26.2.08

Hate me now !

Là, tout de suite, j'ai besoin de ressentir une musique forte, brutale, un peu speed.
Pas un truc mielleux, chamallow et triste.
La douleur est lancinante et j'ai besoin de quelque chose de plus fort encore.
Pour la faire taire.

Depuis quelques jours je me déteste.
Je fais la gueule et j'ai dû mal à croiser mon regard dans une glace.
Je me sens comme pourrie de l'intérieur.
Irrécupérable.
J'ai conscience de franchir un pas de trop.

C. m'a finalement appelé. J'avais décidé, malgré qu'il ai été convenu que je le rappelerais, de ne pas appeler.
Il n'a pas attendu plus longtemps que la moitié de la journée de ce pseudo rendez-vous téléphonique pour m'envoyer un message :
"Alors, tu es libre quand ?"
S'ensuivent de nombreux sms, quelques coups de fils.
Je voulais un midi, parce-que moins risqué, à tous points de vue :
- pas d'alibi à donner
- pas de tentation au clair de lune (la nuit agit bizarrement sur moi !)
mais il n'a pas voulu, prétextant le boulot.
Hum.
Un soir, mais avant jeudi.
Je ris. Je me demande si mercredi soir il va se désintégrer...
Je m'arrange, je monte un bateau, et je dis ok pour mardi soir.
Il semble satisfait.
Il m'envoie presque chaque jour un message pour confirmer :
"toujours ok pour mardi soir ?"
Et d'un resto tranquille qu'on devait se faire tous les deux, ça finit en soirée chez lui, où il n'y a "que de l'amour et l'eau fraîche, mais je ne sais pas si ça te conviendra".
J'en tremble encore.
Je lui réponds que je ne suis pas ce genre de fille.
Il me dit "ok, pas de problème".

Depuis plusieurs jours je fais des cauchemars terribles.
Ils sont si précis, si intenses, que j'ai l'impression de les vivre à voix haute, et que mon ami au réveil aura tout entendu.
Mais apparement non.
Je garde le silence en dormant.
Et plus la date fatidique approche, et plus je culpabilise de mentir comme cela.
Je suis minée.
Et très anxieuse.
Je me dis que je vais me faire griller.
Je ne suis pas faite pour ces histoires, et pourtant j'en ai tellement fait d'autres que je ne pensais pas avoir d'états d'âmes comme cela.
Je me serais surestimée dans mon aptitude à tromper le monde ?
Au fond, tant mieux, je ne tiens pas à être celle qui aura toute sa vie joué un rôle.

J'ai donc rendez-vous ce soir.
Et je ne sais pas ce qui me stresse le plus :
de savoir qu'il va très certainement se passer quelque chose, et jusqu'où ça ira,
ou la peur de me faire prendre à mon mensonge...
Les deux se confondent, et à plusieurs reprises j'ai voulu annuler.
Hier matin encore, j'appelle C., résignée.
J'allais lui dire que je ne pouvais plus venir.
Il décroche et dit doucement :
"bonjour mademoiselle".
J'ai encore craqué.
Et j'ai confirmé pour le lendemain.
Quelle guêpe m'a piqué ?

Je sais que si j'y vais, ça va être dur pour moi, pour plein de raisons,
mais je suis aussi certaine d'une chose, c'est que si je n'y vais pas, je vais regretter amèrement, et me traîner encore cette foutue rencoeure.
Et je suis maintenant, à l'heure qu'il est, trop engluée dans mon baratin pour reculer.
Donc je vais y aller, le coeur au bord des lèvres, les mains tremblantes.
Et je repartirais chez moi, plus tard dans la soirée, ivre de sentiments et vide d'avoir assouvi ce désir qui me brûlait.
Ensuite je me sentirais mal.
Je culpabiliserais.
J'essaierais de comprendre ce que C. cherchait sans jamais oser m'avouer que ce n'était que l'histoire d'une soirée.
Je me remettrais, petit à petit, de cette déception à la fois sentimentale et sur moi-même.
Je me dirais que j'ai encore failli tout foutre en l'air, et que ça n'en valait pas la peine.
Et je prierais même pour ne plus jamais croiser C., alors que j'aurais tant donné pour tomber sur lui "par hasard".

Vide.
tu vois Coco, je viens de me rendre compte que c'est aussi ce mot qui revient aujourd'hui chez moi.
Vide.
La tête, le corps, le coeur.
Vide.
Vide.
Vide.

1 Comments:

At 7:54 PM, Anonymous Anonyme said...

C'est fou quand on ne sait plus ce qu'on ressent. Il y a tellement de choses qui nous anime qu'on a juste envie de se dire "Et puis merde, ça se passera comme ça se passera."
Coco

 

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