Je crois que je ne t'aime plus...
J'ai posé ma tête sur l'oreiller.
Et je me suis rendue compte que je ne pourrais pas dormir.
Je ne parvenais même pas à fermer les yeux.
J'ai longuement fixé la porte. Tellement que j'ai cru qu'elle bougeait.
Des heures sont passées, où j'essayais de ne penser à rien.
Prête à faire mon sac et à me sauver.
Culpabilisant du mal que j'allais faire.
La soirée avec C. s'est passée beaucoup mieux que ce que j'avais pensé.
Finalement, on a prit un verre chez lui et nous sommes allés dîner.
C'était bien.
On avait plein de choses à se dire.
Il est intéressant, et on partage les même points de vue sur plein de sujets.
La soirée file, sa voix est douce, je suis sous le charme.
Il est comme celui que j'aurais rêvé rencontrer.
Sauf qu'il était là, depuis si longtemps, et je l'avais embrassé en 6ème.
Il est célibataire, et j'ai du mal à le croire.
Passé 22 heures, son téléphone sonne à plusieurs reprises.
Il ne répond pas.
Une seule fois, un pote.
Je pense que les autres sont les petites nanas qu'il fréquente à l'occasion.
Et après tout, ça ne me regarde pas.
Il aime sa liberté, et pense aussi qu'il n'est pas loin d'être prêt d'en avoir fini avec tout ça.
Faire sa vie. Une famille.
Il semble être l'homme idéal. Mon homme idéal. Et je me demande comment j'ai pû passer à côté tout ce temps.
Puis l'heure tourne irrémédiablement, et arrive le moment où je dois partir.
Il me raccompagne. Il m'embrasse. Et me demande si c'est autorisé.
Non, je ne crois pas, mais c'est bon en tout cas.
Il embrasse terriblement bien.
Comme j'aurais voulu qu'il m'embrasse.
Mais il faut partir, et je reprends la route.
Moi qui roule vite, je me suis vue ralentir jusqu'à être à 70 sur la voie rapide.
Plus j'approchais de chez moi, plus je ralentissais.
J'ai mis la musique.
C'était un peu rock. Juste ce qu'il me fallait.
J'ai pris ma respiration, et je suis rentrée chez moi.
Mais est-ce vraiment chez moi ?
Est-ce vraiment ma place ?
Et cette chanson qui me trotte dans la tête :
je crois que je ne t'aime plus, elle m'a dit...
la la la, la la la la la la la
elle m'a dit...
Je me sens monstrueuse. Comment est-ce que je pourrais quitter mon homme.
Car j'en suis à me dire ça.
Hier soir.
Voilà pourquoi je n'ai quasiment pas fermé l'oeil.
En pensant à C. et en essayant de ne pas trop me projetter.
Je ne suis peut-être qu'un nom de plus sur la liste de ses conquêtes.
Mais c'est plus fort que moi.
Je m'imagine avec lui. Et c'est beau. Forcément, je ne vais pas imaginer le pire !
Ce matin je me lève et je ne pense toujours qu'à lui.
Au fond, cela fait déjà deux mois que ça dure, puisque je pensais déjà non-stop à lui depuis que je savais que j'allais le revoir.
J'envoie un petit message, pour le remercier, et lui dire avec humour que je ne sais pas si c'est à cause du vin ou de lui, mais j'ai très mal dormi.
Pour seule réponse, un "bon courage pour ta journée. bises".
Le soufflé retombe.
Mais qu'attendais-je ?
Qu'il me dise qu'il a pensé à moi toute la nuit, et qu'il veut me voir, là, tout de suite ?
C'est un truc de meuf ça.
Je crois.
Je réponds qu'elle va être longue, et il me demande pourquoi.
Alors je développe, et lui rappelle que je n'ai pas dormi, que j'ai le cerveau à 200 à l'heure, et le coeur qui fait des bonds. Envie d'être ici comme de me pendre. Et que je me demande si on va se revoir.
Il me réponds "pleins de courage et de gros bisous alors".
Couac. Merci, mais tu n'as pas répondu.
"je t'ai dis qu'on allait se revoir. Bisous".
J'arrête là, car l'homme indépendant doit aimer justement son indépendance, et pas les casses-couilles.
Je me contrôle.
Je scotche le téléphone.
Je n'y taperais plus un message à sa destination. Promis. Juré.
Enfin, pour aujourd'hui.
Et même, si je suis très courageuse, je vais attendre qu'il me rappelle.
Ca va être très dur.
Je ne sais pas trop quoi penser.
A t'il imaginé que cette soirée, ce baiser, pouvaient avoir des conséquences ?
Des conséquences genre je quitte tout pour lui ?
