26.1.05

Sur le port

J'ai encore fait cette nuit ce rêve étrange qui revient souvent.
Je suis sur le port de Marseille. Mais il est tout petit, et j'en fais le tour en quelques pas. La nuit tombe et les lumières s'allument peu à peu. C'est d'un romantisme fou. J'ai fait tout ce chemin depuis Paris en secret pour y venir, et pour le voir. Personne ne sait que je suis là, il faut donc que je fasses vite avant que l'on ne se rende compte de mon absence. Alors je l'appelle. Il ne réponds pas. J'appelle encore. Il faut que je le vois, je n'ai pas fait tout ce chemin pour rien. J'appelle. Toujours pas de réponse. Alors je décide d'aller chez lui à pied, parce-que je l'ai déjà fait, et que je connais bien le chemin. Et j'adore Marseille, de nuit plus encore que de jour. Je me reconnait dans cette ville (ça c'est pas dans mon rêve, c'est la réalité !). Quand j'arrive chez lui, il n'y a personne. J'attends. Longtemps. Et je finis pas retourner chez moi, parce-que ne peux plus attendre encore. Et là, immanquablement, je me réveille. Il y a une petite variante : des fois je le trouve chez lui, et je monte fumer quelques joints. Et je rentre sans qu'il ne se soit rien passé d'autre.
Dites-moi Docteur, c'est grave ?
La seule différence avec d'habitude, c'est qu'aujourd'hui je n'ai pas envie de l'appeler. Je me dit donc que l'on guérit finalement peut-être avec le temps des blessures du coeur. 7 ans quand-même, j'avoue que je n'y croyais plus !

Peut-être juste que maintenant j'ai trouvé l'amour, le vrai cette fois, et que je ne suis plus prête à tout foutre en l'air pour une amourette enfièvrée d'adolescente !