31.3.08

Rapports Humains

Vendredi soir, j'ai fait une boulette.
Non, en fait, j'ai fait deux boulettes...

Petite soirée entre amies avec qui je ne sors pas souvent.
Elle veulent aller au pub de mon pote le beau gosse, parce-que, il faut l'avouer, c'est quand-même le seul pub fréquentable du coin !
Avec ambiance du tonnerre assurée.
J'acquièsce.
On s'y retrouve, tard.

On rigole, on danse, on boit un peu aussi.
Tout va bien, jusqu'au moment où je vois rentrer plusieurs potes de C.
Je guette, fébrile.
Mais il n'est pas là.
Je suis déçue, mais bon, je prends sur moi.
Je vais leur dire bonjour, on discute un peu, et je retourne à mes moutons.
Plus tard, arrive un très joli garçon que je vois chaque fois ici.
A tel point, c'est qu'un moment j'ai cru qu'il bossait là.
On se croise à plusieurs reprises, son regard est torride, et il est beau à pleurer.
Je le fait remarquer à une de mes amies, qui me fait remarquer à son tour qu'il à l'air jeune.
Ah bon ? Peut-être un ou deux ans de moins que moi. C'est ce que je pensais.

Finalement, les filles s'en vont, et je reste, bien décidée à profiter au max de cette soirée.
Et puis je ne suis pas seule.
Mon pote est derrière le bar.
Les amis de C. toujours là.
Et quelques vagues connaissances liées les précédentes fois aussi.
Je me sens comme à la maison.
Rapidement, tous les mecs me draguent, et je ne trouve pas ça désagréable.
Je discute avec R., un ami de C. chez qui j'avais dormi.
Il est gentil ce garçon.
Très gentil.
Et très maqué.
Et puis c'est l'ami de C., donc pas de problème.
J'évite de trop lui parler de C., je n'ai pas envie que ça circule.

Le beau brun est toujours là.
En fait, il est partout, et malgré quelques regards de braise que nous échangeons, je le pense totalement indifférent à ma présence.
Je suis au bar, je discute avec mon pote.
Et ce mec vient à côté de moi, m'appelle par mon prénom et me demande si ça va.
Je suis surprise.
En fait, il m'avait déjà remarqué la semaine précédente.
Et là, il a pris ses renseignements auprès d'autres personnes.
Il est gentil.
Il est mignon.
Et il est effectivement très jeune... bien plus que ce que je pensais. Presque 7 ans de moins que moi en fait...
On discute.
Il me drague, mais pas lourdement.
Il a l'air sincère, moi qui le voyait bien en bourreau des coeurs du pub...
Ca n'a pas l'air d'être du tout son genre.
J'adore sa voix.
Elle est assez grave, très sensuelle en fait.
Mais je lui explique ma situation, mon âge, mon fils, tout ça.
ll n'est même pas partit en courant !
Non, pas du tout.

La fermeture approche, et je ne sais pas pourquoi, je lui donne mon numéro.
Il aimerait bien qu'on finisse la soirée ensemble, mais moi je n'en ai pas envie, je vois trop le truc arriver.
Et R. m'attend dehors pour aller boire un dernier verre.
On se dit au revoir. Un bisou qui frôle la bouche.
Je ne l'ai pas dragué, je ne l'ai pas allumé, je ne lui ai rien promis.

Je pars avec R. et un autre en boite, pour aller y boire un verre.
Et je déchante un peu.
Au fur et à mesure, je me rends compte que R. a plus que des vues sur moi.
Alors tout un tas de questions me tournent dans la tête :
- est-ce que C. lui aurait dit des choses pas très sympa sur moi, du genre "c'est une chaude", ou je ne sais quoi qui lui laisserait penser que tout est possible ?
- est-ce qu'il pense que je le drague, alors que non, pas du tout, on a même parlé de sa relation avec sa copine, et de mon attachement à C.
- ???
Il chauffe de plus en plus, et me propose de rentrer avec lui.
Je le recale gentiment, je lui explique que ce n'est pas mon genre de faire ça, qu'en plus mon coeur est pris, et que même si l'intéressé n'est pas forcément au courant, il s'agit quand même de son meilleur pote, et qu'il pense ce qu'il veut mais qu'à aucun moment je ne lui ai laissé penser quoi que ce soit.
Il est fâché, il fait la tête.
Du coup, il veut partir, et d'ailleurs, on part.
Sur le parking, un dernier mot, je lui demande d'essayer de me comprendre.
Non, il ne comprend pas, on devrait profiter de la vie.
Je ne vois pas ça comme ça.
Déjà, il ne me plait pas, mais surtout, c'est l'ami de C. et je n'ai pas l'intention de me griller. Pas du tout du tout !
Il plaisante en me disant "han, quand je vais raconter ça à C. " Il pense m'avoir touché, et je lui réponds qu'il n'aura pas grand chose à raconter. Il acquièsce, penaud.
On se quitte là-dessus, et dans la voiture la tête me tourne.
Je me dit que j'ai fait une grosse boulette, qu'il va dire à C. que je suis une allumeuse, et C. ne voudra plus me parler.
Je me dit aussi que je suis trop naïve, et que j'ai cru que les rapports hommes-femmes pouvaient être (à certains moments) simples.
Mais non, il y a toujours cette putain de question de sexe derrière tout ce qu'on peut se dire.
A croire.
J'étais en toute confiance, avec des amis du mec avec qui je sors (enfin, passons sur la définition exacte de notre relation), je ne fais et ne dis rien de suggestif, et le mec pense direct qu'il va pouvoir me faire passer à la casserole.
Merde, merde, merde !
J'en ai pas dormi !
Quelle histoire à la con.
Le lendemain, je m'attendais à recevoir de C. un texto disant "espèce de salope, ne m'appelle plus".
Dégoutée.
Et puis non, pas de sms.

