6.5.08

Le chaud et le froid

Voilà, c'est tout C.
Le chaud, et le froid.
Puis le froid, et le chaud.
Et là, je ne suis plus.

Mercredi déjà, on s'était "loupés". Petite déception.
Et samedi, je me suis "manquée".
Comme aurait dit mon marseillais...
Pourtant, tout avait commencé sur une note plutôt légère.
Un petit barbecue au soleil couchant.
Précédé de quelques messages "tu fais que ce soir ?", "un bbq et après je sais pas, et toi ?", "pour l'instant je bosses, je verrais plus tard"...
J'avais le sentiment qu'on allait se voir.
Ce soir là, 17 ans jour pour jour après notre premier baiser, notre première nuit, chaste.
Il le fallait.
Plus tard, vers 1h, il me dit qu'il est encore à table, l'anniversaire d'un pote, mais il me tient au courant.
Je pars au pub, je vais attendre sagement.
L'ambiance est morte. Il n'y a presque personne.
Je tombe sur les p'tits jeunes qu'il connaît, et qui du coup commencent à me connaître aussi.
Je crois que je suis leur faire-valoir de la soirée.
Il se sente plus "grand", plus en confiance.
On rit, ils me demandent pourquoi je ne suis pas avec C.
Oui, pourquoi d'abord ?
Il m'envoie un message pour me dire qu'il va au XX, une boîte dans le coin.
Je demande si je peux venir.
"si tu veux, nous on est entre potes"
"moi ça ne me gêne pas, je fais ma vie, mais est-ce que ça te déranges ?"
"c'est pas question que ça me dérange, c'est que tu sais comment je suis quand je suis avec mes potes : pas très réceptif"
"tu es déjà parti ?"
"oui ?"
"si je te cherche, tu es où ?" (cette boîte est immense).
Plus de réponse.
Je me demande si je dois y aller ou pas.
Il me chauffe depuis une semaine. M'envoie un message pour me dire où il va.
Je comprends que c'est pour que je l'y rejoigne, sinon pourquoi me dire où ?
Et il me refroidit en me prévenant qu'il ne va pas me calculer.
Une heure après, j'ai pris la route, tout doucement, en me disant que je faisais une connerie.
Forcément, j'ai galéré pour le retrouver.
Et je tombe finalement sur lui, dans un couloir, en grande discussion avec une pétasse.
Il me claque une bise sans me calculer, et retourne à sa discussion.
J'encaisse.
Je trouve ses potes, qui eux, au moins, sont très contents de me voir. Surtout R., dont c'est l'anniversaire, et qui a bien trop bu.
P. me fait danser. Il me demande ce que je fais là.
La première et dernière fois que je l'ai vu, c'était la fois où j'avais dormi chez R. avec C.
Il était là, et entre deux parties de foot sur la console, m'avait demandé de lui livrer, avec le recul que je pouvais avoir maintenant, les secrets de la réussite d'un couple, et ce qui fait tout foirer.
La routine, la jalousie.
Mais c'est très personnel comme sujet. Chacun aura une expérience différente.
P. ne me lâche pas de la soirée, mais pas pour me draguer. Il veut me soutenir je crois. Je le comprends comme ça. Et lui a compris que je m'étais prise dans les mailles du filet et que j'allais creuver comme ça, la gueule ouverte, asphixiée.
Il me redit que C. est un ami formidable. Et qu'il voudra peut-être se poser un jour.
Ce que je comprends surtout, c'est que ce qu'il y a de mieux chez C., ce sont ses potes...
Il ne réapparaît pas de la soirée.
Je ne sais pas où il est, mais je ne le cherche pas.
Pas envie de me confronter à une éventuelle réalité qui me déchirerait.
Il ne revient qu'au moment de partir.
P. m'a dit entre temps que dans leur groupe, c'est difficile d'avoir une "histoire", parce-que dès que l'un d'eux à une nana, les autres le charrie sans arrêt, le vanne, se moquent...
Je m'en doutais, mais je comprends mieux.
C. me demande où je dors.
Je ris, et je ne réponds pas. Je retourne danser avec R. qui m'enlace fort pour se soutenir.
C. enrage, il faut y aller. Il n'a pas sa voiture, il me dit qu'il m'appelle plus tard.
Mais P. m'avait entre temps proposé de venir boire un dernier verre chez R., là où sont leurs voitures. Je lui avais dit que si C. ne me l'avait pas proposé, c'est qu'il n'avait pas envie que je vienne. Il me dit "tu t'en fous, moi je t'invite, et tu viens. C'est tout".
Je dis donc à C. que ses potes m'ont invité. "Tu fais ce que tu veux".
Il est fâché je crois.
Je prends la route de chez R., et, hasard, je suis une de leur voiture.
Je me gare un peu plus loin qu'eux de la maison, et le temps de prendre mes affaires, je vois C. monter dans sa voiture et partir.
Je suis verte.
Dégoutée.
Je descends.
Les gars aussi sont très surpris.
Ils ne savent plus quoi me dire.
P. tente une blague. Mais je suis trop énervée pour rire.
J'essaie de faire bonne figure, de garder un semblant de dignité.
R. insiste pour que je vienne boire le champagne. Je refuse. J'en ai gros sur le coeur. Et en même temps, je m'attendais à quoi ?
Avant de remonter dans ma voiture, j'entends le bip de mon téléphone.
Message de C. : "tu fais quoi alors ?".
Il m'attend chez lui.
Je repars avec le sourire, comme une conne que je suis.
Dès qu'il ouvre la porte, c'est très très chaud.
Et ça dure des heures.
Des heures sublimes où il me dit qu'il veut me faire vibrer.
Et il fait ça très bien.
On s'endors alors qu'il fait déjà jour.
Enfin lui, moi je n'ai pas fermé l'oeil.
Quand il se réveille, plusieurs heures après, il est tout câlin, et me caresse doucement le corps.
C'est reparti pour un tour.

Puis, au revoir, à bientôt, bon dimanche.

Tout l'après-midi je n'ai repensé qu'à ça.
Le chaud, le froid, le froid, le chaud.
Il en joue très bien.
Dans la soirée, je lui envoie un message, qui ne demandait pas de réponse, et heureusement, car il n'y en a pas eu.
Aujourd'hui encore, j'attends, j'espère, et pas de signes de lui...

Le chaud, le froid...
Je crois que je ne l'attraperais jamais...

1 Comments:

At 11:31 PM, Anonymous Anonyme said...

Tain, mais c'gars ... il est super compliqué et i s'fait vraiment pas c***!
Tu dois trop craquer franchement ... ! Bon courage en tous cas ... Chez moi, les choses sont tout autres.... !

 

Enregistrer un commentaire

<< Home