Wech Wech

Ce week-end j'ai changé de monde.
D'ailleurs, j'en change souvent.
Ce sont mes amis qui sont comme ça. Tous différents.
C'est ma vie !
Ce week-end je suis donc passée d'une semaine métro-boulot-dodo ultra-chiante et fatigante, à une soirée chez les djeuns en devenir !
Enfin, en devenir, ça reste à voir, parce-que finalement, ils ne sont pas si jeunes que ça...
Donc voilà, mon chéri et moi nous sommes allés à une soirée pizza-sur-tes-genoux où il y avait bien une dizaines de galériens. Certains étaient venus avec leur plante verte. Une seule dénotait. Plutôt vulgaire, mais vraiment sympatique ! Elle nous a fait beaucoup rire. Appelons-là I. Les autres ont fait leur boulot de plantes. Pas bouger, pas manger, pas boire, pas rire, pas marrantes !
Les mecs, eux, ce sont pour la plupart bien lachés.
C'est le genre de branleur a avoir pris un crédit de 500 € par mois pour s'acheter une bagnole bien voyante et se la jouer à mort. Mais qui une fois casé avec sa plante verte, se rend compte que ce putain de crédit lui interdit tout projet avant 5 ans, parce-que bon, quand-même, ça représente quasi la moitié de sa paie, et la plante verte ne travaillant pas, le loyer va être dur à payer... C'est donc le genre de branleur qui avec deux rhums dans le nez, raconte à qui veut l'entendre comment il s'est arrangé avec un collègue pour que sa sublime bagnole crame intégralement. Mais après l'été, parce-que bon, il faut quand même bien qu'il profite du cabriolet...
Wech wech
C'est également dans ce genre de soirée qu'on trouve les mecs maqués qui ne sortent jamais avec leurs copines. Jamais. Et qui préfèrent partir tranquilou au Mexique avec une bande de potes, que de surveiller le carnet de note du petit dernier. D'ailleurs, ils ne savent plus quel âge ont leurs mômes, et oublie parfois le prénom de leur chère et tendre. Bah oui, on ne peut pas être partout ! Et puis, vu leur palmarès sur ces quinze derniers jours, on peut comprendre qu'on ne sait plus qui est qui, et qui s'appelle comment.
C'est le genre de gars qui te parlent, justement, de leur dernière conquête comme d'un steak, et que tu ne sais plus si tu dois rire ou partir. Gêné, c'est finalement mon chéri qui est intervenu en rappelant à ces gentlemans qu'ils n'étaient pas qu'entre couilles... Non mais !
C'est également là que le maître de soirée vint me voir, bien bourré, me suppliant presque de ne jamais révéler à sa femme que je l'ai vu, il y a un an, vautré sur une charmante créature en boite. Je lui ai fait remarqué que j'appréciais bien trop sa femme pour lui faire tant de peine.
C'était pas la 4ème dimension, mais presque!
Fin de soirée, le mec de I décide d'aller en boîte. Elle l'insulte et lui dit de faire gaffe à sa gueule. Va te faire foutre fut sa réponse. Cela dit, ça avait plutot l'air d'être amical. Des habitués du mot qui tue ! Notre hôte craque et veut y aller aussi. Il se met à négocier avec tous les mecs présents. Et prévient sa femme qu'il va se casser et la laisser là avec ses deux lardons qui dorment au premier. Il engraine mon coeur. Qui dit non. Etonnée je fus ! Moi j'y aurais bien été ! Mais les filles n'étaient pas au programme et mon hôte me l'a bien fait comprendre en me suppliant de laisser mon chéri partir, et de dormir sur le canapé en les attendant. Il n'en était pas question, et mon homme le lui a dit. Une soirée entre potes ok, mais pas dans ces conditions. Un charmant jeune homme lui a d'ailleurs dit qu'il aurait fait pareil.
L'hôte m'a fait la gueule, pensant que j'avais dressé mon homme pour qu'il reste aux pieds. Je lui ai répondu que non, mais que lui au moins pensait à moi. Ca lui a mis un blanc. Il est resté tout con. Et il a finalement décidé de ne pas sortir. Il s'est retrouvé à faire de mamours à sa femme jusqu'à ce que l'on s'en aille... je ne sais pas si il a réalisé à quel point il était con, ou si il a eu peur que je le balance pour son infidélité (et les autres), mais en tout cas, sa femme a dû penser à moi en se couchant !
Finalement, le mec de I. s'est barré, et elle s'est sucidé au bédo-rhum après l'avoir copieusement insulté.
Nous avons fini par partir aussi, et par s'embrouiller un peu en voiture à cause de cette histoire(bah oui, il fallait bien que je râle un peu quand-même, pour le principe !)
Dimanche j'ai été malade toute la journée. J'ai cru que c'était le juste retour des choses, mais en fait j'ai eu la réponse ce matin : en fait non, j'ai une gastro ! Charmant !
Et pendant ce temps Pete se languit de Kate ! C'est beau l'amouuuur !



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