24.11.04

Après le pire...

... on verra bien, car le pire peut revenir !
La semaine dernière fait bel et bien partie des pires semaines de ma vie, bien que tout cela reste très relatif, comparé à d'autres gens qui ont d'autres problèmes bien plus graves que les miens. Mais ne dit-on pas que chacun voit midi à sa porte ? Je n'ai pas dérogé au dicton. Et ai été déprimée par des banalités (pour d'autres).
Tout à commencé réellement il y plusieurs semaines, fin août plus exactement. Le charmant couple que forment mon beau-frère S. et ma belle soeur F. s'est violemment disloqué. Pas réellement une surprise, car après dix ans de mariage et trois enfants ils s'entendaient toujours aussi mal qu'à leur rencontre. Ces deux-là ont raté une belle occasion de se taire devant le Maire ! Dix ans donc de relations houleuses et d'engueulades à répétition. Un couple du coup pas franchement sain, et des mômes complètement perturbés (on ne leur en voudra pas !). Fin août, après avoir atteint le seuil critique lors d'une dispute, puis passé 2 semaines à se demander qui allait tuer l'autre le premier, je vois débarquer chez moi ma belle-soeur, sans fringues, sans thunes, et sans espoir de retour à une entente cordiale. Mon chéri s'est alors retrouvé dans la délicate position d'héberger la femme de son frère ! Il lui a donc fait comprendre que sans pour autant contester sa décision, il ne pouvait pas non plus cautionner et la garder là, alors qu'homme et enfants sont seuls. Deux jours plus tard elle est partie pour déclarer à la gendarmerie l'abandon de son domicile (important en cas de divorce), et trouver un centre d'accueil, ou quelque chose dans le genre. A peine sortie de la gendarmerie, elle apprend son licenciement pour abscence injustifiée. Et pour en remettre une couche, on lui annonce qu'il n'y a aucun centre, ni aucune assoc pour la recueillir. Elle aurait pû aller chez ses parents, mais trop fière, elle a préféré la tentative de sucide dans le parc-où-il-y-a-plien-de-monde-et-surtout-des-enfants-et-où-on-l'aurait-trouvé-tout-de-suite. Elle avait pris soin de signaler l'acte imminent à mon beau-frère, qui bien sûr a rappliqué à temps. S'en est suivi une période de réconciliation heureuse, qui a duré.... 2 mois. Et l'histoire s'est répété à l'envers : c'est donc mon beau-frère que j'ai trouvé un soir en rentrant. Il avait passé la nuit a essayer de se pendre. Sans succès. Puis en désespoir avait appelé son frère pour le lui raconter, et lui glisser qu'il était à la rue. Même décor, même situation, et presque mêmes protagonistes ! J'ai passé 3 jours à pleurer en me demandant pourquoi j'avais mis les pieds dans cette famille de merde (car ils sont nombreux, et presque tous aussi dézingués). Comme mon chéri aussi était très triste, j'ai essayé de ne pas faire une crise. Mais c'était dur. Surtout quand on sait que mon beauf est assez envahissant, et un peu sans-gêne. Et quand on sait aussi que la présente situation était déjà arrivée les deux années précédentes : 6 mois dans un squatt à St Denis puis réconciliation. 4 mois chez ses parents, puis viré de chez ses parents, et 3 mois encore chez son autre frère D. (qui lui n'a jamais de problème de ce genre. Ouf !). Puis réconciliation. Là, on se voyait se le colltiner au moins un an, d'où grosse déprime, surtout lorsque l'on sait que nous habitons ensemble depuis 2 mois, et que l'on commençait à vraiment en profiter ! Les boules.
Puis, un miracle se produisit dans la nuit de vendredi à samedi, veille de l'anniversaire de mon amour, 25 ans (dignement fêtés le samedi soir d'ailleurs !). Nouvelle épisode de réconciliation : mon beauf est allé voir sa future ex-femme, et y est resté. Sans prendre la peine de nous appeler, si bien que nous n'avons pas dormi de la nuit, inquiet de savoir si il était bien là-bas, et si il ne l'avait pas étranglée. Il faut dire que depuis le début, à la décharge de S. que je n'aimes vraiment pas beaucoup pourtant, c'est bien elle que se fout de sa gueule.
Il est revenu le dimanche chercher toutes ses affaires, qu'il avait précipitemment amené. Gros ouf de soulagement. Nous avons passé quasi une semaine sans répondre au tel ni voir personne, à savourer notre chance.
Vous penserez peut-être que je suis égoiste. Peut-être, effectivement. Mais je vous répondrais alors qu'il faut considérer la situation dans son ensemble pour comprendre ma réaction, et qu'il faut aussi savoir que lorsque j'apprécie quelqu'un, je donnerais ma chemise. Là, la situation est bien différente.