Mais par contre, mon autre boulette s'est manifestée...
Mon numéro filé au beau brun du pub ne s'est pas perdu...
Au moins 20 fois qu'il m'appelle depuis samedi.
Là je suis dans la merde, je crois qu'il se voit filant le parfait amour.
Pourtant à lui non plus je n'ai rien laissé penser.
Quoi que donner mon numéro était surement de trop, et il a dû prendre ça pour une déclaration.
Il va falloir que je lui explique deux ou trois choses, et je vais lui faire de la peine !
Quel gâchis, un beau mec comme ça ;-)

Dimanche soir, sms de C. "bisous tous câlins".
Je me dis que son pote n'a pas du avoir les couilles de lui avouer ce qui s'est passé.
Car finalement, si jamais C. tient à moi, je ne suis pas sûre qu'il apprécie que son pote essaie de me serrer comme ça...
J'espère donc qu'il n'en a rien dit, ou alors en bien. Sait-on jamais.

Les rapports humains sont bien plus compliqués que ce que j'imaginais au final !

25.3.08

Je fume trop, je bois trop, j'aime trop

Le titre se suffit à lui-même !

23.3.08

Néant, ou presque

Je rentre, 8 heures moins dix, il fait jour, et le soleil brille.
Pour me narguer ?
Je ne sais pas.
Toujours est-il que j'ai passé la meilleure soirée, non pas de ma vie, mais depuis longtemps.
Certes...
C. est venu chez moi hier soir.
J'étais seule jusqu'à ce soir, et je l'ai invité.
Lâche que je suis de ne pas assumer mes sentiments, et non-sentiments.
C'était chaud, et doux.
C'était lui, que je connais finalement si peu, et qui a peur de s'engager...
J'ai pourtant fait tout ce que j'ai pû pour lui faire comprendre.
Et au final, c'était, beau, et tendre, et trop court.
Après j'avais rendez-vous avec une amie, et j'ai dû écourter cette soirée, malgré que j'attendais ça depuis trop longtemps.
J'ai respecté mon engament envers une amie.
Nous nous sommes quittés vers minuit, et j'ai encore à la bouche le gout de sa peau.
Comment oublier ce mec ?
Comment se faire une raison ?
Elle était la seule à pouvoir, et elle l'a fait...
Nous sommes allées au pub de mon pote le beau gosse, puis en boite.
Une boite que je fréquentais il y a 15 ans, même 10, meme enceinte.
Il y avait toujours du monde, et moi j'assumais;
Et là aussi j'ai dû assumer, les regards poisseux des mecs en fin de soirée, en quête de meuf, de sexe.
Alors que nous n'étions là que pour nous amuser.
J'ai compris le mécanisme des boites, la solitude des gars;
Mais pour moi, un seul homme compte aujourd'hui, à l'heure actuelle, pendant que mes pâtes cuisent, et c'est lui,
C.
Sur ce, bonne nuit.
Bisous

21.3.08

Page blanche

Des mots, trop douloureux pour être transcrits.
Angoisse de la page blanche.
Enfin !
Tout paraît si simple et pourtant rien ne l'est.
Les mots viennent, se bousculent, s'entrechoquent, se mélangent, puis disparaissent.
Vides de sens.
De toute signification.
Ne plus se poser de questions.
Avancer.
Même à tâtons.
Rien ne soulage ma peine.
Plus même tenir dans mes doigts fébriles ce stylo libérateur.
Fumer déraisonnablement.
Boire de ce café trop fort que je n'aime pas.
Ecouter des musiques tristes.
Ou gaies.
Mais trop lancinantes.
Et penser toujours, et faussement, que l'herbe est surement plus verte ailleurs.
L'histoire d'une vie de doutes et d'indécision.
L'histoire d'une fille comme les autres au fond je crois.

17.3.08

Latence

J'allume une cigarette en sortant de la gare.
Les rues sont grises, les gens aussi.
A cette heure, Paris est à moi.
Je me sens bien, et je marche à travers ces petites rues qui me sont devenues si familières.

