Putain de Pete
Eh ouais ! je suis fachée après lui !
Mais je n'en attendais pas moins !
Ce week-end, je creuvais d'envie d'aller au Festival Furia, mais des obligations familiales chiantes m'avaient contraintes à faire un trait sur cette éventualité !
C'est donc la mort dans l'âme que je m'étais convaincue que les Babyshambles repasseraient peut-être un jour dans ma cambrousse, et que non, je n'allais pas mourir de savoir Pete Doherty à quelques tout petits kilomètres de là sans pouvoir y aller !
Non, je ne suis pas une groupie.
Mais Pete sur scène, merde, j'en avais vraiment envie.
En même temps, j'avais bien pensé à l'éventualité qu'il y brille par son absence, comme dans la moitié de ses concerts, où il trop camé pour ne serait-ce que se rappeler qu'il avait un truc à faire : aller chanter devant son public qui l'attend sous la pluie depuis des heures (je sais, j'abuse, samedi il faisait super beau !).
Lundi, je surfe donc sur le forum Furia, et je découvre, sans surprise et rassurée, égoïste que je suis, que Pete n'a pas daigné venir. Si j'ai bien suivi (sur un site anglais cette fois), il a carrément planté le groupe qui l'a attendu deux heures avant d'abandonner !
Sympa pour ceux qui l'attendait.
Du coup, j'ai finalement été contente de ne pas avoir pû aller à Furia, parce-que franchement, je l'aurais eu super mauvaise (même si il y avait d'autres groupes bien).
Quand on voit dans quel(s) état(s) ce mec se met, je ne lui prédis pas un avenir glorieux, et pourtant quel dommage, car pour ma part je le trouve bourré de talent, et de génie.
Malheureusement, là, il en a un coup dans le casque !!!

Dans un autre registre, j'ai décidé de ne pas appeler C. Du moins par pour le moment. Peut-être qu'avec l'été j'oublierais. En tout cas je laisse une chance à mon homme de changer. Je me permet de le dire car nous savons tout les deux que le problème vient de lui. Je ne cherche pas à transformer celui dont je suis tombée éperduement amoureuse au premier regard, et dont au second j'ai trouvé quelques défauts, mais juste à nous rendre la vie plus douce, et plus vivable !
Pour l'instant, il respecte son engagement, et je dois avouer que comme ça, je l'aime comme au premier jour.
Si ça pouvait durer toujours, j'arrêterais de faire la girouette, et surtout de me prendre la tête !
Mise au point

Week-end champagnisé...
Encore un mariage...
Une plutôt belle fête si l'on met de côté le fait que j'ai raté la moitié de la messe (pas de ma faute en plus !), et si l'on met aussi de côté que les mariés ont fait avec leurs moyens, et que l'on sent bien que quand on n'a pas énormément d'argent on nous prend pour des cons !
Bref, beau mariage.
Vus tous mes cousins que je ne vois qu'en ces occasions, alors que pourtant, comme dirait ma cousine N., on s'aime tous bien. Allez comprendre !
Rencontrés des amis des mariés très sympas, et très marrants.
Dansé jusqu'au bout de la nuit sur de la funk : je crois que ce con d'animateur qui se prenait pour Laurent Boyer ne connaissait que la funk !
Bu bien bien plus que de raison ! Avantage non-négligeable, je n'ai rapidement plus sentis mes pieds qui se tordaient de douleur dans mes chaussures neuves...
Et puis, surtout, pas de prise de gueule avec mon homme jaloux. En fait on avait anticipé, et on avait fait ça la veille !
21h30, je rentre de courses, creuvée, stressée, mais contente de rentrer.
Je tente de préparer le dîner d'une main, en rangeant les courses de l'autre.
Je vois bien qu'il fait la gueule. Et depuis plusieurs jours.
Mais, est-ce l'hypothétique perspective d'un flirt avec C., tout me passe au dessus, et je le laisse faire la gueule sans gémir, sans pleurer, sans insister.
Il s'en est forcément rendu compte, et à dû s'inquiéter de ce manque d'intérêt, de cette insensibilité, moi, si fragile d'habitude.
Donc, entre deux passements de jambes (Arggghhh, la coupe du monde !), il commence à me questionner sur un truc tout con. Une fête l'année dernière. Il pense que je lui ai menti, et depuis une semaine, quelque chose lui a mis la puce à l'oreille, et il rumine (ah, je me disais bien aussi !). Comme de par hasard, l'objet de la discorde est C. Or l'année dernière il était partit très tôt, et nous n'avions pas du tout passé la soirée avec lui. Il enquête, essaie de me faire dire des choses qui ne sont pas vraies.
