21.4.08

Ce qui devait arriver...

Forcément, arriva !
A force de tirer sur l'élastique il m'a pété en pleine tronche...

Samedi, C. m'appelle pour savoir ce que je fais le soir.
Une visite à une amie, et après, je ne savais pas encore.
Mais pas envie de rentrer.
Ambiance trop tendue à la maison.
Pas envie de broyer du noir, de se regarder en chien de faïence,
et de se dire et redire les même choses,
qui au final ne font plus rien avancer.
22h30, il me renvoie un message, pour me demander où j'en suis, ce que je fais.
Je vais bientôt partir de chez mon amie, et aller boire un verre.
Il me demande de le tenir au courant.
Minuit passé, je lui envoie à mon tour un message, pour lui dire où je suis.
1/2 heure après, alors que je suis en pleine discussion avec un ami, je le vois du coin de l'oeil, avec ses amis.
Je l'ignore.
Il n'a pas vu que je l'avais vu.
Je finis par aller lui dire bonjour.
Je prends soin de discuter avec ses potes, d'aller danser avec d'autres, de m'amuser.
Et de le laisser tranquille.
Il me guette du regard.
Me surveille.
Toute la soirée.
Fermeture du pub, il fait mine de partir.
Je lui demande : "tu t'en vas"
"oui, mais pas sans toi".
Je le retrouve dans cette fameuse maison qui n'est pas la sienne, et où il vit pour quelques temps.
On discute, il s'inquiète de mes problèmes avec le père de mon fils.
Il me dit de ne pas déconner, de penser à mon enfant.
Il me dit que de toute façon, je vais "retourner" définitivement avec lui.
Je ne pense pas.
Je le lui dit.
A chaque fois qu'on se voit, il me parle de ça.
Je me demande au fond si ça ne l'inquiète pas.
J'ai envie de creuser un peu, j'y vais prudemment.
Et je lui demande si il viendrait me voir plus souvent si j'avais ma maison, à moi.
Il me dit que bien-sûr que oui.
Alors je me lance, et je sors cette petite phrase que je retourne dans ma tête depuis des jours :
"j'ai pas envie qu'entre nous ce soit juste une histoire de cul, mais si ça ne doit être que ça, alors ce sera une belle histoire de cul".
Ce à quoi il me réponds "mais tu sais, je ne suis pas prêt à m'engager".
Je lui réponds que je le sais, mais que je veux lui faire comprendre que je ne vois que lui, et que je ne suis pas là, à coucher à droite à gauche.
Il me dit que ça il le sait.
Je plaisante, et je lui dis de ne pas s'inquiéter, que je ne suis pas amoureuse.
Silence.
Il me demande de rester dormir avec lui.
Mais je ne peux pas, et je rentre au petit jour.

Forcément, réaction de mon mec en rentrant, parce-qu'il est tard,
parce-que je n'ai pas donné de nouvelles.
Parce-que j'abuse.
Certes.
Il a raison.
Il part tôt travailler.
Je suis dans le doute quand je me réveille.
Je suis fatiguée.
De ne pas avoir dormi.
De cette situation qui devient invivable.
Je vois ma mère, et je lui demande de venir quelques jours chez elle, pendant qu'elle ne sera pas là, dans 10 jours.
Elle comprend.
Il n'y a pas de problème.
Je rentre en fin d'après-midi, et je me prends un bloc de béton sur la tête.
Mon homme ne veut plus me voir, ne veut plus me parler, il me laisse le temps de faire mon sac, et de dégager, en laissant là mon fils.
Je sais que la situation peut dégénérer.
Il est très énervé.
Quelqu'un a pris soin dans la journée d'aller lui raconter d'horribles choses sur mon compte.
Des choses que j'aurais dites.
Alors que je ne les ai même jamais pensé.
Je lui rappelle que la personne qui se paye le droit de raconter tout ça, est connue pour avoir déjà agit de la même façon avec un autre couple.
Qu'il devrait quand-meme me connaître, et savoir que tout ça ce n'est pas possible.
Il ne se calme pas, je fais mes sacs, en larmes et je m'en vais.

Ma mère m'a foudroyée.
Je m'y attendais, mais pas à ce point quand-même.
Mon père l'a remis en place.
Merci papa.

Ma nuit d'évasion me coûte cher...