Mais ça je ne peux pas le lui demander. Il prendrait peur et partirait en courant.
Et moi je n'ai même pas le droit de penser ça sans avoir un peu plus de recul.
Je pourrais tout foutre en l'air pour lui, je le savais avant de le revoir.
C'est terrible.
Mais au fond, je dois bien admettre que le plus terrible serait qu'il n'ai pas envie de me revoir, où qu'il ai pris ça à la légère, alors que moi non.
Voilà, je ne suis finalement pas dans l'état d'esprit que j'avais envisagé hier, mais pas tellement mieux non plus.
La suite au prochain épisode.
Mais je n'ai pas de date à annoncer...
Hate me now !
Là, tout de suite, j'ai besoin de ressentir une musique forte, brutale, un peu speed.
Pas un truc mielleux, chamallow et triste.
La douleur est lancinante et j'ai besoin de quelque chose de plus fort encore.
Pour la faire taire.
Depuis quelques jours je me déteste.
Je fais la gueule et j'ai dû mal à croiser mon regard dans une glace.
Je me sens comme pourrie de l'intérieur.
Irrécupérable.
J'ai conscience de franchir un pas de trop.
C. m'a finalement appelé. J'avais décidé, malgré qu'il ai été convenu que je le rappelerais, de ne pas appeler.
Il n'a pas attendu plus longtemps que la moitié de la journée de ce pseudo rendez-vous téléphonique pour m'envoyer un message :
"Alors, tu es libre quand ?"
S'ensuivent de nombreux sms, quelques coups de fils.
Je voulais un midi, parce-que moins risqué, à tous points de vue :
- pas d'alibi à donner
- pas de tentation au clair de lune (la nuit agit bizarrement sur moi !)
mais il n'a pas voulu, prétextant le boulot.
Hum.
Un soir, mais avant jeudi.
Je ris. Je me demande si mercredi soir il va se désintégrer...
Je m'arrange, je monte un bateau, et je dis ok pour mardi soir.
Il semble satisfait.
Il m'envoie presque chaque jour un message pour confirmer :
"toujours ok pour mardi soir ?"
Et d'un resto tranquille qu'on devait se faire tous les deux, ça finit en soirée chez lui, où il n'y a "que de l'amour et l'eau fraîche, mais je ne sais pas si ça te conviendra".
J'en tremble encore.
Je lui réponds que je ne suis pas ce genre de fille.
Il me dit "ok, pas de problème".
Depuis plusieurs jours je fais des cauchemars terribles.
Ils sont si précis, si intenses, que j'ai l'impression de les vivre à voix haute, et que mon ami au réveil aura tout entendu.
Mais apparement non.
Je garde le silence en dormant.
Et plus la date fatidique approche, et plus je culpabilise de mentir comme cela.
Je suis minée.
Et très anxieuse.
Je me dis que je vais me faire griller.
Je ne suis pas faite pour ces histoires, et pourtant j'en ai tellement fait d'autres que je ne pensais pas avoir d'états d'âmes comme cela.
Je me serais surestimée dans mon aptitude à tromper le monde ?
Au fond, tant mieux, je ne tiens pas à être celle qui aura toute sa vie joué un rôle.
J'ai donc rendez-vous ce soir.
Et je ne sais pas ce qui me stresse le plus :
de savoir qu'il va très certainement se passer quelque chose, et jusqu'où ça ira,
ou la peur de me faire prendre à mon mensonge...
Les deux se confondent, et à plusieurs reprises j'ai voulu annuler.
Hier matin encore, j'appelle C., résignée.
J'allais lui dire que je ne pouvais plus venir.
Il décroche et dit doucement :
"bonjour mademoiselle".
J'ai encore craqué.
Et j'ai confirmé pour le lendemain.
Quelle guêpe m'a piqué ?
Je sais que si j'y vais, ça va être dur pour moi, pour plein de raisons,
mais je suis aussi certaine d'une chose, c'est que si je n'y vais pas, je vais regretter amèrement, et me traîner encore cette foutue rencoeure.
Et je suis maintenant, à l'heure qu'il est, trop engluée dans mon baratin pour reculer.
Donc je vais y aller, le coeur au bord des lèvres, les mains tremblantes.
Et je repartirais chez moi, plus tard dans la soirée, ivre de sentiments et vide d'avoir assouvi ce désir qui me brûlait.
Ensuite je me sentirais mal.
Je culpabiliserais.
J'essaierais de comprendre ce que C. cherchait sans jamais oser m'avouer que ce n'était que l'histoire d'une soirée.
Je me remettrais, petit à petit, de cette déception à la fois sentimentale et sur moi-même.