Je garde un calme olympien.
Je ne suis coupable de rien (de rien de concret en tout cas), et je n'ai rien d'autre à me reprocher que quelques rêves un peu chaud.
J'en profite pour enchaîner sur mon manque de liberté et sur sa jalousie.
Lui aussi reste calme, et je m'en étonne.
Je lui déballe tout ce que j'ai sur coeur. Mes amis que je ne vois plus à cause de lui. L'angoisse que j'ai à chaque soirée qu'il me fasse une crise de jalousie pour rien. Tout.
Et il encaisse. Reconnaît. Et me signale que lui n'a pas d'ami(e)s extérieures, etc., et que donc je ne peux pas me rendre compte de ce que ça fait, et que je serais surement jalouse aussi.
On décide de se laisser plus de liberté de voir d'anciens amis (du sexe opposé, puisque c'est bien l'objet de la discorde).
Et samedi, au mariage, mise en application. J'ai librement papillonné d'un invité (ou une hein !) à l'autre, sans rester scotchée à lui de peur d'une crise. Du coup il a fait de même.
Je ne sais pas lui, mais j'ai pour ma part passé une très bonne soirée, et ça me confirme que c'est bien le problème majeur de mon couple : un manque de confiance évident.
Bon, j'ai quand-même envie de voir C. Par pour qu'il se passe quelque chose, mais pour savoir.
J'ai vraiment senti quelque chose de fort entre nous, à une période de ras-le-bol de mon couple, et j'ai envie de savoir si j'ai raison de rester, ou si je dois prendre une décision plus grave.
Mon double et moi

Ah là là, j'ai de nouveau envie d'écrire, le clavier qui me démange, c'est pas très bon tout ça !
C'est même chez moi signe de déprime...
Ou au moins d'un malaise lattent. Quelque chose qui coince quelque part et qui libère les mots.
D'ailleurs, j'écris un livre, épisodiquement, rythmé par mes angoisses et mes chagrins.
Finalement, j'aime assez être dans cet état d'esprit, et j'avoue parfois le rechercher, le cultiver...
En ce moment, une de mes cousines fait le trajet avec moi jusqu'à Paris. Je l'emmène, car elle s'est trouvé un petit job d'été sur Paris.
Ma cousine est mon clone, avec 10 ans et peut-être aussi 10 kilos de moins.
C'est rageant.
Alors que je ne me sentais pas trop mal dans ma peau, je la vois débarquer, reflet des mes 16 ans, et elle m'a presque recollé le cafard (de toute façon, depuis samedi je vacillais déjà) !
Elle est belle, elle est jeune, elle s'éclate.
D'un coup j'ai eu le sentiment d'être une vieille conne.
Ca m'a drôlement fait chier.
Pas envie d'être vieille.
Encore moins d'être conne.
Mais à être trop cool avec une ado, ne vais-je pas passer pour la darone qui veut faire jeune ? Et là, je trouve ça carrément pitoyable.
Bon, c'est vrai, je n'ai quand même que 28 ans, et ma date limite est encore assez loin (je l'espère), mais ça m'a fait tout drôle quand même.
J'espère en tout cas que les gens dans le train nous ont pris pour des soeurs, et pas pour mère et fille, ça ça me tuerais je crois !
Sinon, comme je ne peux jamais m'empêcher de faire une connerie, hier j'ai appelé C.
Non, en fait j'ai appelé sa mère pour avoir son numéro de portable, qui me l'a très gentiment donné.
Je me suis excusée de l'attitude de mon homme samedi.
Ca lui a fait plaisir je crois, parce-qu'il n'a pas très bien compris pourquoi il était si agressif.
Moi non plus d'ailleurs. J'ai pensé qu'il était jaloux, et je l'ai dit à C., mais mon homme m'a pourtant assuré que non, ce n'était pas de la jalousie. Mon oeil tiens !
C. m'a dit, "du coup on peu discuter là ?"
Euh, bah oui, c'est un peu pour ça que je t'appelle, mais je n'allais pas te le dire comme ça !!!
On discute un bon quart d'heure. Me propose, maintenant que j'ai son numéro, de le rappeler si je veux qu'on se voit. Hmmmmm ! Why not.
Puis gêné, ajoute, "même avec ton copain si il s'est calmé".
Là je me dis qu'il n'a rien compris, et lui explique que ça ne sera pas possible.
Ok. On reparle, de moi surtout, il me pose beaucoup de question sur ma vie, ma situation, tout ça.
Je lui dis la vérité. J'ai fait un choix qui n'est pas tous les jours rose. Je le provoque je le sais. Mais j'ai envie de savoir.