14.4.08

Pas de miracle

Week-end un peu étrange,
où j'ai dû écouter pendant des heures des quinquas vicelards et gravement en manque de sexe,
avec leurs blagues salaces, leurs 2,5 gr assumés, et leurs yeux dégoulinants sur mes seins.
Pour la bonne cause.
Parce-que c'est la "famille", même si ce n'est pas directement la mienne.
Alors j'ai fait ma plante verte.
J'ai souris, hoché la tête de temps à autre, et même presque enchaîné 2 phrases complètes de suite...
Jusqu'à ce que mon calvaire se termine.
J'ai pas envie de finir comme eux.
Frustrés et aigris après 35 ans de mariage.
Pas envie.

Comme on avait prévu le coup, on avait commencé l'apéro à 15 heures.
Ca a rendu cette soirée plus supportable que si j'avais été totalement sobre.
Après, on est rentrés, et on a discuté de tellement de conneries qu'au final je ne sais même plus de quoi !

J'étais distante.
Ailleurs.
Il l'a senti.
Je le fais souffrir bien plus qu'il ne le mérite, mais je n'y arrive pas.
Ce matin, nouvelle dispute.
Pour rien, trois fois rien.
Il me dit qu'on ne se supporte plus.
Qu'il faut qu'on se sépare.
Je ne sais pas trop quoi dire. Car j'y pense moi-même depuis longtemps maintenant, mais devant le fait accompli, ce n'est pas simple.
Tout se bouscule dans ma tête :
"est-ce que c'est vraiment ça que je veux " ?
Quitter un homme qui m'aime et qui s'occupe finalement bien de moi ?
Pour qui ?
Pour quoi ?
Et comment ?
Ca tourne, tourne, tourne, sans s'arrêter.

Dans le train, je m'endors, parce-que fatiguée, et parce-que pas envie de réfléchir.
Je me réveille juste à temps pour ne pas rater ma station.
Je monte mécaniquement l'escalator.
J'avais pensé en m'endormant que peut-être je me réveillerais et que tout cela serait terminé.
Mais non, une fois de plus, je suis la seule à pouvoir apporter une solution.
Rien n'a changé.
Il n'y a pas eu de miracle.

Je repousse l'échéance. En espérant quoi ?
Ce n'est pas facile de prendre de pareilles décisions.
Vraiment pas facile.
Et si je veux revenir en arrière ?
J'ai surtout peur de ça en fait.
Me rendre compte de ma bourde, et vivre toute ma vie avec ce poids.
Mais si ce n'est pas une erreur ?
Comment savoir ?

Donc pour bien compliquer l'affaire, j'ai appelé C. ce matin pour savoir si il voulait venir avec nous samedi.
Je pense qu'il ne viendra pas.
Mais il n'a pas dit non.

10.4.08

Suspens

Hier, j'ai passé la journée à me persuader qu'il ne fallait pas que je le contacte.
Alors à midi, j'ai été boire un café avec T.
Puis deux, puis trois...
Jusqu'à ce que je sois noyée.
J'aime bien passer du temps avec lui.
Il est intelligent, cultivé, il me comprend, et on a les même idées sur pas mal de chose.
Il est droit et respectueux.
Et surtout on se marre bien.
Il pourrait être un idéal.
Si il me plaisait.
Mais c'est fini, il ne me plaît plus.
Alors qu'il y a quelques mois, j'aurais tout foutu en l'air pour lui...
Mais l'eau a coulé sous les ponts depuis, et c'est loin derrière maintenant.
J'espère juste qu'il n'espère rien, car je suis trop contente de l'avoir pour le perdre aussi bêtement...
Après tout, c'est lui qui a mis un terme à notre relation.
Si tant est qu'il y avait une relation... m'enfin !

Dans le doute, je n'ai pas parlé de C.
Déjà parce-que je sais que cette histoire est contre ses principes.
Ensuite parce-que je me dis que si il a autre chose en tête, il va forcément le prendre un peu mal.
J'ai donc juste mis des barrières entre lui et moi, et pour l'instant elles tiennent.

Ce matin, clope au bec, soleil en coin, je marchais sur ces petits pavés que j'aime fouler pour aller travailler.
Et ma main m'a échappé l'espace de quelques secondes.
Juste le temps d'envoyer un sms et une petite photo que j'avais prévue exprès pour l'occasion, mais pas aujourd'hui m'étais-je promis.
Encore raté.
Message partit à 9h32.
Réponse, 12h18.
Entre deux, je crois que je suis morte 143 fois.
Au moins.

