La vie
Des fois je pense...
des fois seulement...
La vie est un adversaire redoutable, car elle aura toujours le dernier mot,
mais rien n'empêche de mener tout au long de la partie.
Il faut juste savoir abattre les bonnes cartes...
Et quand je pense trop, je suis malheureuse.
Je me rends compte
Qu'à force de raconter mes histoires de coeur et de cul,
cela n'intéresse plus personne,
pas même moi.
Qu'à force de crier au loup, et de dire que je vais le quitter,
plus personne ne m'écoute ni ne me crois,
même plus moi.
J'ai décidé de ne plus parler ni écrire quoi que ce soit.
Au moins pour les 24 prochaines heures,
après tout, je suis en vacances...
Quand le manque s'installe
Si rien n'est encore très clair, les choses se précisent, et chaque discussion prend des airs de rupture, d'au-revoir.
C'est triste.
Ca me colle un cafard fou.
Tourner la page est vraiment difficile.
D'autant plus quand l'autre sait qu'il vous aime, malgré tout, et plus que tout,
et que ses intentions sont claires et durables.
Ca me fend le coeur chaque fois de le voir se torturer car il sait, plus que moi-même peut-être, que je vais partir.
Il le sent chaque jour, dans chaque geste, dans chaque mot.
Et il souffre, impuissant.
Et je le regarde souffrir, impuissante également face à mes sentiments qui me dépassent.
Hier j'ai reçu un message du C. mystérieux.
Un message de rupture.
Mais je n'ai pas trop compris, car mis à part un baiser volé qui n'avait pas de signification,
il ne s'est rien passé entre nous de plus qu'un petit jeu de séduction.
Visiblement, cette histoire l'a déstabilisé, l'a torturé, il a voulu que les choses soient claires.
Pour moi elles l'étaient.
Mon coeur est ailleurs de toute façon.
Mais il m'a fait rire.
Petit con va !
4 jours sans C.
Le début de longues semaines de sevrage obligatoire.
Du fait de mon absence, un peu.
Du fait de son travail, surtout.
Il me manque déjà.
Comment faire pour le sortir de ma tête et de mon coeur ?
Quelques mots de lui suffirait à me faire tout changer.
Dans un sens comme dans l'autre.
Mais je ne le sens ni prêt à me laisser partir,
ni prêt à s'engager.
Pas encore.
Et c'est ce doute qui me fait tenir.
J'espère. Oui, j'espère beaucoup. Et j'attends, patiemment.
Ce matin je me suis endormie dans le train,
de trop de soirées à se coucher tard,
de trop de nuit passées à réfléchir.
J'ai été réveillée par une femme très imposante, qui en s'asseyant m'a écrasé contre la vitre.
Tant mieux, j'étais arrivée...
Mensonges...
Ca y est, les mensonges ont été mis à jour...
C'est officiel.
Et ça s'est passé un peu violemment, verbalement, psychologiquement, physiquement.
A l'issue d'une soirée qui en ce qui me concerne avait été très bonne.
J'avais dit à C., vu la veille par hasard, où je serais le lendemain, et il est venu, exprès m'a t'il dit.
On a enfin réussi à se parler un peu de cette relation que nous entretenons, et il a été un peu plus rassurant qu'à l'accoutumée, un peu plus positif, sans revenir toutefois sur l'idée de base, qui est celle qu'il tient à son indépendance et à sa liberté. Mais il a rajouté "pour le moment".
Et aussi que je lui plais beaucoup.
Que l'on pourrait s'organiser quelque chose à l'extérieur, alors qu'il n'en a jamais été question.
Il a même fait une crise de jalousie à un de ses amis avec qui je dansais un peu trop près.
J'ai toujours cette impression que c'est possible.
Mais que ce sera long.
C'est donc le coeur un peu léger, de ce fait, que je termine la soirée dans une boite où je pensais voir mon homme avec ma rivale.
Au final, c'est moi qui me suis faite griller en flagrant délit de manque de confiance,
et en flagrant délit de discussion un peu trop proche avec un ami.
