27.4.07

Bientôt malheureuse !


Et pourtant tout est si beau aujourd'hui que je peine à le croire.

Depuis cette rencontre, je n'ai que lui en tête.

Je me lève en pensant à lui, je ne mange plus et je pense à lui, dans le train je pense à lui, au boulot ça me démange, et j'essaie de ne plus trop y penser, et le soir, le regard dans le vague, j'oublie qui je suis et pourquoi je suis là, et je pense encore à lui.

Après je ne dors pas, parce-que milles choses me traversent l'esprit.

Je me suis même relevée il y a deux jours pour me faire un énorme bédo en pleine nuit, des fois qu'il m'aurait assomé, parce-que j'en avais marre de ne pas fermer l'oeil.

Manque de pot, et comme me l'avait déjà dit un collègue il y a longtemps, le joint pour dormir c'est pas top, parce-que ça fait cogiter encore plus.

Bien que d'habitude ça ne m'empêche nullement de dormir.

Mais d'habitude, je n'ai pas de problème.

Là je crois que je vais bientôt en avoir un gros.

Un très gros, et très emmerdant.

Je suis en train de méchamment craquer pour un gars qui n'est pas le mien.


Un soir, en rentrant, je fais un petit détour pour traverser la ville.

Et je le vois, à une terrasse, avec une brune.

Mon coeur fait un bon.

Du coin de l'oeil (parce-que oui, je fais semblant de ne pas l'avoir vu donc je ne tourne pas la tête), je le vois. Il est beau. Il me plait décidément beaucoup.

Je continue mon chemin. Vers chez moi. Et presque arrivée, je fais demi-tour.

Il faut que je repasse devant eux.

En fait, j'ai un peu la rage de le savoir tranquilou en train de boire un coup avec une autre nana.

Et pourtant, je n'ai aucun droit de réagir comme ça.

Le lendemain matin je lui ai envoyé un message, via un site de sms, histoire qu'il n'ai toujours pas mon numéro.

Je lui donnais rendez-vous dans un parc, un endroit très sympa que je connais bien, et que je suis sûre qu'il connait aussi.

Rendez-vous à midi si tu veux me voir.

Je suis arrivée pile à l'heure, le coeur dans les chaussettes (nan, je n'en portais pas, il faisait trop beau pour ne pas sortir la petite robe d'été qui tue !).

Il y avait un mec, qui était là, faisant les cents pas, il semblait attendre quelqu'un.

J'ai tout de suite pensé qu'il n'avait pas pû venir et avait envoyé quelqu'un me le dire.

Exactement.

En fait il bossait. Et ça j'aurais dû y penser. Mais en ce moment, je ne pense plus vraiment à rien d'autre qu'à lui. Même pas à ce qu'il fait ou ne fait pas.

Non, juste à lui.

Le jeune homme est charmant, le message est passé. "Rappelle-moi ou laisse-moi ton numéro".

J'ai dit que je rappelerais. Peut-être. Et merci.

Au lieu d'être blasée, déçue, je suis repartie le coeur léger.

J'ai trouvé ça très romantique qu'il envoi quelqu'un pour ne pas me laisser en plan.

Et j'ai continué à penser à lui toute la journée.

Trop dur. Trop long.

Mais je ne l'ai pas appelé. Un peu de suspens quand-même.

Bon, cela dit, j'ai tenu bon jusqu'au lendemain midi, ce qui ne fait qu'à peine 24h.

Pitoyable.

On s'est donné rendez-vous le soir, à la gare, il m'attendrait.

Longtemps surement, parce-qu'il quitte beaucoup plus tôt que moi.

Mais il avait l'air de s'en fiche.

Tant mieux.

Et plus les stations défilaient, plus je me sentait comme un vieux chamallow oublié au coin du feu.

J'ai bien du relire 3 fois la même page de mon livre, et je suis finalement incapable d'en redire ne serait-ce qu'un mot.

Des frissons dans le ventre (hein Cochaoïne), et partout partout.

Et ça me fait ça chaque fois que je pense à lui.

C'est surtout ça qui me fait peur.

Jusqu'à présent j'avais fantasmé, ou à de rares occasions, mis en pratique, mais jamais je n'avais ressenti cela.

Du moins pas depuis longtemps.

Très, trop.

Je l'ai déposé près de chez lui, et je n'avais pas envie de le voir partir.

Un bisou, sur la joue, tout doux, et je me suis envolée sur mon petit nuage.


Je sens que cette histoire va être difficile, car je n'ai pas envie qu'elle s'arrête là.

Elle ne peut pas s'arrêter là.

Je cours à ma perte. Je me sens étrangère chez moi. Les mains de mon homme me gênent.

Et pourtant je tiens tellement à lui, et à ne pas lui faire de mal.

Surtout, ne pas lui faire de mal, lui qui a déjà trop souffert.