Je me suis forcée à faire autre chose pour oublier ce putain de téléphone.
J'ai 14 ans. 1/2 peut-être.
A peine plus...

J'attends une heure avant de répondre de nouveau.
Il me renvoie des "bisous tout doux".
Pffffiouuu.
Je respire.
Je ne réponds plus.
Et pourtant ça me démange. Trop !

Si je tiens le coup, je ne le rappelerais pas avant lundi,
et je lui proposerais de venir avec nous samedi prochain.
Si je tiens le coup...
Le week-end s'annonce long...

Très très très très looooooong.
Et moi je suis une vraie gamine !

8.4.08

Dubitative

Et bien voilà, j'ai passé une excellente soirée, mais je ne suis pas plus avancée...
On s'est retrouvé comme convenu dans cette maison qui n'est pas la sienne, mais où il vit pour quelques jours.
Ca sentait la naphtaline...
Mais pas lui. Lui il sentait très bon la vanille.

On s'est assis dans le salon, et on a discuté un moment.
De tout, de rien.
Je lui ai parlé de mes expériences de "draguée", et que ça ne me plaisais pas.
Je lui ai aussi parlé de ses amis, qui me disent de fuir.
Pour un, il connaît l'explication : c'est son habituelle technique de drague.
Pour l'autre, il ne m'a pas cru en fait. Il pense que ce n'est pas possible. Parce-que ce n'est soit-disant pas son genre de faire ça.
Je lui ai aussi dit que de toute façon, on ne m'avait rien dit qu'il ne m'avait pas déjà lui-même dit.
Et que par conséquent j'ai répondu à ses potes que j'étais parfaitement au courant.
Donc pas de problème.
Il a enchaîné sur la confirmation de ce qu'il m'avait déjà dit.
A savoir qu'il ne veut pas d'histoire sérieuse.
Qu'il a déjà donné, et que les nanas se sont barrées.
Qu'il ne veut pas de réflexions du style "pourquoi on ne s'est pas vus cette semaine", ni de coup de fil ou de textos tous les jours.
Je lui ai dit, ce qui est la vérité, que j'avais suffisament été enfermée pour être aujourd'hui en tout cas tout à fait d'accord avec lui.
Mais que contrairement à lui, j'y croyais encore.
Il m'a demandé si je connaissais un couple heureux ?
Oui, j'en connais, mais à la réflexion, pas beaucoup, c'est sûr.
Lui non plus, il voit mon histoire, celle de mon amie que je lui ai raconté, et il a 3 potes qui divorcent.
Et il m'achève en me disant qu'il n'a pas rencontré celle avec qui ça collerait. Et "on verra bien".
Je ne me suis pas sentie faire partie du "on".

Je n'ai pas trop posé de questions.
Je n'avais pas envie, ni de lui prendre la tête, ni d'entendre ses réponses qui auraient été un peu dures je crois.

Malgré tout ça, j'ai envie de prendre ma liberté, d'être chez moi, de pouvoir l'inviter, le voir plus souvent, dans la limite de ce qu'il juge raisonnable ou acceptable.

Que faire ?
Que faire ?
Que faire ?

6.4.08

Demain soir

Je le vois.
Demain soir.
Il a fait monter la pression tout le week-end pour ça.

Je n'ai vraiment pas envie d'être juste une histoire de cul dans sa vie.
Mais si au final ça ne doit être que ça,
et bien ce sera une belle histoire de cul.

C'est tout à fait en contradiction avec mon précédent message,
mais il est l'exception.
Si ça ne doit pas aller plus loin, j'aurais au moins essayé.
J'ai envie de sentir son souffle dans mon cou, ses mains sur ma peau, ses lèvres douce se promener sur mon corps...
Pourquoi me priver de tout cela ?
Je connais les règles du jeu.
A moi de ne pas tomber dans le panneau...

5.4.08

Fatale

Les hommes en ce moment me renvoient une image de moi qui n'est pas celle à laquelle j'étais habituée.

Depuis mercredi, et suite à mon craquage de bonne résolution de non-envoi de textos, s'en sont suivis des dizaines et des dizaines de messages, parfois tendres, et surtout de plus en plus chauds.
J'en suis même arrivée à échanger avec C. des photos, comment dire, compromettantes.
Et ça, ce n'est pas moi, du tout.
Mais je dois avouer y avoir pris beaucoup de plaisir.
C'est grave docteur ?
Peut-être pas. Juste une évolution. Mais il ne faut pas que ce petit jeu dure trop longtemps.
Car je suis très joueuse.
Trop.
Encore un de mes travers.
Mais je suis bonne perdante aussi.
Ca me sauvera peut-être.

