, Blogger lilou said...

Ouh là, je te sens aigrie là ma coco !
moi j'ai envie d'y croire encore ;-)

 
At 12:29 AM, Anonymous Anonyme said...

Et bien moi c'est différent, elle n'est pas capable de me dire "Je t'aime", et elle n'est pas capable de me dire "Je ne t'aime plus". Elle est terriblement torturé entre les deux. Je lui ai donné deux semaines de réflexions. Et moi qui l'aime beaucoup, je suis planté là a attendre un oui ou non. Je ne sais plus quoi pensé. Parfois plein d'espoir d'un oui, parfois je crois qu'elle me dira non.

 

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