Après le pire...
... on verra bien, car le pire peut revenir !La semaine dernière fait bel et bien partie des pires semaines de ma vie, bien que tout cela reste très relatif, comparé à d'autres gens qui ont d'autres problèmes bien plus graves que les miens. Mais ne dit-on pas que chacun voit midi à sa porte ? Je n'ai pas dérogé au dicton. Et ai été déprimée par des banalités (pour d'autres).
Tout à commencé réellement il y plusieurs semaines, fin août plus exactement. Le charmant couple que forment mon beau-frère S. et ma belle soeur F. s'est violemment disloqué. Pas réellement une surprise, car après dix ans de mariage et trois enfants ils s'entendaient toujours aussi mal qu'à leur rencontre. Ces deux-là ont raté une belle occasion de se taire devant le Maire ! Dix ans donc de relations houleuses et d'engueulades à répétition. Un couple du coup pas franchement sain, et des mômes complètement perturbés (on ne leur en voudra pas !). Fin août, après avoir atteint le seuil critique lors d'une dispute, puis passé 2 semaines à se demander qui allait tuer l'autre le premier, je vois débarquer chez moi ma belle-soeur, sans fringues, sans thunes, et sans espoir de retour à une entente cordiale. Mon chéri s'est alors retrouvé dans la délicate position d'héberger la femme de son frère ! Il lui a donc fait comprendre que sans pour autant contester sa décision, il ne pouvait pas non plus cautionner et la garder là, alors qu'homme et enfants sont seuls. Deux jours plus tard elle est partie pour déclarer à la gendarmerie l'abandon de son domicile (important en cas de divorce), et trouver un centre d'accueil, ou quelque chose dans le genre. A peine sortie de la gendarmerie, elle apprend son licenciement pour abscence injustifiée. Et pour en remettre une couche, on lui annonce qu'il n'y a aucun centre, ni aucune assoc pour la recueillir. Elle aurait pû aller chez ses parents, mais trop fière, elle a préféré la tentative de sucide dans le parc-où-il-y-a-plien-de-monde-et-surtout-des-enfants-et-où-on-l'aurait-trouvé-tout-de-suite. Elle avait pris soin de signaler l'acte imminent à mon beau-frère, qui bien sûr a rappliqué à temps. S'en est suivi une période de réconciliation heureuse, qui a duré.... 2 mois. Et l'histoire s'est répété à l'envers : c'est donc mon beau-frère que j'ai trouvé un soir en rentrant. Il avait passé la nuit a essayer de se pendre. Sans succès. Puis en désespoir avait appelé son frère pour le lui raconter, et lui glisser qu'il était à la rue. Même décor, même situation, et presque mêmes protagonistes ! J'ai passé 3 jours à pleurer en me demandant pourquoi j'avais mis les pieds dans cette famille de merde (car ils sont nombreux, et presque tous aussi dézingués). Comme mon chéri aussi était très triste, j'ai essayé de ne pas faire une crise. Mais c'était dur. Surtout quand on sait que mon beauf est assez envahissant, et un peu sans-gêne. Et quand on sait aussi que la présente situation était déjà arrivée les deux années précédentes : 6 mois dans un squatt à St Denis puis réconciliation. 4 mois chez ses parents, puis viré de chez ses parents, et 3 mois encore chez son autre frère D. (qui lui n'a jamais de problème de ce genre. Ouf !). Puis réconciliation. Là, on se voyait se le colltiner au moins un an, d'où grosse déprime, surtout lorsque l'on sait que nous habitons ensemble depuis 2 mois, et que l'on commençait à vraiment en profiter ! Les boules.
Puis, un miracle se produisit dans la nuit de vendredi à samedi, veille de l'anniversaire de mon amour, 25 ans (dignement fêtés le samedi soir d'ailleurs !). Nouvelle épisode de réconciliation : mon beauf est allé voir sa future ex-femme, et y est resté. Sans prendre la peine de nous appeler, si bien que nous n'avons pas dormi de la nuit, inquiet de savoir si il était bien là-bas, et si il ne l'avait pas étranglée. Il faut dire que depuis le début, à la décharge de S. que je n'aimes vraiment pas beaucoup pourtant, c'est bien elle que se fout de sa gueule.
Il est revenu le dimanche chercher toutes ses affaires, qu'il avait précipitemment amené. Gros ouf de soulagement. Nous avons passé quasi une semaine sans répondre au tel ni voir personne, à savourer notre chance.
Vous penserez peut-être que je suis égoiste. Peut-être, effectivement. Mais je vous répondrais alors qu'il faut considérer la situation dans son ensemble pour comprendre ma réaction, et qu'il faut aussi savoir que lorsque j'apprécie quelqu'un, je donnerais ma chemise. Là, la situation est bien différente.
J'envisage donc de fuir à l'étranger avant la prochaine éruption volcanique, les cycles étant de plus en plus court, je sens que la prochaine fois ce sont les gosses qui vont venir chez nous, parce-qu'ils ne supporteront plus leurs parents !


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