Je ne me pose plus trop de questions, car je n'ai de toute façon pas les réponses.
J'essaie d'avancer, à tâtons.
Et je me demande ce que me réserve l'avenir.

Mon homme est triste.
Il déploie tant d'efforts pour ne pas me perdre, que je me sens encore plus mauvaise.
Je le regarde se débattre, et j'ai peur de ne pas réagir.
Mes sentiments ne reviennent pas. Même si j'apprécie plus certains moments qu'il y a 15 jours.
Et son visage, son expression, si tristes, m'arrachent le coeur.
Il fait tout ce qu'il peut, mais il sent bien que quelque chose cloche.
Seulement, il ne sait pas quoi.
Et moi, je me rattache à l'idée que si j'ai voulu donner une dernière chance à mon couple, je dois la lui donner vraiment.
Alors j'essaie, mais je me sens comme une mauvaise actrice de serie b.

Je pense à C.
Tout le temps.
S'en est pénible même.
Je pense à sa peau, à son sourire, à ses mains qui me touchent.
Je pense à tel moment, ou telle soirée, et me demande comment cela se serait passé si il avait été là.
Et je vois mon homme sombrer comme je sombrais moi-même depuis plusieurs mois.
Je ne veux pas le faire souffrir, et pourtant je le fais, chaque jour, en n'étant pas honnête, avec lui, avec moi.

Je dois voir C. le week-end prochain.
Je vais encore mentir.
Jouer un rôle qui ne me colle pas à la peau.
Et je suis là, et j'attends que les choses passent.

Car tout passe paraît-il...

11.3.08

Chaud chaud

Hier j'avais une journée plutôt très chargée.
Entrecoupée de rames de métro.
Et d'échanges de sms avec C., qui sont devenus de plus en plus chaud.
Puis, comme à son habitude, plus rien.

Il me chauffe par messages interposés.
Je réponds tout en finesse, enfin j'essaie.
Et après, c'est silence radio.

Du coup, j'ai passé ma journée d'aujourd'hui, enfin jusqu'à maintenant, à guetter mon téléphone.
Mais non.
Il n'a pas émis ce petit signal distinctif du message reçu.

Je me demande à quoi joue C.
En même temps, je me dis qu'il a une vie plus que speed, ce qui explique les longs silences.
Ou peut-être pratique t'il l'addiction lente, mais sûre, en m'accrochant, puis en s'éloignant.
Peut-être joue t'il juste.
Pourquoi ?
Je me doute qu'il est encore très ado dans sa tête, malgré ses 30 ans.
Mais je n'arrive pas à comprendre ce petit manège.
Je pense surtout que je me prends trop la tête, et lui à contrario pas assez.
Ce qui me donne ce petit goût de je-ne-sais-quoi qui me fait me trouver un peu conne.
Un peu désemparée.
Un peu perdue, toujours.
Je rentre maintenant chaque soir à reculons en ayant l'impression qu'il est écrit sur mon front :
- "je me fous de ta gueule".
Alors que non, je ne me fous pas de lui, c'est à moi que je mens en me faisant croire que la situtation peut s'arranger.
Je culpabilise au moindre geste d'attention ou de tendresse en me disant que je suis fausse, et que j'exploite cet homme avec qui je vis.
Non pas que je l'exploite vraiment, non, mais je ne suis pas sincère, et tout est mensonge.
Je ne veux pas vivre dans le mensonge.
Je ne veux pas vivre dans la tristesse et les regrets.
Je ne veux plus de cette vie, mais n'ai pas eu le courage d'assumer celle que j'aurais pû avoir.
Tout recommencer.
Se retrouver seule comme jamais.
Regarder des séries nases à la télé pour tuer le temps.
Je sais bien que j'aurais fini par reprendre le dessus, sortir, et retrouver des amis perdus, des connaissances oubliées.
Mais je n'ai pas eu ce courage, et je m'en mords les doigts à chaque instant.
Et je mens, je mens, je mens...
Et j'ai horreur de ça.

Un geste, un mot de C. qui me confirmerait que tout est possible, et je retrouverais peut-être ce courage.
Tout en sachant bien que je vais vers l'inconnu, et peut-être aussi l'éphémère.
Je ne veux pas être un numéro de plus, je ne veux pas être un coup d'un soir, ou de deux, ou un coup à l'occasion.
Je veux plus que ça.
Avec lui.
Prise à mon propre piège.

Je savais en l'appelant les risques, mais je n'en avais pas mesuré la portée.
Tout est bien plus clair maintenant, j'aurais mieux fait de ne jamais déterrer ce numéro...

En attendant, mon téléphone est touours muet !