Jeudi midi, j'ai déjeuné avec un copain de vacances, que je n'avais pas vu depuis 16 ans.
Il a changé.
Moi aussi.
On a pris une claque.
Et passé un très bon moment.
J'ai senti qu'il n'était pas indifférent, mais pas un mot plus haut que l'autre, pas un sous-entendu...
Dans la situation actuelle, je l'en remercie, je n'avais pas besoin de ça, et il a eu le tact de ne pas rentrer dans ce jeu.

Le soir, petit resto avec une amie.
Une fille calme et posée.
Je l'aime beaucoup.
On discute de tout et de rien.
Et aussi de C. parce-qu'elle le connait, lui, sa bande de potes, et leur mode de vie.
Rien de très rassurant au final.
Ils viennent d'un monde où la femme est objet, jolie et dispo, présente bien en famille et ferme sa gueule devant les amis.
A l'opposé de moi, de ma vie, de mes convictions.
Mais sans surprise. Je m'attendais un peu à cela. Je connais leur monde pour en avoir fait partie, involontairement.
Puis elle me lâche qu'apparement C. était très amoureux d'une fille, et qu'il s'est fait largué il y a quelques mois.
Ca ne me surprendrais pas en fait, puisqu'il m'a dit lui-même qu'il avait eux deux histoires sérieuses et que les nanas s'étaient barrées à cause de son mode de vie.
Et je pense aussi que de son groupe c'est un des plus sauvables.

Après le resto, on va au pub, boire un verre.
On discute encore longtemps. Dans notre bulle, malgré l'effervescence autour de nous.
Au moment de partir, parce-qu'elle fatiguait un peu, je vais aux toilettes.
Et me retrouve nez-à-nez avec ce beau (et jeune) gosse de B.
Sourire ravageur.
Serrage de son corps contre le mien.
Je lui glisse un petit mot, et lui dis que je vais revenir.
Ce mec m'attire, mais c'est une connerie.
Je continue, et je tombe sur les potes de C.
Mais pas lui.
Je le savais, car je l'avais eu au telephone avant de retrouver mon amie, et il bossait encore.
Son pote R. que j'avais recalé à la dernière soirée fait mine de me faire la tête pour la dernière fois.
Je le prends à la rigolade.
Il y a F. aussi, qui avait déjà essayé une autre fois, et que j'avais recalé aussi.
Il connaît mon amie et quand je lui dit où nous sommes assises, il va directement lui parler.
Quand je reviens, ils sont en grande discussion.
Je vais fumer une clope avec R. Je le taquine un peu. Il m'avoue qu'il n'a rien dit à C.
Je m'en doutais en fait.
Il cherche à savoir ce que j'attends de C. et de notre relation.
Rien.
Je me suis mise en mode "no reflexion".
Il à l'air triste et fatigué.
Je sens qu'au fond il m'aime bien et ne me fais pas la tête du tout.
Je me dis que lui aussi doit être un mec bien. Mais l'emprise du groupe a parfois mauvaise influence, et il se donne des airs et des manières parfois qui ne lui correspondent pas au fond.
J'ai en face de moi un homme blessé, je le sens, mais je n'en connais pas les raisons. J'ai compris un peu plus tard.
Mon amie s'en va.
Et moi je reste, discuter avec F.
Concrètement, j'essaie de choper des infos sur C. sans en avoir l'air.
Je tiens B. à bonne distance, mais il me lance des regards remplis de sous-entendus.
F. me questionne.
Qu'est-ce que j'attends de C. ?
C'est une habitude chez eux ?
Une relation pas prise de tête, mais pas me faire prendre pour une conne.
Il rit. Et me dit dans ce cas d'arrêter de voir C., car, il a beau être son pote, il se doit de me dire que ce n'est pas un mec sérieux, et que je vais souffrir.
Je lui réponds que dans la mesure où c'est compliqué dans ma vie en ce moment, cette relation me conviens très bien.
Il descends C. en flèche, et me dit qu'il a foiré de belles histoires car il est trop instable.
Soit.
Je m'en fous.
Il est vrai que je ne connais de lui que ce qu'il a bien voulu me montrer, et ce qu'on m'en a dit, en sachant que les différentes versions sont très contradictoires.
Mais à ce jour je pense que je cerne le problème.
Si il agit comme ça, ce n'est pas parce-que c'est un salaud.
Je pense qu'il attend beaucoup de la vie, et qu'il s'engage dans plein de choses à fond (son travail, ses passions, ses potes), et qu'il ne veut pas se faire voler tout cela par une nana.
Du coup, la nana passe après, et quitte à morfler parce-qu'elle se barre, il reste fidèle à ses envies, à ses désirs. Et le désir de stabilité, d'amour, de famille à soi, est secondaire chez lui. Pour le moment en tout cas.
Je romance peut-être. Il n'est peut-être qu'un salaud manipulateur.
Je le verrais de toute façon.
Même si j'aimerais une relation toute autre avec lui, je ne suis pas dupe.
Et je suis trop prévenue pour l'être.
Par C. le premier.