Je n'imagine pas une vie sans lui.

Je n'imagine pas passer l'éponge sur ces 9 années ensemble, sur ce que nous avons construit, sur nos projets. Sur lui.

Là, je suis dans l'impasse.

Et je vais faire un connerie, parce-que mon coeur me le dicte et que je n'ai jamais eu d'emprise sur lui.


Pendant ce temps Cunnie me susurre "life goes on" à l'oreille.

Et moi, j'ai envie de lui dire "ta gueule", et au lieu de ça, j'en repasse une couche avec Aaron, parce-que je dois trouver que je ne suis pas assez mélancolique comme ça.

23.4.07

Suite (mais pas fin !)


Ah ma Cochaoïne tu ne peux pas savoir à quel point ton message était dans le vrai !

Depuis la semaine dernière, je n'ai que lui en tête.

Je pense à lui du matin au soir, et du soir au matin.

Et des fois je dors un peu.

Bizarrement, je ne suis pourtant pas si fatiguée !

Peut-être le soleil, qui fait du bien au moral !


Samedi je devais sortir faire quelques courses.

Il faisait très beau et j'avais le coeur léger.

Je scrutais les terrasses des café, dans l'espoir de le voir.

Tout en me disant que le monde n'est pas si petit !

J'ai fait de grands détours, des fois que...

Et rien.

Le hasard ne fait pas si bien les choses.

Et à la boulangerie, derrière moi, le voilà entrer.

Il me claque une bise toute douce, me demande si ça va.

Il me dit qu'il est désolé, qu'il a dû gaffer la dernière fois.

Et je lui réponds que non, mais qu'il tombe bien, car je voulais le voir.

Il était au café me dit-il, et il m'a vu passer.

Comme quoi...

Dehors je lui explique ce que j'ai sur le coeur.

J'ai beau me connaître, et savoir quelles sont mes pensées, je n'ai pas envie qu'il pense que je l'ai allumé, ou que je l'ai pris pour un con.

Je le lui dit. Je lui dit tout.

En fait il se doutait bien que je n'étais pas seule.

Il comprend, il est passé par là.

Un peu plus de 10 ans avec la mère de sa fille.

Les hauts et les bas il connaît.

L'envie de sauver son couple aussi.

Il comprend que je n'ai pas envie de tout foutre en l'air.

Mais il voit aussi que mon regard le dévore, et que mon attitude face à lui dit tout le contraire de mes mots.

Il veut me revoir.

Moi honnêtement je ne sais pas.

Je sais très bien que je ne lui résisterais pas.

Ca aussi il l'a compris, et il en joue presque.

Mais il me laisse libre, et me donne son numéro, sans prendre le mien pour ne pas me forcer la main, et pour ne rien risquer non plus.

Ca me rappelle un autre épisode, avec C. justement.

Et C., je ne l'ai jamais rappelé, parce-que je connaissais trop bien les risques.

A la différence que je vois C. une fois par an, alors que ce jeune père célib, appelons-le Thierry, je peux potentiellement tomber sur lui deux fois par semaine.

Comme il pourrait tomber sur mon mec, ou être ami avec un de ses anciens collègues.

A 5 mn de chez moi, où il connaît tout le monde.

J'en ai discuté avec ma meilleure amie, qui me disait que même si le diable a une si belle gueule et qu'il me plaît tant, il serait raisonnable de ne pas trop lui tirer sur la queue ! (et ce n'était même pas ironique !).

Et d'aller assouvir d'éventuelles pulsions de tromperie bien plus loin de chez moi.

A quoi j'ai répondu qu'en effet, là le risque est énorme.

Le problème est que je n'ai pas spécialement envie d'aller voir ailleurs.

C'est bien lui le problème, car c'est lui qui me plaît !

Bon, à méditer.

De toute façon pour le moment je n'appelle pas.

J'attends, et je vois si j'arrive à vivre sans !


J'ai fait un petit tour des mots clés d'accès à mon blog, et je suis surprise de voir (il va être content), que pas un mois ne se passe sans que quelqu'un n'arrive par une recherche sur Gérald, ex G Squad.

Moi qui pensait que ce mec était tombé aux oubliettes !

Et bien non, il a vraissemblablement toujours la côte !

Moins surprise cette fois, pas un moi non plus sans une recherche sur ma petite citation de Cocteau " les gens heureux n'ont pas d'histoire".

Finalement ça me rassure.

Ca ne travaille pas que moi !

Par contre, pour celle qui a tapé "je suis une conne", je ne peux pas faire grand chose. Mais si tu repasses par là, écris-moi ! on ne sait jamais !

Et pour celui (car je suppose qu'il s'agit d'un mec, hein !) qui a cherché "baise partout", et bien je fais mes plates excuses, car il a dû être fort déçu !