10.3.08

Par faiblesse

Les choses se sont enchaînées très vite depuis mon dernier post.
Le soir même, la situation a empiré, et le lendemain matin, alors que son sac était prêt et qu'il était sortit avec notre fils, un peu comme une dernière ballade, j'ai pris mes affaires et je me suis sauvée...
Pas très joli.
En fait, je savais qu'il devait aller l'hotel, et je ne voulais pas ça.
Pas être égoïste au point de le laisser partir en galère alors que moi je savais où aller.
J'ai laissé mon fils. Ca m'a déchiré le coeur.
Mais je pensais le reprendre le lendemain, les laisser profiter l'un de l'autre, un peu encore.
Je pensais surtout à sa réaction en rentrant à la maison, et sa maman partie.
Ces derniers jours ont été éprouvants pour lui aussi, même si j'ai essayé de le tenir à l'écart de tout ça.

Je suis donc partie chez mes parents, qui m'ont accueilli à bras ouverts, l'oeil humide.
Ils étaient tristes, et désemparés.
Mais pour ma plus grande surprise, ils m'ont compris, et m'ont ouvert leur coeur.
Comme quoi, des fois on se fait de fausses idées.
Cette journée là aussi fût très très longue. Interminable.
J'ai préparé ma chambre d'ado, et ce sublime poster d'Herb Ritz aurait dû me retenir.
J'ai ressorti les deux tomes de mon journal intime, et j'ai commencé à le relire.
Je pensais trouver des réponses sur mon histoire passée avec C., il y a presque 17 ans. Et pas de bol, le premier tome commençait quelques mois plus tard...
Au fil de ma lecture, qui m'a bien faire rire cela dit en passant, je me suis rendue compte que je faisais référence à un autre tome, le premier.
Je me suis donc mise en quête du précieux manuscrit.
J'ai fini par le retrouver, dans ma table de nuit, même pas caché.
Il était là, au milieu des lettres de mes amis et amoureux.
Il m'attendait.
Et C. était sur la première page de cette longue histoire que fût ma vie entre 13 et 22 ans, l'époque où j'ai arrêté d'écrire sur du papier.
En fait, j'ai toujours écris. Régulièrement.
Et tout y étais très précis.
Des tonnes de souvenirs me sont revenus en mémoire.
Un bond dans le passé.
Mes premières lignes un 5 mai 1991, au lendemain de ma "boum" d'anniversaire.
Mon premier baiser échangé avec C. Nous avions même dormi ensemble, dans le même duvet.
Les mots étaient simples, mais j'étais très heureuse d'être avec lui, et cela se ressentait.
Bien sûr, il n'était pas celui qu'il est aujourd'hui, et moi non plus d'ailleurs.
Au fil des pages, son nom s'éclipse et fait place à d'autres, par dizaines.
J'étais une grande amoureuse à croire.
Tous les jours, j'avais quelqu'un dans le coeur et dans la tête. Mais très peu de ces garçons ont eu droit à plusieurs pages.
Deux semaines, et c'était déjà une histoire sérieuse.
Morte de rire.
Ca m'a remonté le moral.

Puis je suis tombée sur un album photo, plus récent.
Des photos de moi et mon homme, au début.
Le jour de notre rencontre, des soirées, des vacances, des voyages.
On avait le sourire tous les deux, on prenait la pose.
Aujourd'hui, je ne peux plus le prendre en photo que par surprise.
Il se cache, et ne souris plus comme avant.
Je me suis demandée où était passé celui que j'avais aimé.
Où avait pû passer ce couple que nous formions ?

Dans mon journal, en 2001, mes derniers mots n'étaient pas pour lui, mais pour mon marseillais.
Mais l'avant dernier si, et je disais tout mon bonheur de le connaître et d'être maman, et toute ma déception d'être surveillée, fliquée, enfermée par amour.
Par amour ?
Ces mots écrits 7 ans auparavant m'ont fait mal.
7 années passées dans cette souffrance. Car rien n'a changé ou presque.
Et c'est aujourd'hui cette douleur que j'ai cru supportable qui m'a fait fuir de chez moi.

J'appelle C., pas de réponse.
Je tourne, je vire, je ne sais pas quoi faire de ma peau. Je ne me vois pas passer ma soirée devant une série débile, dans ma chambre rose, à déprimer.
Je veux sortir.
Faire quoi ?
Aller où ?
Avec qui ?
Tous mes amis sont en couples, et si moi je suis en vacances, eux bossent.
Quoi faire ?
Je me sens très très seule à ce moment là.
Et j'essaie d'imaginer quelle pourrait-être ma vie si la séparation devait se confirmer.
Je suis triste, mais je me sens prête à assumer.
Par contre, il faut que je vois C.
J'en ai besoin.
J'envoie un sms. Il me répond qu'il me rappelle plus tard, car là il est très occupé.
Normal, il bosse lui aussi.
18h30, il me rappelle.
On discute. Il sent que je touche le fond.
Il me rassure, et me dit que c'est ce que j'ai voulu, être seule et profiter, alors que je n'ai qu'à profiter justement.
Je ris jaune.
On peut se voir ?
Non, pas là. Ni ce week-end. Je te rappelle. C'est ça la vie de célibataire, tout le monde t'invite !
Je ne connais pas cela. Je n'y suis pas habituée.
Et on ne m'appelle que pour s'assurer que je ne suis pas au bout d'une corde.
Il me fais un bisous, et raccroche.
Je ne retiens de la conversation que ce que je veux bien, à savoir que les mauvaises choses :
- il se considère célibataire, donc on n'est pas ensemble
- il ne veut pas, ou ne peut pas, ou ne prend pas le temps de me voir