Je me dirais que j'ai encore failli tout foutre en l'air, et que ça n'en valait pas la peine.
Et je prierais même pour ne plus jamais croiser C., alors que j'aurais tant donné pour tomber sur lui "par hasard".
Vide.
tu vois Coco, je viens de me rendre compte que c'est aussi ce mot qui revient aujourd'hui chez moi.
Vide.
La tête, le corps, le coeur.
Vide.
Vide.
Vide.
Totale incompréhension
Je nage en plein brouillard.
Je crois que je ne comprends plus les hommes.
Mais, les ai-je déjà compris ?
???
La soirée que j'attendais tant a fini par arriver.
J'étais excitée et angoissée.
Avec le coeur qui s'emballe et tout et tout.
Je pensais arriver plus tôt pour voir mon pote le beau gosse tant qu'il n'y aurait pas trop de monde.
Et finalement, une des filles a mis tellement de temps à se préparer que nous sommes arrivées à minuit.
Le temps de dire bonjour, et de déposer au vestiaire "vip", celui des amis, nos manteaux, et je croise le regard de C., qui vient d'arriver.
Je me rends compte que je suis complètement minable.
Je parle d'une voix inaudible.
Je peine à alimenter la conversation.
Une vraie conne coincée.
Il est avec des amis, et nous prenons une table.
Il nous offre une très très bonne bouteille de champagne rosé.
Et s'assied à côté de moi.
Puis il disparaît.
Il connaît presque tout le monde.
Il a une grue collée aux fesses, et elle me dévisage méchament.
Un des potes de C. me raconte que c'est la pétasse du lieu.
Que tous les soirs elle essaie de ramener un mec dans son 4x4.
Pendant que ses enfants dorment tranquillement à la maison avec leur père...
J'ai les boules.
C. sent que je ne suis pas à l'aise, mais ne comprend pas pourquoi.
Il me dit que je me prends trop la tête.
Et il a raison, mais je ne vais pas le lui dire !!
Il s'excuse, il y a trop de monde ici, on ne peut pas parler.
Et me propose un diner, en début de semaine.
Je ne sais pas trop.
Il râle parce-que je ne veux pas lui donner mon numéro.
Je lui demande si il m'aurait appelé si il l'avait eu.
"et comment !".
Beau parleur ou vraie intention ?
Je ne sais pas non plus.
Mes copines ne le sentent pas.
Moi il me fait vibrer.
Fin de soirée, la lumière se rallume.
Un de ses potes m'a un peu lourdement dragué toute la soirée.
Mon pote le boss du pub, qui connaît bien C., me dit que c'est loin d'être un coureur.
J'ai du mal à le croire.
Mais il le voit régulièrement ici, il doit savoir mieux que moi.
C. part ailleurs.
Son pote me demande si on suit, mais C. coupe court et me claque une bise, en me répétant pour la deuxième fois de ne pas oublier que je lui ai promis un dîner.
Je suis perdue.
Je ne sais plus quoi penser.
Il part avec tout un groupe.
Et la grue qui suit avec une amie.
Je ne comprends pas ce qu'il cherche.
Il vient, me charme et me propose de venir diner chez lui, on sera plus au calme.
Puis me plante là, dans le froid, et part naviguer ailleurs, tout en insistant pour que je n'oublie pas sa proposition.
???
???
Too Spicy
Ce week-end je me suis rendue malade avec un truc trop épicé.
Vraiment trop.
Et trop arrosé.
Surtout.
Du coup j'ai abandonné le navire assez tôt, et ce matin ma copine s'est foutue de moi !
Bah oui, ça arrive, et à moi beaucoup en ce moment.
Serait-il temps que je me remette en question ?
Que j'arrête définitivement de boire, et que je banisse jusqu'à la dégustation du moindre chocolat alcolisé ?
Peut-être.
En tout cas, c'est déjà bien que j'y pense.
Je me dis toujours, enfin chaque fois, que c'est parce-que je ne me sens pas bien dans ma tête que mon corps réagis de la sorte.
Mais là, il serait temps que j'arrête de tout mettre sur le compte d'autre chose que celui de ma volonté.
Test ce vendredi, où je suis invitée à une fête, et le lendemain, où je sors avec mes copines.
D'ailleurs, une question se fait de plus en plus lancinante :
viendra ?
viendra pas ?
C. doit venir. Je l'espère. Mais il avait autre chose de prévu et devait s'arranger pour finalement rester dans le coin et être là.
Depuis un mois et demi j'attends cette soirée pour le voir, tout en espérant je ne sais quoi, et en me demandant en me regardant dans la glace pourquoi je me fous délibérément dans la merde.