Voilà commence la semaine, sur un air de Aaron qui me déprime grave.

Mais maintenant tout le monde le sait, au fond j'aime être mélancolique !

20.4.07

Pas très très fière

Il y a des jours comme ça où je me déteste, et en même temps...

Pfffffff ! la vie est compliquée. Ou est-ce moi qui cherche toujours à la compliquer plus qu'elle ne l'est !
Je ne sais pas, mais ça me gonfle un peu à vrai dire.
Je voudrais, encore une fois, et toujours, pouvoir vivre plusieurs vies.
Mettre celle-ci entre parenthèse.
Virevolter.
En vivre une autre.
Et retrouver celle d'aujourd'hui, sans que rien n'ai changé.
Utopiste ?
Je ne sais pas.
Mais je continue à souffrir de ce coeur qui me tourmente.
Je crois bien qu'il ne me laissera jamais tranquille.
Et je regarde au loin le paysage défiler.
Les gens monter et descendre du train.
Un jour je ne descendrais pas à la bonne station, et je ne rentrerais pas chez moi.

Mercredi il faisait beau. Très beau. Et je n'avais pas envie de travailler.
Vacances scolaires obligent, j'avais mon fils à la maison.
Et j'ai entrepris avec lui une grande ballade à pied pour aller faire quelques courses.
Il a pris son vélo, parce qu'à pied ça ne l'amuse pas trop.
On a rit sur le trajet.
Il n'y avait personne.
Juste la nature et nous.
C'est à l'entrée de la ville que je l'ai croisé.
Sortant de nulle part.
Une fraction de secondes. Il m'a dit bonjour.
Je l'ai trouvé si séduisant.
Il a rejoint une petite fille, sur un vélo. Et a repris son chemin juste derrière nous.
J'osais à peine me retourner pour vérifier qu'il était toujours là.
Intriguée.
Je me suis posée plein de questions.
Puis mon fils est tombé. Et il a accouru pour le relever et vérifier ses genoux.
Il m'a rassuré, sourit avec tellement de charme, et est repartit devant moi.
A plusieurs reprises en l'espace de quelques minutes, nous nous sommes croisés plusieurs fois.
Je ne pouvais croire au hasard, ni à une simple sympathie dans son regard.
Il était si doux avec la petite fille. Si gentil avec mon fils l'instant d'avant.
J'ai pensé qu'il pouvait être éducateur. Animateur. Un truc avec les enfants.
Je pensais à ce regard que j'avais croisé.
A ce mec que je ne reverrais peut-être jamais.
Et je n'ai pas voulu rentrer tout de suite.
Alors nous sommes allés au parc.
J'avais pensé que peut-être il pouvait y être allé.
Et ça n'a pas loupé.
Alors que je suivais mon fils qui faisait le tour des arbres, et que j'étais en ligne avec mon bureau, je le vis là, sur un banc, à dessiner.
La petite fille était là aussi, et tournait dans le parc.
Je me suis assise plus loin, à effeuiller les marguerites.
Et mon fils qui a vu qu'il dessinait est allé discuter avec lui.
Il a fini par prendre ses affaires, et venir vers moi.
Il m'a proposé d'aller boire un verre.
Il faisait trop chaud.
J'ai accepté.
Tout en me disant la seconde d'après que j'avais déconné.
Il parlait bien.
Il était tout aussi beau de près.
Les enfants riaient ensemble.
Je n'ai pas vu le mal.
Rapidement, nous nous sommes rendus compte que nous nous connaissions.
Il y a près de 15 ans, je traînais avec ses potes.
Avec son frère.
Et je sortais avec celui qui est maintenant devenu son beau-frère.
Je me souviens de lui.
Il était un "grand".
Tout le monde le connaissait et l'aimait.
Un mec bien.
Marqué depuis par la vie.
Par une séparation difficile.
Par plusieurs accidents.
Qui vit depuis quelques années pour cette jolie petite blonde aux yeux clairs.
Tout son contraire.
J'ai bien senti que la conversation dérapait.
J'ai essayé de la retenir.
Mais je ne pouvais m'empêcher de le trouver merveilleux.
Puis j'ai dû partir, parce-que je m'étais déjà trop impliquée.
J'ai payé pour ne rien lui devoir.
Et quand il m'a demandé si on pouvait se revoir, je lui ai dit qu'on se recroiserait peut-être.
Je crois qu'il n'a pas compris ma réaction.
Et en chemin j'étais partagée entre la peur d'être démasquée, et la honte de ce que je venais de faire.
J'avais captivé le coeur d'un charmant père célibataire.
Peut-être lui avais-je donné de faux espoirs.
A aucun moment je n'avais pensé qu'il pouvait être séparé, et un peu désespéré aussi.
J'ai joué un jeu dangereux.
Parce-qu'il m'a plu, vraiment, et que si j'avais été seule je n'aurais pas hésité une seconde.
Et parce-que même en couple, je m'intérroge depuis chaque minute.
J'ai vraiment déconné.
Je me suis fait du mal, mais ça j'ai l'habitude.
J'espère juste qu'à lui je n'en ai pas fait, car il ne mérite pas d'être tombé sur moi.
Sur mon coeur d'artichaut.