Un mot aurait suffit pour que je ne bascule pas.
Un oui.
Un rendez-vous.
Même le lendemain, même la semaine suivante.
Un mot et j'aurais tenu.
Mais j'ai craqué, et je me suis dit que je faisais une connerie, que j'allais regretter de tout foutre en l'air pour un mec qui se fout de moi. Ou plutôt non, lui est honnête, c'est de moi-même que je me fous en me laissant imaginer une possible histoire avec lui.
Je rappelle mon homme, et je lui dis que je rentre.
Je reprends mes valises, je fais le chemin du retour.
Comme un retour en prison, j'y vais à reculons.
Et quand j'arrive, il n'est plus là.
Son sac est là, mon fils aussi, mais lui est partit.
Je le rappelle. Il me dit qu'il passera me voir plus tard.
Je l'attends jusque tard dans la nuit, tout en savourant le fait d'être seule chez moi, et en espérant que finalement il ne me pardonnera pas, et qu'on arrêtera là cette histoire vouée à l'échec.
J'espère plus de courage de sa part que je n'en ai eu moi-même.
Il est rentré à l'aube et a dormi sur le canapé.
On a fini par se parler le lendemain, dans l'après-midi.
Je voyais tous les efforts qu'il faisait pour me montrer qu'il avait compris, qu'il allait changer.
Je lui ai dit tout ce que je ne supporterais plus.
Il a senti que mon coeur s'était endurci.
Il ne me reconnaît presque plus.
Oui, j'ai changé. Mes sentiments ont changé. Mon caractère s'est endurci.
Je reste, par faiblesse, et je ne le voulais pas.
Lui est heureux que je sois là, et me le montre par mille petites attention.
Alors que j'aimerais juste être seule, qu'il me fiche la paix.
Je ne suis pas honnête avec lui, car j'ai peur d'avoir fait une grosse erreur.
Je ne veux pas me servir de lui. Il ne le mérite pas.
Je vais laisser le temps faire un peu son travail, et je verrais si j'arrive à me sentir de nouveau bien avec lui, ou si c'est peine perdue.
On s'est dit que c'était la dernière chance.
Pour l'instant mes pensées sont ailleurs, et je cherche déjà à me demander comment je vais faire pour revoir C., et ce que je lui dirais alors.
Car à lui je n'ai pas envie de mentir.

Samedi, 16h, message de C.
Il me demande si je vais mieux, et me fais de gros bisous.
Lui non plus, je ne comprends pas ce qu'il cherche...

4.3.08

A choisir...

J'ai envie de mourir.
De m'enfoncer dans la terre, et de ne plus en ressortir.
J'ai les yeux gonflés par les larmes, et la tête de celle qui n'a pas dormi.
J'ai tellement maigri ces derniers jours que je sens des os dont j'ignorais même l'existence.
Il fait sombre, et je n'ai pas envie d'ouvrir le store.
De toute façon il fait gris, il pleut, le temps est en accord avec moi.

Je dois prendre une décision car mon homme, bien évidemment, me met la pression.
C'est justifié, il m'aime encore, et ne peut pas rester dans cette situation.
Je le comprends. Mille fois.
Il y a des choses que je n'ai pas le droit de demander, comme de continuer à dormir ensemble en évitant soigneusement de se toucher, parce-que dans la maison il n'y a pas d'autre lit.
Il me pose un ultimatum.
Il veut que j'aille chez mes parents, quelques jours et que je décide si on reste ensemble ou si on se sépare.
Si on se sépare, bien-sûr on vend la maison, car nous aurons besoin d'argent tous les deux.
L'idée de quitter cette maison me déchire.
L'idée de rester aussi.
Comment choisir. Là, comme ça.
J'ai besoin de temps, et lui ne m'en donnera pas beaucoup car il souffre.

Cette nuit, j'ai craqué, comme une grosse dépression.
Je suis partie en sanglots et j'ai lâché tout ce que j'avais sur le coeur.
Et je lui ai dit que depuis des années je souffre de cette pression qu'il me met, de sa jalousie, du fait qu'il soit si possessif et caractériel.
Une pression psychologique jour après jour.
J'ai tout fait pour le rendre heureux, en m'effaçant, en acceptant tout cela.
Et je me suis perdue en route, et aujourd'hui j'ai atteint le seuil de ma possible souffrance.
J'ai besoin de me retrouver, de savoir qui je suis à nouveau, de prendre du temps pour moi, et moi seule.
Il sait tout ça, il s'en est rendu compte, il en tellement désolé.
Je lui fais comprendre qu'il n'est pas le seul fautif, car durant ces années, j'ai tout fait pour le garder, car je l'aimais à la folie.
Je me suis mise entre parenthèse. J'ai éteins mes désirs, mes envies.
Je vais avoir 30 ans, et tout cela n'est plus supportable.
Mais la faute est partagée, car j'ai laissé faire, en toute conscience.