Hein ? Pourquoi ?
Comme d'habitude, je n'ai pas la réponse.
Comme d'habitude, je fonce tête baissée, et, éventuellement, je réfléchis après.
Cela dit, je n'ai rien fait de mal, et je n'en ai pas particulièrement l'intention.
Mais je sais que si il se libère exprès pour moi, c'est un bon et un mauvais signe à la fois.
J'avoue, je serais verte qu'il ne vienne pas.
Comme je serais flattée qu'il annule tout pour venir.
Et angoissée aussi.
Car je me demanderais pourquoi ?
Toutes ces heures que j'ai regardé passer en me disant que cette foutue date finirait bien par arriver !
Il ne manquerait plus qu'il ne soit pas là.
Pourtant j'ai l'intuition qu'il viendra.
Et j'en aurais probablement la confirmation demain.
En tout cas je l'appellerai.
Comme si j'avais vraiment besoin de mettre du piment dans ma vie ...
Trop belle pour lui
Le hasard encore, me ramène hier deux fois à une même personne.
B. est un copain d'école, avec qui je suis restée en contact. Vaguement.
Et pourtant il a longtemps fait partie de mon quotidien, des soirées aussi, des bonnes blagues et des virées improvisées.
On s'est connus sur les bancs de l'école, une très chouette école, et on fumait des bédos le midi dans le grand parc arboré.
J'ai plein de souvenirs et d'anectodes avec lui.
Le grand costaud au coeur si fragile.
Un physique imposant et un sourire à tomber.
Pourtant, je ne le voyais jamais avec une copine.
Pas même un petit flirt.
Au fil du temps, j'ai compris qu'il était tombé éperdument amoureux d'une nana de notre école.
Très belle. Très discrète. Très secrète.
Son approche a duré des mois, et, si nous l'encouragions, nous n'avions pourtant pour lui pas grand espoir.
Et un jour, à notre grande surprise, elle a plaqué son copain et est partie avec B.
Plusieurs années.
D'abord chacun chez soi, ou plutôt chez ses parents, puis un petit studio qu'ils avaient pris ensemble.
Elle parlait peu et j'avais du mal à la cerner, mais elle semblait sincèrement amoureuse de lui.
Et lui était si heureux qu'il ne touchait plus terre.
Elle ne lui prenait pas la tête, et était toujours agréable.
Un doux rêve.
Jusqu'à un soir, tard, où B. m'appelle en larmes.
Elle venait de rompre, et de quitter le studio avec ses meubles.
Je suis arrivée dans cet ancien nid d'amour dévasté.
Il manquait la moitié de tout.
Et surtout du coeur de mon ami.
Elle est partit avec un ancien de nos "camarades", qu'elle voyait de temps à autre.
Personne n'y avait prêté attention, car ils étaient dans la même classe, et avaient toujours été amis.
Il y avait finalement bien quelque chose. Et cette fille si douce au quotidien avait sans ménagement brisé un coeur.
J'ai réconforté B. comme j'ai pû, mais j'ai su que ce serait douloureux.
Et pendant un temps après tout ça, je n'ai plus eu que de vagues nouvelles.
Il sortait tant qu'il pouvait avec d'autres potes célibataires.
Les soirées de "couples", fatalement, ça le gonflait.
Il a fini par se trouver une nouvelle copine.
Qui s'est avéré le contraire de la précédente.
Jalouse et exigeante, elle l'a coupé de tous ses amis.
Pas très jolie, et plutôt complexée, elle lui a transmis ses angoisses, et il s'est mis lui aussi à se sentir mal dans sa peau.
De clash en clash, il en avait marre, et l'a quitté.
Mais elle a dégainé à ce moment la classique et fatale arme de non-séparation : une tentative de sucide.
Il est revenu, il est resté, et il est malheureux.
Hier, je reçois une alerte de copains d'avant.
C'est son ex qui s'est inscrite.
Elle est là, souriante, radieuse, plus belle encore.
J'hésite à la contacter. Juste un petit signe. Et finalement je ne le fais pas.
Puis le soir, un texto.
C'est son "actuelle". Elle me dit qu'elle va organiser une surprise pour son anniversaire, et qu'elle pense qu'il serait heureux que je sois là.
Je le pense aussi.
Peut-être à t'elle compris qu'il ne servait à rien de le couper de tous ses amis, et qu'il se sent seul et triste.
Je repense à lui, à nos bons moments, je serais contente de faire partie de la surprise, et j'ai peur pourtant de me retrouver face à une triste réalité.
Il est marqué au fer rouge, blessé à vie.
J'ai assisté à tout ça, et je n'ai rien pû faire.
C'est con. C'est un ami fidèle.