Il me redis de l'appeler pour qu'on se voit, qu'il peut se déplacer facilement et rapidement. Il a oublié mon copain. Il a oublié ma copine dont finalement il me parle à peine, et dont en réponse je lui laisse entendre qu'il n'y a de toute façon pas moyen (nb : penser à appeler ma copine pour vérifier quand-même). Il rit.
Je n'aime pas trop sa voix au téléphone, mais j'aime ce qu'il dit.
J'ai envie de l'appeler, de lui fixer un rendez-vous demain.
Mais je ne le ferais pas.
C'est bien trop tôt.
Ca me ronge pourtant, mais il me faut attendre.
Un mercredi peut-être. Après-midi. Je suis plus libre.
Et puis c'est moins provocant qu'un soir. Moins direct.
Il me dit de l'appeler, qu'il ne prendra pas mon numéro pour ne pas risquer de tomber sur mon copain ou d'appeler à un mauvais moment. J'appelais en anonyme. Il ne l'a vraiment pas.
Je suis partagée : l'a t'il vraiment fait pour cette raison, ou bien pour ne pas avoir à me rappeler ?
Quand on est attiré on n'est pas très objectif.
Et je ne peux pas en parler vraiment à ma copine, puisqu'elle avait l'impression qu'il la regardait, et qu'elle en aurait bien fait son amuse-gueule ! D'un soir m'a t'elle dit, car un mec qui cumule la chasse et le foot, c'est vraiment trop pour elle, sans compter que sortie de Paris, c'est la brousse, et que bon, pour une soirée ça va, mais pour ne serait-ce qu'une semaine c'est déjà dans le domaine de l'impensable et de l'impossible.
C. m'attire parce-que j'ai le sentiment qu'il est différent.
Oui, mais différent comment ?
Mon homme je le connais, je connais ses défauts, et je vis avec.
Un autre m'attirera pas ses différences, ses qualités que le mien n'a pas, mais à ce moment là je ne peux pas voir ses défauts, qui seront peut-être pires encore, peut-être insupportables, invivables.
C'est facile d'idéaliser quelqu'un que l'on ne connaît pas plus que dans un vieux souvenir d'enfance, et de quelques mots échangés à une soirée.
C'est facile de se laisser aller à croire que la vie serait meilleure, plus douce.
Je ne suis pas tant à plaindre, car je vis avec quelqu'un que j'aime énormément malgré tout.
Comme un fait exprès, hier soir il était adorable, prévenant, proche.
Je me suis dit que je suis vraiment une salope.
Je me suis dit que je ne le mérite pas.
En même temps, si la tête me tourne ainsi, c'est bien que quelque chose ne va pas.
J'ai parfois l'impression d'étouffer, et hormis sa jalousie, je pense que la vie de couple me pèse, sans qu'il n'y ai aucun rapport direct avec lui.
Le quotidien est routinier, même si nous sortons et avons de nombreux amis.
Quelque chose m'échappe, et je ne sais pas encore quoi.
Je pense aller voir un psy, un conseiller, quelqu'un de neutre qui verra peut-être plus clair en moi que moi-même.
J'ai remarqué un cycle de 3 mois environ entre mes différentes crises.
Je ne vois pas à quoi cela peut correspondre.
Et si l'amour ne dure que 3 ans, j'achève l'année prochaine un troisième tour houleux.
A quel moment peut-on savoir que l'on doit arrêter de rejouer ?
Envie d'ailleurs...

Le coeur froissé, l'esprit en veille, j'ai des envies d'ailleurs, des envies d'autres...
Et toujours cette même question, qui revient cycliquement : "comment je l'aime ?".
Je crois avoir peur un jour de me dire que je l'aime par habitude. Et pourtant quand je le regarde, je ne vois pas ma vie sans lui.
Je ne la vois pas non plus qu'avec lui. Et il m'arrive de m'éprendre d'un autre. Le temps d'un soir, de quelques jours, parfois plus. J'ai la tête ailleurs, j'évite de me poser trop de questions, et chaque fois que je ferme les yeux, c'est l'autre que je vois, nos regards, nos caresses.
L'objet de ma passagère convoitise n'est jamais innocent. Je ne fantasme pas sur quelqu'un que je ne pourrais jamais avoir. Je ne fantasme pas sur quelqu'un qui ne m'aurait pas laissé croire quelque chose possible.
C'est là tout le problème.
Si je veux, je peux.
Et je me ronge à vouloir fuir sans m'autoriser à détruire.
Alors je subis, en attendant que ça passe.
Des fois ça ne passe pas, et ça fait mal.