Pour toutes ces raisons, je ne peux pas aller chez ma mère.
Je suis fragile psychologiquement.
J'ai perdu tous mes repères, et je me sens comme détruite.
Ma maison est mon cocon.
Mon repère. Mon équilibre.
Alors que ma mère est pire encore que mon homme.
Toute mon adolescence elle m'a brisé moralement, mentalement, psychologiquement.
Elle a toujours eu sur moi une emprise énorme, et aujourd'hui encore prend plaisir à me voir souffrir.
Elle est quand-même une mère, ce ne serait peut-être pas si terrible.
Mais dans la situation de fragilité dans laquelle je suis, je ne pourrais pas tolérer sa présence, son omniprésence, cette pression castratrice qu'elle m'imposera.
Je ne suis pas assez forte pour supporter cela.

On dit toujours qu'une femme cherche dans un homme le reflet de son père.
Je me suis rendu compte cette nuit que moi j'ai cherché ma mère...

3.3.08

Un battement de coeur, puis le silence

Hier s'annonçait une longue journée.
Elle a tenu ses promesses.
Je ne pensais pas avoir de nouvelles de C. hier, car je savais qu'il avait une très grosse fête le samedi soir.
Et puis parce-qu'on s'était quittés la veille, tout simplement.

Après la longue et salvatrice rédaction de mon post d'hier, je suis allée prendre une douche.
Longue elle aussi.
En sortant, j'avais un sms, depuis 45 mn.
Un sms de C., qui me demandait si je m'étais bien reposée.
Mon coeur fait des bonds, et j'essaie de l'apaiser.
Il a pensé à moi, c'est tout ce qui importe.
Je lui réponds, j'ai dormi 12 heures, et toi, ta soirée ?
Et pas de réponse.
L'après-midi se déroule lentement.
Je sors car je ne peux pas rester là, à tourner en rond.

Le soir venu, toujours pas de réponse, et vers 22h, j'envoie un autre message.
Un de trop peut-être.
Et je lui demande : "on se voit ? bientot ?"
Mon téléphone est resté muet.
Et ce matin il l'est encore.

Je me prends à douter de mes décisions.
Pourquoi plus de réponse ?
Je vais passer pour une emmerdeuse, mais je l'appelerais ce midi, car je ne peux pas rester dans le doute ainsi.
Pourtant je sais à quoi m'attendre, il m'a suffisament prévenu...

2.3.08

Irréel

Le réveil sonne et il se lève d'un bond sans éteindre cette musique hurlante.
Il met son caleçon, entre-ouvre le store, juste un peu.
Je fais mine de me réveiller.
En fait je n'ai pas dormi.
Il doit le savoir, car me demande si j'ai réussi à dormir un peu.
Non, j'ai passé le reste de la nuit à toucher son corps, à écouter ce coq qui n'a pas de notion d'heures, et à me demander comment se passerait ce moment, celui-là précisément.
Il ouvre la porte, me fait un bisous, et descend.
Je m'habille, rapidement, et je le rejoins.
Sur le canapé, son pote est là. Il a tout rangé, aéré.
Il est debout depuis longtemps.
Je l'avais croisé déjà deux heures plus tôt, quand j'étais descendu boire un verre d'eau.
Quelques minutes passent. Il n'y a rien pour déjeuner. Il va prendre sa douche.
Je la prendrais plus tard. Chez moi.
Bizarrement, je n'ai pas la tête de celle qui n'a pas dormi.
Je me trouve même plutôt jolie.
Le Khôl cerne encore mes yeux, mais n'a pas coulé.
Il faut partir maintenant. Nous sortons par le garage. Je vais à ma voiture, il m'interpelle.
"Hey, au revoir miss".
Je fais quelques pas en arrière.
Un bisous.
Il me dit quelques mots, me souhaite bon courage pour mon retour.
"On dîne toujours mardi" je demande.
"Euh, je ne sais pas. Ou jeudi. On s'appelle ?"
Je fais un sourire, et je monte dans ma voiture.
Je le suis une partie du chemin, jusque là où nos routes se séparent.
Je le regarde partir au loin. Et je fais demi-tour, j'ai des courses à faire.
Toute la nuit le vent a soufflé.
Et je me retrouve là, sur ce parking bondé.
Le vent fait s'envoler mes cheveux sales.
Mes fringues me collent à la peau.
Et le soleil brille inexorablement.
Trop pour un 1er mars.
Je reste là, debout sur ce parking, les yeux fermés, tirant fébrilement sur ma cigarette.
Mes jambes tremblent.
Je n'ai pas mangé depuis deux jours, et fumé plus que de raisons.
J'ai bu aussi hier soir.
Et je ne sais pas si je dois attribuer mon mal être à tout cela, ou à cette situation qui me semble irréelle.
Je me retrouve pourtant violement projettée dans la réalité.
Auchan un samedi midi.
Glauque.
Je fume une deuxième cigarette, comme pour me donner le courage d'affronter tout cela.
Je crois que les gens me regardent. J'ai l'impression que ma vie est écrite sur mon front.
Ce vent, ce soleil, il manque le bruit des vagues.
J'ai l'impression d'avoir 18 ans et d'être en vacances en espagne.