J'envisage donc de fuir à l'étranger avant la prochaine éruption volcanique, les cycles étant de plus en plus court, je sens que la prochaine fois ce sont les gosses qui vont venir chez nous, parce-qu'ils ne supporteront plus leurs parents !

12.11.04

Triste pont

Et voilà ! un vendredi 12 novembre bien triste ! Tout le monde fait le pont, sauf moi ! quelle nulle !
Ce matin, sur la route, personne. Dans le train, personne. Et au bureau, personne. J'ai l'impression d'être venue bosser un dimanche. Mais comme mon homme est parti avant moi ce matin, et qu'à l'école la garderie était ouverte, je sais que c'est un jour normal, au moins pour nous. Mais bon, c'est tout tristounet quand-même. Pas un coup de fil, pas un mail, pas une bonne nouvelle. Même une mauvaise m'aurait fait plaisir ce matin, j'aurais eu l'impression d'exister !
En plus je suis fatiguée, j'ai passé une nuit très mouvementée... Mon fils s'est réveillé 3 fois en hurlant. Il avait un "cauchemard terrible" selon ses propres dires. Mais il a été incapable ce matin de m'en dire le moindre mot. Et puis, un peu plus tard, c'est le chien qui s'est mis en tête de dépouiller une poubelle restée devant la porte d'entrée. Mon homme, à l'ouïe fine, s'est levé d'un bond, tout nu, et est allé réglé le problème. Il en a même profiter pour aller se soulager dehors, toujours tout nu bien sûr, parce-que, non, il ne fait pas du tout froid à 3 heures du matin.
Après tout ça, j'ai eu beaucoup de mal à me rendormir, et ce matin je voulais rester au lit. Mais j'ai eu le droit à un calin tout doux, et très bon, qui m'a suffisamment réveillée. Je me suis fait une raison. Je me suis levée.
Si j'avais su...

Je vais peut-être profiter de ma solitude du jour pour mettre des enceintes sur mon ordi, et balancer une bonne musique à fond. Peut-être le dernier Kool Shen, ou un bon Eminem. En tout cas pas de Louis Attaque aujourd'hui, et pas non plus de Calogéro. Les deux me font déprimer, et pourtant je les adore ! Problème.

Ou alors je vais mettre rire et chansons. Ca contrastera !

9.11.04

Quand la réalité me rattrappe

Ca a recommencé ce matin. J'ai pleuré dans le train. Pourtant je ne me suis pas levée triste. Je ne me suis pas disputée avec T. Je n'ai pas entendu à la radion une musique qui me le rappelle. Peut-être que c'est juste le fait de penser que demain mon fils à son premier entrainement de Judo. Sûrement d'ailleurs, j'aurais dû y penser avant. Mais ce n'est pas moi qui ai choisi le judo. Mon fils a choisi seul, et c'est ce qu'il voulait. Je trouve d'ailleurs que ça lui va bien. Mais j'ai peur que ce soit un peu trop dur pour moi. De penser tout le temps à lui. Parce-qu'il faisait partie de l'équipe de france de judo. Parce-qu'il y a plus de 6 ans maintenant, presque 7, mon meilleur ami, judoka également, m'a trainé dans une de ses compétitions. Parce-que je l'ai vu, là, sur le tatamis, et que j'ai su à cette seconde précise que c'était LUI. Parce-que j'en ai tremblé pendant des heures, j'en ai pleuré pendant des jours, et je l'ai cherché pendant des semaines. Je ne connaissais rien de lui, et je l'ai retrouvé, à l'autre bout de la france. Parce-qu'il se souvenait de moi, et m'a accueilli chez lui, dans sa ville, chez ses amis, dans sa vie. Parce-que chaque fois le retour était trop dur, l'avenir trop incertain, parce-que je n'ai pas su, ou n'ai pas voulu prendre une décision. J'ai laissé le temps juger pour nous. Il ne m'a pas retenu non plus. Parce-que plus tard, quand j'ai rencontré mon homme qui est aujourd'hui tout pour moi, j'ai eu un enfant, par amour. Parce-que son ombre plane toujours sur ma vie, et que je ne peux pas l'oublier. Chaque fois que j'essaie, j'y arrive, pendant une semaine, au grand maximum. Mais généralement, je ne passe pas une journée sans penser à lui. J'ai parfois l'impression de passer à côté de ma vie. Alors je l'appelle. On discute. De tout sauf de ça. J'aimerais le voir, lui parler, le toucher. Mais je ne lui dis jamais. Je fais celle qui s'en fout, et pourtant j'en crève. Je sais qu'il vient régulièrement sur Paris. Ca me rend folle. Mais je ne fais rien pour le voir. Parce-que ma vie aujourd'hui est fragile, et je ne veux pas tout foutre en l'air pour quelque chose qui n'en vaut pas la peine. Je reste pourtant persuadée que c'est lui, et lui seul. J'ai passé des nuits blanches à lui caresser les mains. J'ai passé des nuits blanches à l'écouter respirer. Dans la chaleur du sud, étouffante. J'ai passé des nuits blanches, le coeur serré, à penser au lendemain, au retour. Et j'aurais voulu ne plus jamais revenir. Chaque fois pourtant j'ai pris le train, le sourire aux lèvres. Chaque fois je suis revenue en larmes. Amère. Je crois que si il m'avait demandé de rester, rien qu'une fois, j'aurais tout plaqué pour lui. Et j'aurais sûrement fait une connerie. Mais ma plus grande peur est de n'en avoir jamais la certitude. Tant que plane un doute, je ne peux me résoudre à tirer un trait. Et dans ces moments là, tout me le rappelle. Comme aujourd'hui, où Louise Attaque chante Léa dans mon casque, et où je me souviens de nos premières rencontres, où Léa, était parisienne, et où Léa, pour lui, c'était moi.