En rentrant hier, j'ai cru le voir à la gare.
Car c'est le genre à vous attendre par surprise là où vous ne pensez pas le voir.
Mais ce n'était pas lui, et j'ai été déçue.
J'espère le voir dans les prochains jours.
Il faut que je lui parle.
Que je lui explique.
Ma vie.
Moi.
Mes sentiments.
Qu'il comprenne que je ne l'ai pas pris pour un con.
Qu'il sache la vérité.

Je me suis encore mise dans une drôle d'histoire.
Je ne grandirais jamais à croire !

Mais qu'est-ce qui cloche donc avec moi ???

10.4.07

La cabane au fond du jardin !


Eh bé il y fait grand froid en cette saison !

Surtout la nuit !

Surtout quand elle est au bord d'un étang !


Pour une occasion que je n'oserais citer ici, j'ai eu l'occasion, si l'on peut le dire comme ça, ce week-end, de dormir chez des amis un peu particuliers.

Et dans leur grande maison, en raison de cette fameuse occasion, dormaient déjà beaucoup de monde.

Plus de place donc pour nous.

Mais un grand mobile-home à l'orée du bois, au bord de l'étang.

Sans eau, ni électricité.

Les lits prêt à nous accueillir.

Le soleil tape.

Il y fait bon.

Nous ouvrons les portes et les fenêtres.

La terrasse en teck surplombe l'étang.

La vue est sublime.

Je me sens en vacances...

Mais non !

La fête bat son plein, le soleil se couche, et le froid tombe peu à peu sur les herbes folles.

A ce moment là, je ne suis pas très inquiète.

Je profite du spectacle (car spectable il y avait !).

Plus tard dans la nuit, le froid m'a gagné par les pieds, l'humidité s'infiltre sous mon manteau.

Nous allons dormir.

Et là, il gèle carrément.

D'autres, couchés avant nous, ne dorment toujours pas et nous confirme ce que nous avons commencé à craindre : il fait si froid que tout le monde s'est couché habillé.

Et surtout, personne n'arrive à dormir.

Toute la nuit, j'ai l'impression de l'avoir passé à me tourner et me retourner.

A me coller à mon homme sans pour autant arriver à me réchauffer.

Au matin, j'ai le nez bouché, et très mal à la tête.

Les autres aussi.

Je n'ai presque pas dormi.

Je me lève et remets une couche de vêtements.

Il est à peine 8 heures.

Le soleil se lève mais ses rayons ne chauffent pas encore.

On s'agite, on s'organise, et on prends le petit déjeuner dehors.

Là, sur la terrasse en teck, au milieu des arbres et au bord de l'eau, emmitouflés dans nos manteaux.

J'ai finalement passé un très bon week-end.

C'était dépaysant, c'était beau.

J'aime l'aventure, la découverte, la nouveauté, et les gens.

Et là, j'ai été servie dans tous ces domaines...


Au retour, on s'engueule. Ou plutôt, on s'accroche.

Je voulais rester. Encore un peu.

Lui râle depuis la veille.

En ce moment, on n'est vraiment pas sur la même longueur d'ondes, et ça me gonfle.

Alors je m'évades en rêve, et cette nuit (comme souvent en ce moment), c'est de C. que j'ai rêvé. (voir post http://autopsiedelavie.blogspot.com/2006/06/envie-dailleurs.html).

Je me demande souvent ce qu'il devient.

Je me demande souvent si je n'aurais pas dû l'appeler.

Mais je sais que si je le fais c'est le début des emmerdes.

Alors j'attends.

Je ne sais pas quoi.

Le temps lui passe, et cela va bientôt faire 2 ans que je l'ai revu, et un que je lui ai dit que je le rappelerais pour qu'on se voit.

Et rien.

J'ai même espéré le croiser par hasard.

Mais non.

Je me demande maintenant quoi faire.

J'ai suffisament attendu pour ne pas passer pour une fille facile, pour celle qui "cherche".

Trop attendu peut-être, je n'en sais rien.

Et pas assez encore, car je ne suis pas pressée de refoutre le bordel dans ma vie.

C'est plus fort que moi.

C'est fou.

Je suis instable.

J'en ai assez d'être sans cesse rappelée à l'ordre par un coeur si sensible.

J'aimerais continuer à vivre ma vie sans me poser de questions.

Sans penser que l'herbe est plus verte ailleurs.


Je crois que le froid déclanche en moi de drôles de réactions !