Retour en arrière.
Vendredi j'ai franchi un pas vers la rupture.
Je suis rentrée, la mort dans l'âme, et j'ai confié mon fils à mes parents.
Chez moi, j'ai parlé à mon ami. Je lui ai dit ce que j'avais sur le coeur. Mais pas tout, par respect.
Ce n'est plus possible. On ne peut pas continuer ainsi.
Il est d'accord avec moi, pour ma plus grande surprise.
Je lui dit qu'il faut que l'on se sépare.
Il est d'accord aussi.
Je ne lui dis pas que j'ai rencontré quelqu'un, car déjà, pour le moment, c'est un courant d'air que j'ai rencontré. Et ça ne sert à rien qu'à faire du mal inutilement.
Pendant deux heures on parle de tout ça.
Et j'annonce que je sors.
Il le prend mal, forcément. Mais j'essaie de lui faire comprendre, lorsqu'il me reproche de fuir, que je ne peux pas passer ma soirée à le regarder, là, tristes tous les deux. C'est trop dur.
Je ne lui dit pas que j'ai besoin de bruit, de monde, d'un peu de folie.
J'enfile un autre pull, mes jolies chaussures à talons, et je pars.
Il est 21h30.
J'appelle ma Coco, car on avait convenu de se retrouver et d'aller au pub de mon pote le beau gosse. Parce-que c'est bien et ça bouge.
Au téléphone, je sens déjà qu'elle va me mettre un plan, et je me dis que vraiment ce n'est pas cool.
Elle attend que son homme rentre, et si ce n'est pas trop tard, ils me rejoignent tous les deux.
Je sais déjà que quand elle me rappelera, elle me dira qu'elle ne vient pas.
Je suis déçue, et je me demande si j'aurais fait pareil pour elle.
J'ai du temps à tuer, et je tourne en voiture pendant 45 mn, sans savoir où aller, ni quoi faire.
Il commence à se faire tard pour appeler ma Zu. Et dans ces moments là, on n'a pas trop envie de faire chier les gens avec son désespoir.
Je finis par m'arrêter le long d'un rond-point.
Je n'allume pas la radio. La musique serait la pire des tortures.
Et je passe là deux heures.
A fumer, à regarder les voitures passer, et surtout à me demander quoi faire.
Je déprime sec.
Quoi faire ? rentrer chez moi, et affronter son regard, ses mots ? lui dire que je me suis trompée, qu'il est l'homme de ma vie ?
Je n'en ai pas envie.
J'ai le sentiment profond de ne plus l'aimer. Sans que ça ai de rapport avec C., car j'ai cette sensation depuis trop longtemps déjà.
Attendre, et me pointer toute seule au pub ?
Je pense que C. n'y sera pas, mais il y aura au moins le beau gosse, et même si il n'a pas beaucoup de temps pour parler, sa présence me rassurera.
J'espère quand-même pour C. Il faut l'avouer.
23h30 passées, je me gare près du pub.
Mes jambes tremblent déjà.
Je me pointe à l'entrée, il n'y a encore pas trop de monde.
Je me dirige vers le bar : pas de beau gosse.
Je vais au vestiaire, et demande à sa mère. Sa réponse tombe comme un couperet, ce soir il ne viendra pas, mais demain oui. Je lache dans un souffle que je ne reviendrais pas demain, et doit décider en un éclair si je reste quand-même là. Je n'avais pas envisagé ça.
Je tends ma veste, et me dirige vers le bar.
Je scrute les visages. Je ne connais personne.
Dur. Je me sens mal. Pas à ma place.
Je sens sur moi les regards de certains mecs qui doivent se dire que je cherche un mec.
Oui, mais je sais lequel. Et il n'est pas là.
L'heure tourne, il est une heure moins le quart.
Je récupère mon portable et envoie un message à C. Pour savoir où il est.
Il devait m'appeler cet aprèm, et n'a pas eu le temps. Il commence par s'en excuser, et me dit qu'il est chez un pote.
Je réponds que c'est dommage, car je suis au pub.
S'ensuivent quelques messages où je lui explique que j'ai quitté mon homme, et que je bois un verre. Je lui dit que j'ai envie de le voir. Et plus de réponse.
Entre tous ces messages, je discute avec un gars un peu lourd qui m'offre un verre, après que je lui ai bien expliqué que je n'étais pas une pouffe cherchant à serrer, et qu'il n'y avait pas moyen.
Il est scotché par mon agressivité et mon franc-parler.
Au moins il est courant.
Je sors avec lui et un autre gars, un pote du beau gosse, fumer une cigarette.
On discute, et j'arrive même à rire.
Je vois le gars faire un signe à quelqu'un derrière moi et serrer un main.
Je me retourne, c'est C.
Il est là, avec deux copains.
Il est venu. Je comprends pourquoi il ne répondait plus.
J'ai passé la soirée avec lui, ses potes, et à discuter avec d'autres.
Chaque fois que C. s'éloigne, ou moi, je me fais immanquablement draguer, et C. le vois.
Il me taquine.
Il est beaucoup plus proche qu'il y a 15 jours.
Le pub va fermer. Il me demande où je dors, et si je veux venir avec lui chez un de ses copains.
Je dis oui. Je plane en fait.
On mange un morceaux, et je fais même un match de foot, moi qui ai ça en horreur. Je suis nulle, mais je m'amuse.
On va se coucher, et là ça devient très chaud.
J'aime sa bouche, et sa peau. J'aime ses carresses, ses baisers, ses mots.
Je me lâche, comme je n'aurais pas imaginé.
Après un premier calin, on discute.
Je lui redemande si on va se revoir.
Il se marre, et me dit que je le lui ai déjà demandé mardi.
Il me redit que oui.
Je lui redemande aussi si il n'a personne dans sa vie.
Il me redis que non.
Je lui parle des appels qu'il a reçu plusieurs fois cette nuit, et d'un sms, genre "14000 km nous séparent", et ses potes qui rigolent et lui disent "argentina... rappelle-là". Il avait rit, mais pas rappeler.
Il me dit que ce sont ses potes, qu'ils s'appellent tous à pas d'heure, c'est comme ça.
Il voit que je ne le crois pas, et me demande si je boude.
Non, bien-sûr, je ne boude pas. Mais j'enchaîne, et lui demande si il y a une petite place dans sa vie, ou pas.
Ouh là, répond-il. Tu sais que ma vie est speed, que je n'ai pas d'horaires. J'ai donné deux fois, et je ne veux plus me prendre la tête. On verra bien.
Je lui dit de ne pas flipper, que moi non plus je ne veux pas me prendre la tête, mais que j'ai envie de savoir quand-même.
Il me dit qu'il comprend, c'est normal.
Je me dis que j'ai été trop loin, et que ça va tout faire foirer.
Il me prend dans ses bras et s'endort.
Puis se réveille, une demie heure ou une heure plus tard. Je n'ai plus de notion du temps.
Et on repars dans un câlin torride.
Ca le fait rire, il me demande si j'aurais imaginé il y a 17 ans (quand on étaient sortis ensemble) qu'on se retrouverait là un jour ?
Non, bien sûr, je réponds. J'étais follement amoureuse de toi, mais je n'aurais jamais pensé ça.
On discute encore, et il se rendors.