Ce qui a rendu fou monsieur.
Qui m'a traité de tous les noms.
A la maison, nous en sommes même venus aux mains,
et l'escalade de la violence, à tous les niveaux, de nos disputes,
ne me laisse pas grand espoir sur notre avenir commun.
Je l'ai mis devant ses mensonges, et il s'est énervé encore plus.
Il a minimisé cette relation.
A essayé de me faire culpabiliser d'une chose qui ne le valait absolument pas.
Tout est de ma faute.
Lui n'a rien fait, si ce n'est omettre quelques détails pour ne pas me blesser.
L'ambiance est plus que tendue.
Je ne vois pas bien ce qu'il cherche avec cette fille,
mais tout ça sent le roussi...
Duo gagnant !
Il y a des moments où on ne maitrise plus grand chose...
Et là, je lâche prise !
Soirée surréaliste.
On se retrouve entre nanas dans un endroit hyper romantique...
entourées du 3ème âge !
Maintenant qu'on est là, on décide d'en prendre notre parti et de s'amuser quand-même.
Mais même le Mojito a un goût de vieux...
1h30, on lève le camp.
Les pieds dans le sable, je danse encore sur du merengue et je me dis que cette soirée ne peux pas finir comme ça.
Une amie dort chez moi, et on doit se lever tôt.
Mais elle a comme moi un goût un peu amer dans la bouche,
une envie de se défouler.
Sur la route, je reçois un sms de C. qui me demande où je dors.
Je réponds que je dors chez moi, et que je suis avec une amie.
C'est idiot, mais ça me fait plaisir qu'il pense moi, même si au fond je sais ce qu'il cherche.
On bifurque vers le pub de mon pote.
Il y a énormément de monde.
Et je vois là, dehors, en train de discuter comme à son habitude, C.
Toujours aussi beau.
Toujours aussi sensuel.
Je finis ma cigarette et me décide à aller lui dire bonjour, car je sais qu'il ne m'a pas vue.
On discute. Plus que d'habitude.
C'est l'anniversaire de son ami P., celui que j'aime bien.
Ils sont tous là.
Et les réflexions fusent sur notre relation...
Il est gêné. Je le vois bien.
Et je me rends compte que définitivement tout le monde est au courant.
A l'intérieur, trop de monde, et de têtes connues.
Je crois que mon amie n'en reviens pas.
L'ambiance est à son comble.
Et là, je tombe sur l'ami du garçon mystérieux, l'autre C.
Il me dit qu'il est là.
Je ne le vois finalement que bien plus tard dans la soirée.
De loin il me fait signe de venir lui faire une bise, et surtout un bisou.
J'hallucine.
Je pensais qu'il ne voulait plus me voir.
Il me dit qu'il est là parce-que je lui avais dit que je viendrais ce week-end, et qu'il espérait que ce serait ce soir là.
C'est un hasard, car on ne devait y aller que le lendemain...
Ses regards sont plus qu'équivoques...
En partant, il m'embrasse.
Je ne comprends plus rien.
Il prend des risques.
Beaucoup.
On fini par rentrer, tard.
Et C. que je n'ai pas vu sortir, m'envoie des messages pour savoir si je le rejoins chez lui.
Et comme je réponds par la négative, il continue avec des messages de plus en plus chauds.
Encore un soir où nous nous sommes loupés...
Deux fois que je vais là-bas,
deux fois que je tombe sur eux-deux...
J'ai eu beaucoup de mal à trouver le sommeil.
Dans les bras de celui qui en ce moment me ment tellement.
13 juillet...
Ca aurait pû tout aussi bien être un vendredi,
j'aurais meme mieux compris !
C'est un week-end un peu merdique, je l'avoue.
Voir très très nul en fait.
On a passé notre temps,
du moins le peu que l'on s'est vus,
à s'engueuler...
Génial.
C'est pas comme ça que les choses vont s'arranger.
