Le tic tac
Ce post aurait aussi pû s'appeler "tous les hommes sont-ils des obsédés ?". Mais bon, passons...Ca y est ! j'ai marié ma meilleure amie !
Drôle d'impression que de la voir, si belle, entrer dans l'église au bras de son père qui est presque le mien.
Drôle de sentiment que celui qui m'a envahi alors, et qui a fait monter les larmes jusqu'à ce qu'elles perlent au coin de mes yeux.
Drôle de vide éprouvé quand la cérémonie fût terminée.
J'ai fini par faire un scène à mon chéri pendant le dîner, prétextant qu'il ne s'occupait pas assez de moi.
En fait, j'étais juste un peu larguée par tout ça.
Un peu triste de voir partir mon amie d'enfance. De la voir adulte. Femme. Mariée.
Appartenir à quelqu'un d'autre, même si notre amitié ne nous liait pas exclusivement.
Mon ami n'a pas compris ce moment de solitude que j'ai vécu et pour lequel j'ai tenté de l'interpeller.
Tant pis.
J'ai bu du champagne.
Et j'ai oublié que la fête aurait une fin.
Mais soyons honnête, je suis très heureuse pour elle. D'autant que j'apprécie et j'estime beaucoup celui qui est à présent son mari. C'est quelqu'un de bien. Je sais qu'elle sera heureuse.
Je sais aussi qu'il ne sera jamais une barrière entre elle et moi.
C'est essentiel.
Il est son autre.
(ah ah ah !)
Pour l'occasion, j'avais spécialement arboré une coiffure hérisson de ma composition. Elle m'a valu beaucoup de commentaires. Pas les meilleurs je crois.
Moi je la trouvais très chouette.
Et puis j'étais témoin, et le témoin se doit de faire également son petit effet.
Ce qui fût !
En fait cette coiffure m'a aussi, accessoirement, permis de camoufler une petite erreur de débutante, mais que j'ai pourtant faite : la teinture de cheveux maison cinq jours avant un évènement !
Pas un instant je n'avais pensé que la couleur ne serait pas celle de la boîte.
J'aurais dû !
De châtain clair j'ai viré orange.
Ce qui m'a valu au bureau le surom de tic-tac.
J'aurais dû éviter de porter un pull vert clair ! des fois, vraiment, je me demande à quoi je pense !
Depuis, je ne mets plus que du rose et du marron. Ca va beaucoup mieux avec le orange !
Ce qui m'amène, sans aucune transition, à l'enterrement !
Et oui, l'enterrement de vie de jeune fille.
Comme il se doit.
A Paris, avec 13 nanas déchaînées...
Ma topine a joué le jeu à fond. Et je dois dire qu'elle a fait l'unanimité.
Nous avons rencontré plein de gens, charmants, et nous sommes fait prendre en photo par tous les touristes japonais des bateaux mouches...
Pourant, ce jour là, je n'avais pas encore les cheveux oranges, et ne portait pas mon pull vert !
L'après-midi fut splendide et mouvementé.
Le resto excellent.
Le pub, bof bof ! J'en profite donc pour faire une petite mauvaise pub au Latin Corner.
Il faut absolument savoir que, si effectivement les mecs sont torses nus et en boxer, il n'y en a AUCUN qui vaille le coup d'oeil ! Je n'ai même pas vu l'ombre d'un pec ou d'un abdo ! de plus ils ne sont pas très beau, et le seul qui ai une petite gueule sympa est tellement imbu de sa personne qu'il ferait fuir n'importe quelle femme doté d'un cerveau.
D'ailleurs, il n'y a dans ce pub que des nanas !
A vu de nez que des petites pétasses en train de mouiller leurs chaises (pardon aux autres, si il y en avait, mais je ne les ai pas vu !).
Le bouquet, arrivées à 1h largement passée, personne n'a eu la décence de nous dire que le pub fermait à 2h.
Résultat, notre commande arrive à 1h35.
La lumière se rallume 10mn plus tard, et on commence à nous mettre la pression pour finir vite nos verres et nous barrer !
13 nanas furieuses, donc, quand un des serveurs nous demande à la sortie si nous avons passé une bonne soirée.
"Pas vraiment non ! tu veux que je développe ???"
Mais le gars n'a rien voulu entendre, estimant que déjà, on avait eu le privilège de rentrer, et c'est déjà pas si mal !
AAAAAAAArrrrrrrrgggggghhhhhhhh !
Donc, mesdemoiselles, un conseil, fuyez le latin corner !
C'est en plus petit comité que nous avons fini la nuit en boite. Une petite boite très sympa. Dont je ne sais meme pas le nom !
Nous avons dansé jusqu'à 5 heures.
jusqu'à ce que nous ne soyons plus que nous et groupe de mecs que je n'avais pas remarqué jusqu'alors.
C'est le moment qu'a choisi le dj pour passer du zouk.
C'est là que les mecs se sont rués sur nous comme des mouches sur le miel.
C'est là que j'ai demandé aux autres de partir avant que ça ne tourne glauque.
Elles, toutes alcoolisées qu'elles étaient n'ont pas vu le mal et ont accepté de danser.
Moi, capitaine de soirée, j'avais heureusement les idées bien plus claires.
Après plusieurs refus, et alors que les autres filles acceptaient toutes les danses, je me retrouve collée à un mec gluant de sueur, frottant vigoureusement son entre-jambes sur ma cuisse. Je l'ai envoyé ballader. Il a eu du mal à rester courtois jusqu'au bout.
Là j'ai chopé les filles, et ont est parties.
Dans la rue je n'étais pas tranquille. J'avais peur que l'un ai mal pris la situation.
Nous sommes passées pour des allumeuses parce-que nous étions les dernières dans cette boite.
Il y a donc une limite à la liberté de s'amuser.
Elle s'arrête là où commence la perversité des hommes...


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