Le réveil sonne, et vous connaissez la suite.

J'ai maintenant deux problèmes à gérer.
Une séparation qui s'annonce difficile, car mon homme entre temps à eu le temps de se remettre en question et de faire le point sur ses erreurs. Je lui rappelle qu'il n'est pas tout seul, et qu'on ne va pas compter les points, mais qu'il y a à priori un ex-aequo.
Il a les larmes aux yeux, et la scène est insoutenable.
Par chance je suis très fatiguée, et je m'endors très tôt.
Mais ça va être dur, j'ai repoussé ses avances de réconciliation.
Je suis en train de détruire sa vie.
J'ai été voir Zu l'après-midi, car j'avais besoin d'une vraie oreille, et je sais que je pourrais toujours compter sur elle.
Je lui ai dit sincèrement ce que j'avais sur le coeur, et elle m'a dit qu'elle n'avait de conseil à me donner, car j'ai déjà tout dit.
J'ai presque toujours fait passer son bonheur avant le mien, et là je trouve peu à peu le courage de me faire passer avant.
Même si c'est dur, et même si je vais peut-être dans le mur en essayant d'avoir une relation avec un mec qui me fera passer après tout dans sa vie.
Qu'importe, j'ai envie de croire que c'est possible, que je pourrais être à ses yeux différentes comme il l'est aux miens. Il faut juste le temps qu'il en prenne conscience...
Quand il prenait sa douche, son copain à qui j'ai essayé de paler un peu m'a dit que dans la vie de C., il y avait sa passion, le foot, ses potes, son taf, et éventuellement, après tout ça, une petite place.
Mais il m'a aussi dit que ses potes se casent, ont des enfants, et qu'il va avoir 30 ans et peut-être se rendre compte de tout ça et vouloir lui aussi se stabiliser.
C. me l'a dit aussi l'autre soir.
Je sais que si il y a une chance que ça marche, ça va être long et dur.
Mais j'ai envie de tenter le coup.
On n'a qu'une vie m'a t'il dit.
Je le savais, mais là, j'en ai encore plus conscience.

Je joue un coup de poker et je dois avouer que je ne suis pas très joueuse.