Peut-être ai-je accepté par erreur son invitation...

8.11.04

Vive les amis !

T. et moi avions organisé ce week end une petite bouffe à la maison avec des amis. J'adore faire la cuisine pour les gens que j'aime. Je pourrais y passer des heures. Ca me détend. Pourquoi pas, hein ? Après tout, ce n'est pas vraiment pire qu'autre chose. D&J devaient venir, en ce moment on les voit souvent, mais ils sont tellement sur la même longueur d'ondes que nous, dans les mêmes délires, qu'on s'éclate toujours ! Il y avait aussi un autre couple, qui sont venus avec leur petite fille de deux ans. Une poupée insupportable. Ma Tapette devait venir avec son mec. Elle m'a prévenue dans la nuit de vendredi que finalement ils ne viendraient pas, par l'envoi d'un texto. J'ai un peu ragé : ça ne se fait pas ! Et de chez elle, elle a dû m'entendre, car elle m'a appelé le lendemain matin pour s'excuser et m'expliquer. Son copain travaillait tard vendredi, puis samedi matin re-boulot, pour finir son après-midi à faire des travaux dans l'appartement qu'ils ont acheté il y a peu. Donc le soir, ils seraient creuvés, et auraient la flemme de venir jusque chez nous (environ 40 km - mais de national, pas de route pourrie !). Donc ils resteraient chez eux, et verraient sûrement quelques amis de "là-bas"! J'ai fait la traduction toute seule, comme une grande fille qui ouvre chaque jour un peu plus les yeux sur le monde qui l'entoure, car le message était clair : on n'a pas envie de se faire chier avec vous un samedi soir ! A croire que d'organiser une bouffe un samedi soir quand on a 25 ans c'est top-ringard ! Moi ça me plait aussi d'avoir des moments plus calmes. Pas eux ! Ou pas avec nous en tout cas. Mais venant de ma Tapette, que je connais depuis le CM2, j'avoue que ça me blesse un peu. Elle a osé conclure en me disant : "mais il faut qu'on se fasse ça un de ces quatre !". Ok. J'attends qu'elle m'appelle. Mais je pense que ce n'est pas comme ça qu'elle voulait le dire ! Parce-que c'est quand-même plus simple de laisser les autres organiser, et de disposer !
Et il y avait donc nos amis avec la petite poupée, qu'ils n'ont jamais voulu coucher, parce-que, tu comprends, ce n'est pas chez elle, elle ne voudra jamais dormir, je le sais, donc je n'essaye même pas. Il est 3 heures du matin, elle chouine dans les pattes de tout le monde, et sa mère n'a pas pû rester assise plus de 3 minutes d'affilées car elle attrape tout ce qui traine et le jette par terre... Mais bon, puisqu'elle ne pourrait pas dormir, hein, on ne va pas la contrarier ! Elle a fini par s'endormir dans un lit pliant juste à coté de nous, à la lumière et dans la fumée. Du coup, il fallait parler tout doucement, et au bout de vingt minutes, immanquablement, on l'a réveillé. Pour la consoler, sa mère l'a gavée de chocolats que j'avais sortit pour mes invités : des chocolats de la Maison du Chocolat (si vous connaissez, c'est plutôt très cher). J'étais écoeurée. Des fois, j'ai l'impression qu'il n'y a que nous qui avons bien élevé notre enfant. Car lui, il dormait déjà depuis bien longtemps, sans avoir fait de crise ou de caprice. Comme d'habitude. Et n'importe où c'est pareil. Je peux l'emmener partout sans souci. C'est cool.
Du coup on s'est couchés à 6 heures du matin, et j'étais dans le gaz une bonne partie du dimanche. Ce qui ne pas empêché d'aller craqer ma paie dans un magasin de sport, et de mettre le coup de grâce à ma carte bleue dans un magasin de déco d'intérieur, où j'ai acheté plein de trucs inutiles, comme un énorme photophore avec sable et bougie assortis. J'adore les photophores. J'adore les bougies. Je trouve ça super romantique.
Et ce matin boulot. Je n'ai encore rien compris à mon week-end qui est déjà terminé. Je crois que le temps avance deux fois plus vite le week-end. C'est moche.
Ce midi je vais aux puces avec ma collègue. Après j'ai rendez-vous dans une chaine de télé. J'espère que ça ira. Je sais que je serais seule face à 6/8 personnes en costard/cravate, moi j'ai déjà une tête de déterrée, et comme il pleut, je pourrais aussi avoir l'air d'un chien mouillé ! A moins que je n'ose ressortir mon bob Kangol, que j'avais acheté quand j'avais 14 ans (et jamais mis, bien-sûr!). Je l'avais sur la tête ce matin en emmenant mon fils à la garderie de l'école, et quand les djeuns qui attendent le car pour le collège mon vue passer, je crois bien qu'ils se sont foutus de moi.