J'ai chaque année un ami d'enfance qui organise une grande fête, à laquelle sont conviés plein d'anciens de mon collège, en plus d'autres personnes d'horizons divers.
C'est une fête que j'aime beaucoup. Hormis une amie qui s'y rend avec moi chaque année, je ne vois plus aucunes de ces têtes.
Alors on se retrouve comme dans une chanson de Bruel, et on étale nos vies.
On fait le point sur son parcours, sur celui des autres. On se remémore de veilles histoires, et on rit beaucoup.
Ca a quelque chose d'apaisant.
Comme une remise à zéro des compteurs.
J'aime cette fête que j'apréhende pourtant chaque fois.
L'année dernière, j'étais très déçue que mon premier amour ne soit pas venu. Nous sommes restés très complices, et pas indifférent l'un à l'autre.
Un petit jeu de séduction s'est instauré au fil du temps. Je l'apprécie vraiment beaucoup.
Il était mon meilleur ami, quand j'avais 13-14 ans, avant d'être mon premier !
Il était le canon que tout le monde voulait, et il n'avait d'yeux que pour moi.
Après nous sommes restés amis, très proches.
Puis il a choisit le jour où je lui annonçait que j'étais enceinte pour me dire qu'il m'aimait toujours, et qu'il aurait dû me le dire plus tôt.
Je suis sûre qu'on aurait fait de belles choses ensemble.
Il y a forcément plusieurs hommes qui nous sont destinés.
Lui en faisait partie.
L'année précédente, donc, j'étais déçue, mais ça n'a pas duré très longtemps.
Voilà qu'arrive un copain que je n'avais pas vu depuis, ouf ! plus de dix ans.
On avait vaguement flirté ensemble, et je l'aimais beaucoup, mais ma meilleure amie de l'époque était très amoureuse de lui, et il m'avait fallu faire un choix.
Au final, je ne crois pas avoir fait le bon, car l'année suivante, on ne se parlait plus, et on ne s'est plus jamais reparlé !!!
C'est maintenant un très beau mec. Il m'a dragué à mort l'année dernière, et j'avais (honteusement j'avoue), laissé entendre que je pouvais être un peu disponible. Bien entendu, il sait que j'ai quelqu'un, que j'ai un enfant, et tout et tout.
Las, il partait tôt pour aller à un mariage.
La mort dans l'âme, je l'ai laissé partir, et n'y ai plus pensé.
Alors que mon chéri ne vient jamais à cette fête, qui l'emmerde profondément, cette année il était là.
Et l'autre aussi (que je vais appeler C.).
Quelle ne fût pas la tête C. quand je lui ai présenté mon copain. Décomposé au point que mon homme s'en est aperçu.
Lui, le jaloux de service, ne l'a alors plus laché des yeux, lesquels croisaient souvent les miens.
C. est venu à plusieurs reprises discuter avec nous. Mon homme refusait quasiment toute discussion, sauf pour l'envoyer chier.
C., diplomate, a essayé de trouver un terrain d'entente, de l'amadouer, et a presque réussi.
J'admire le tour de force.
Je crois qu'il a plus ou moins dragué ma copine. Enfin c'est ce qu'elle pense. Moi j'ai surtout vu qu'il ne regardait que moi. Comme l'année passée. Et qu'il faisait beaucoup d'allusions à mon couple.
Mais mon amie a vu ce qu'elle avait envie de voir, et moi aussi peut-être.
Alors comment savoir ?
J'ai passé la soirée à guetter discrètement ses oeillades. Et à boire quand il est partit.
Puis j'ai passé le week-end à le voir chaque fois que je fermais les yeux.
Désagréable sensation d'être ici et ailleurs en même temps.
De ne pas être à sa place.
De ne pas savoir.
J'ai pensé à lui comme à l'homme idéal.
Ma sensibilité à fleur de peau.
Et à regarder mon homme en me disant que je suis mauvaise, et que je n'ai pas le droit de faire ça.
J'ai envie d'appeler C., de le voir, de lui parler.
Mais pourquoi ? Qu'est-ce que cela m'apportera ?
Peut-être me rendrais-je compte que finalement c'est un con, ou qu'il n'est pas celui que j'imaginais ?
Peut-être me rendrais-je compte qu'il est comme je le rêvais, et je foutrais alors en l'air ma famille, un homme que j'aime malgré mes doutes, un fils qui a besoin de nous, et un projet de vie dans lequel nous avançons main dans la main ?
Il y a des choses dans la vie qui me dépassent.
Il y a des choix que je ne me résignerais jamais à faire, et qui pourtant me bouffent la vie.