Arrive le moment où F. me dit que je suis jolie et intelligente, et que je ferais mieux de m'intéresser à quelqu'un qui a une meilleure estime des femmes. Comme R. par exemple.
Là, c'est moi qui ris.
R. a quand-même essayé de me serrer alors qu'il a une nana.
J'apprends en fait qu'il avait bien une nana, et que pour la première fois de sa vie il se sentait de s'engager sérieusement.
Alors il a quitté son appart pour une maison.
Et elle l'a quitté.
Fierté ? je ne sais pas. Il m'avait dit que ça n'allait pas très bien avec elle, mais j'avais pensé à un stratagème pour justifier la drague lourde qu'il m'a faite. En fait, il ne mentait pas, mais il dissimulait quelque chose de plus profond : elle est partie, et alors qu'il voulait enfin changer de vie, maintenant il souffre.
Gros revers.
J'avais senti cette douleur. En voilà peut-être un de récupérable.
Toujours est-il que les manoeuvres de F. pour faire passer C. pour un pourri, et me récupérer pour lui ou pour son pote sont pitoyables.
Je lui ai fait comprendre que j'étais bien au courant de tout.
Bien prévenue.
Et assez grande pour décider par moi-même.

Il s'en va à son tour.
Je me retrouve seule.
Et B. rapplique dans la seconde.
Il est beau. Il a un corps de folie. Il est jeune et fou.
J'aurais aimé tomber sur lui il y a quelques années.
Mais quelques années en arrière, il ne m'aurait pas même jetté un regard.
Je me rends compte que les dernières années ont été mes amies.
Je vois des amies de collèges, qui étaient très mignonnes et faisait craquer tout le monde, aujourd'hui trépassées par les années.
Et je remercie la vie de m'avoir fait commencer par le plus dur.
Je n'étais pas très jolie, pas très féminine, pas très fille tout court.
Et pourtant je plaisais quand-même.
Pas à tous, mais suffisament.
J'ai changé, beaucoup, physiquement, et souvent les gens ne me reconnaissent pas.
Les mecs s'extasient devant moi.
Je n'ai pas l'habitude.
La première fois, j'ai été flattée.
A force je trouve ça très lourd.
Finalement, je suis heureuse d'être comme je suis aujourd'hui car je me sens beaucoup mieux dans ma peau.
Mais à l'inverse, le revers de la médaille n'est pas très joli.

Avant, on prenait le temps de me connaître et de m'apprécier.
Aujourd'hui on me mate.
...

2.4.08

47 heures, 12 minutes et 33 secondes

C'est le temps que j'ai tenu avant de lui envoyer un sms...
Pitoyable...

S'en sont suivis des dizaines de textos, puis des photos, puis des...
Enfin bref, chaud quoi !

J'espère que ce mec ne prend pas son pied QUE à distance,
je vais avoir un problème sinon !

1.4.08

Deux jours déja

Enfin, un tout petit peu moins en fait.
Mais presque.
Je me retiens de l'appeler.
D'envoyer un message.
Et donc j'essaie d'éviter toute pensée qui m'amène à lui.
C'est difficile, car pour ne plus y penser, il faudrait que je sois complètement lobotomisée.
Ce qui n'est pas le cas.
Enfin je crois.

Je prépare ma super idée de cadeau d'anniversaire, et donc je dois garder le silence jusqu'à samedi.

Ces deux derniers jours m'ont parus une éternité.
Je n'ose même pas penser aux 3 ou 4 qu'il me reste...