Mais s'arrangeront-elles ?
Pffffffff !
J'ai aussi essayé d'aller faire un tour à une soirée,
où j'étais sûre de voir C.
Et visiblement, je n'y étais pas trop la bienvenue...
Donc je me suis abstenue !
Et j'ai ruminé toute la soirée.
Le lendemain, on s'est loupés (il dormait ce cochon !),
et pour finir le lundi, il m'a envoyé toute la journée des messages pour qu'on se voit.
Mais je ne pouvais pas.
Je ne sais pas quand je le reverrais,
je ne sais pas si c'est bien de le revoir.
Je voulais appeler son meilleur ami,
pour parler avec lui de tout ça,
et en fait non, ça fait gamine je trouve.
Mais ça m'aurait sans doute apaisée...
Je ne sais pas où je vais,
rien ne va comme j'aurais pû l'espérer...
It's complicate !
28 jours
C'est exactement le nombre de jours que j'ai tenu...
Pourtant, je croyais m'en être sortie...
Et puis non, voilà que ça recommence.
Ce week-end je suis sortie avec des amies. Une petite fête de filles.
On se marre comme des ados.
Très bonne soirée.
Jusqu'à environ 1h30.
Où je vois le garçon mystérieux rentrer dans la salle.
Je me dis qu'il n'y a pas de hasard, car, si il ne donne pas de nouvelles et moi non plus, il savait depuis 15 jours que je serais là ce soir.
Il ne vient jamais là.
Mais insiste pour me faire croire que c'est vraiment un hasard.
Je suis un peu perturbée de le voir là.
Il évite mon regard, se méfie.
Il est accompagné d'amis, et aussi d'amis de sa nana.
Mal à l'aise. On arrive quand-même à se parler un peu à l'extérieur.
Une heure plus tard, je sors, seule, fumer une cigarette, et je me retrouve nez à nez avec C., que je n'avais pas vu depuis... 28 jours donc.
Plusieurs fois il m'avait relancé. Et j'avais fini par lui dire la vérité :
mes sentiments pour lui sont différents de ceux qu'il peut avoir à mon égard, et donc, sachant que lui ne cherche pas ce genre de relation, je décidais de prendre des distances, pour ne plus souffrir.
Il ne s'attendait pas à ça.
8 jours de silence avait suivi, jusqu'à ce soir là.
Il me claque une bise et se sauve, l'air de rien.
J'en tremble encore.
Je suis envoutée par ce mec.
Il revient d'un mariage, il est en costume, il est beau, comme toujours.
Ce mec a la classe.
Il fini par venir me parler, et me dit, en d'autres termes, que je lui ai manqué.
Et ce qui n'a pas manqué, c'est la suite...
Il m'a bien entendu proposé de passer chez lui.
Et il ne m'est même pas venu à l'esprit qu'il me serait possible de refuser.
Je l'ai dans la peau.
Quel dommage que ce ne soit pas réciproque.
Chez lui il me demande de rester dormir.
Je lui dit non.
Il est déjà 6 heures, et je ne vais pas pouvoir rester très longtemps.
Il veut savoir où j'en suis. Je le lui dit. Il me dit que j'ai fait une connerie et semble déçu.
Il se montre différent encore de tout ce que j'ai connu avec lui.
J'ai le sentiment qu'il veut faire le maximum pour que je me sente bien, il met le paquet sur tout.
Il est tendre et attentionné. Ce n'est pas ce que j'ai connu de lui.
Est-ce dû au fait qu'il sait maintenant que je ne suis plus "libre" comme avant, et qu'il le regrette ?
Je n'ose pas espérer un tel retournement de situation.
J'ai appris dans la soirée, en discutant avec ses amis, qu'en fait tous savaient que nous étions "ensemble". En revanche, il n'avait pas dit que l'on ne se voyait plus.
J'ai été très étonnée, moi qui croyais qu'il me cachait...
Une fois de plus je suis rentrée au petit jour par ces chemins sinueux, et j'avais le coeur gros.