Vive les amis !
T. et moi avions organisé ce week end une petite bouffe à la maison avec des amis. J'adore faire la cuisine pour les gens que j'aime. Je pourrais y passer des heures. Ca me détend. Pourquoi pas, hein ? Après tout, ce n'est pas vraiment pire qu'autre chose. D&J devaient venir, en ce moment on les voit souvent, mais ils sont tellement sur la même longueur d'ondes que nous, dans les mêmes délires, qu'on s'éclate toujours ! Il y avait aussi un autre couple, qui sont venus avec leur petite fille de deux ans. Une poupée insupportable. Ma Tapette devait venir avec son mec. Elle m'a prévenue dans la nuit de vendredi que finalement ils ne viendraient pas, par l'envoi d'un texto. J'ai un peu ragé : ça ne se fait pas ! Et de chez elle, elle a dû m'entendre, car elle m'a appelé le lendemain matin pour s'excuser et m'expliquer. Son copain travaillait tard vendredi, puis samedi matin re-boulot, pour finir son après-midi à faire des travaux dans l'appartement qu'ils ont acheté il y a peu. Donc le soir, ils seraient creuvés, et auraient la flemme de venir jusque chez nous (environ 40 km - mais de national, pas de route pourrie !). Donc ils resteraient chez eux, et verraient sûrement quelques amis de "là-bas"! J'ai fait la traduction toute seule, comme une grande fille qui ouvre chaque jour un peu plus les yeux sur le monde qui l'entoure, car le message était clair : on n'a pas envie de se faire chier avec vous un samedi soir ! A croire que d'organiser une bouffe un samedi soir quand on a 25 ans c'est top-ringard ! Moi ça me plait aussi d'avoir des moments plus calmes. Pas eux ! Ou pas avec nous en tout cas. Mais venant de ma Tapette, que je connais depuis le CM2, j'avoue que ça me blesse un peu. Elle a osé conclure en me disant : "mais il faut qu'on se fasse ça un de ces quatre !". Ok. J'attends qu'elle m'appelle. Mais je pense que ce n'est pas comme ça qu'elle voulait le dire ! Parce-que c'est quand-même plus simple de laisser les autres organiser, et de disposer !Et il y avait donc nos amis avec la petite poupée, qu'ils n'ont jamais voulu coucher, parce-que, tu comprends, ce n'est pas chez elle, elle ne voudra jamais dormir, je le sais, donc je n'essaye même pas. Il est 3 heures du matin, elle chouine dans les pattes de tout le monde, et sa mère n'a pas pû rester assise plus de 3 minutes d'affilées car elle attrape tout ce qui traine et le jette par terre... Mais bon, puisqu'elle ne pourrait pas dormir, hein, on ne va pas la contrarier ! Elle a fini par s'endormir dans un lit pliant juste à coté de nous, à la lumière et dans la fumée. Du coup, il fallait parler tout doucement, et au bout de vingt minutes, immanquablement, on l'a réveillé. Pour la consoler, sa mère l'a gavée de chocolats que j'avais sortit pour mes invités : des chocolats de la Maison du Chocolat (si vous connaissez, c'est plutôt très cher). J'étais écoeurée. Des fois, j'ai l'impression qu'il n'y a que nous qui avons bien élevé notre enfant. Car lui, il dormait déjà depuis bien longtemps, sans avoir fait de crise ou de caprice. Comme d'habitude. Et n'importe où c'est pareil. Je peux l'emmener partout sans souci. C'est cool.
Du coup on s'est couchés à 6 heures du matin, et j'étais dans le gaz une bonne partie du dimanche. Ce qui ne pas empêché d'aller craqer ma paie dans un magasin de sport, et de mettre le coup de grâce à ma carte bleue dans un magasin de déco d'intérieur, où j'ai acheté plein de trucs inutiles, comme un énorme photophore avec sable et bougie assortis. J'adore les photophores. J'adore les bougies. Je trouve ça super romantique.
Et ce matin boulot. Je n'ai encore rien compris à mon week-end qui est déjà terminé. Je crois que le temps avance deux fois plus vite le week-end. C'est moche.
Ce midi je vais aux puces avec ma collègue. Après j'ai rendez-vous dans une chaine de télé. J'espère que ça ira. Je sais que je serais seule face à 6/8 personnes en costard/cravate, moi j'ai déjà une tête de déterrée, et comme il pleut, je pourrais aussi avoir l'air d'un chien mouillé ! A moins que je n'ose ressortir mon bob Kangol, que j'avais acheté quand j'avais 14 ans (et jamais mis, bien-sûr!). Je l'avais sur la tête ce matin en emmenant mon fils à la garderie de l'école, et quand les djeuns qui attendent le car pour le collège mon vue passer, je crois bien qu'ils se sont foutus de moi.
Mais bon, ils avaient l'air con eux-aussi, tous sapés pareil... Je ne regrette pas cette époque révolue !


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