Hopelessly in Love

Hier B. est venu à la maison chercher des affaires dont je ne me sers plus et dont il a besoin pour ses cours.
Il est resté un moment à discuter. Mon chéri était dehors avec ses frères.
D'ailleurs, il parlait beaucoup. Comme si il était stressé, et cherchait un peu à le cacher.
Un peu puérile, mais c'est de son âge. Et ses yeux sont tellement beaux que de toute façon je ne crois pas avoir tout écouté.
J'ai cru qu'il n'allait plus partir.
Mon chéri est monté. Il lui a serré sèchement la main. La machoire crispé. J'ai senti le malaise.
Puis B. est parti.
Rendez-vous le lendemain matin. Je vais l'emmener à la gare un lundi sur deux. C'est moi qui l'ai proposé à sa mère. Ca l'arrange elle, ça l'arrange lui... ça m'arrange moi. C'est vraiment tordu !
Je suis tordue.
Qu'est-ce que je cherche à la fin.
Le soir au dîner, je l'annonce à mon chéri :
"tiens, demain j'emmène B. à la gare"
"tous les jours ?"
"non, un lundi sur deux"
"ah ! et il va prendre le train avec toi"
"vu qu'on va au même endroit, y'a des chances, ouais !"
(à ce moment de la conversation, je commençais à virer pivoine, et à bénir la lumière tamisée de la salle....)
"je l'aime pas ce gamin"
"pourquoi"
"il te regarde de trop près"
(gros blanc)
"M'enfin, il a l'âge de ton frère ! Pffffff !"
"Ouais, mais quand-même...."
Je vous épargne la suite. On s'est un peu accroché. J'ai tenté une défense vaseuse.
En tout cas B. est grillé, j'ai intérêt à me tenir à carreaux.
Ca va pas être facile :
ce matin nous avons pris le train. On a discuté tout le voyage, qui m'a paru soudainement tellement court !
Il était plus détendu qu'hier. Il parlait moins. Ecoutait plus.
Il a réussi à me glisser dans la conversation qu'il avait lâché sa copine.
Je pense que ce n'était pas innocent.
Dans les escalator, on s'est retrouvé étrangement proche. J'avais envie de le toucher, et le coeur qui battait la chamade.
Je regardais sa bouche, de profil. Je voulais la caresser de mes lèvres.
Et cette vague de chaleur, ce bien-être que j'ai ressenti. J'en avais presque honte de lui sourire comme ça.
Puis on s'est quitté, chacun est parti de son côté. Je me suis retournée.
Pas lui. Je ne crois pas.
Je le revois au pire dans quinze jours. Instant privilégié.
Wait, and see...


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