Mais bon, ils avaient l'air con eux-aussi, tous sapés pareil... Je ne regrette pas cette époque révolue !

5.11.04

Je suis une vieille peau (parfois)

Hier soir D&J sont venus à la maison. J'étais rentrée tard du travail. J'étais fatiguée. Je n'avais rien mangé parce-que pas faim. J'avais déjà trop fumé. Vers 23 heures je me suis endormie comme une merde sur le canapé, et je les ai laissés seuls avec T., mais bon, entre frères, après tout... N'empêche que quand, dans la nuit, il est venu me réveiller, j'ai eu vraiment honte de moi ! En tout cas, j'ai bien dormi...
Ce matin, je n'arrivais toujours pas à me lever. C'est comme ça depuis des semaines. Le réveil sonne à 6 heures. Et je me lève environ 50 mn plus tard, dans le gaz, en retard, énervée, et quand c'est comme ça, je fais tout de travers, et je sens que T. et mon fils ont des envies de meurtre.
Comme j'étais très en retard, je n'ai pas pû prendre mon train de d'habitude, et j'ai dû prendre le rer. C'est plus long, et en plus la station où je dois descendre était fermée. J'ai dû marcher 1/4 d'heure. C'est une sale journée qui commence. Vivement ce soir. On va fêter ça dignement, comme chaque vendredi soir ! Il le faut !

Pourquoi personne ne m'avait prévenu que la vie active c'était ça ? Hein ? Pourquoi ? J'aurais fait des études d'avocat sinon, comme ça j'y serais encore ! (et en plus ça m'aurait beaucoup plu!)

4.11.04

First blog, first post...

Premiers pas dans le monde virtuel...

je prends pour l'occasion de bonnes résolutions :
- je vais essayer de me lâcher un peu, parce-que, merde, y'en a marre (c'est fou, mais ça me fait déjà du bien !)
- je vais arrêter de me poser des questions existentielles sur ce qui ne l'est pas,
- je jure que je n'aurais plus jamais aucun regret, et que je cesserais de me demander chaque jour si je ne me suis pas trompée, et j'arrêterais donc de penser à celui avec lequel je ne suis pas !

Déjà, quand j'aurais fait tout ça, ce sera plutôt bien !
Et comme je suis très courageuse, je commencerais demain...

Demain étant un autre jour, j'espère que je n'aurais pas changé d'avis et de motivation. Je vais en tout cas essayer de poursuivre régulièrement ce blog, qui me tient vraiment à coeur.
Je voudrais remercier au passage ceux qui sans le savoir m'en ont donné le courage et l'envie, et surtout M., que je lis chaque jour !