19.5.06

Petite honte


Leçon n°1 : prendre soin de soi est une forme de respect envers soi-même et envers les autres.

Comment ai-je pû oublier cette putain de règle n°1 ???
Je ne sais plus vraiment.
Je crois que ça c'est fait progressivement.
Ca commence par le mascara qu'on zappe un jour sur deux sous prétexte d'excuses pitoyables, comme "ça pique les yeux" ou "le soir j'ai le flemme de me démaquiller"...
Après plusieurs mois, on ne se maquille plus du tout, et on est incapable de savoir depuis quand !
Ensuite, on enchaine sur le jean. Ah ouais, c'est bien plus confortable que ces petits pantalons ajustés qui me serrent le ventre, et bien plus pratique que les petites jupes avec lesquelles il faut sans cesse surveiller ses jambes (épilation nickel, croisement de jambes obligatoire, etc...).
Et puis, n'y a t'il pas qu'avec mon bon vieux jean que je peux mettre mes Air Max, les seules chaussures qui ne sont pas une torture pour mes pieds ?
Si ? Ah, bah en voilà une bonne raison.
J'avoue, au début je mettais des bottes à talons, et je trouvais ça très sex. Mais comme j'avais mal aux pieds et les jambes lourdes le soir, je me suis peu à peu laissée tenter par l'appel de la basket ! damned !
Voilà, ma déchéance de ces dernières années, résumée en quelques lignes.
A cela, il faut ajouter le port de lunettes. Avant, je ne les mettais que le dimanche entre 15h37 et 16h42. Le reste du temps, je portais des lentilles.
Maintenant que je bosses vraiment, l'écran me fatigue tellement les yeux que je ne les supporte pas plus d'une heure. Du coup, je me suis offert une panoplie de lunettes toutes formes et toutes couleurs, et je ne mets plus mes lentilles que le week-end. Enfin au début, parce-que je me suis vite laissée aller à ne plus les mettre que pour de rares occasions (quoi que, c'est encore le seul point sur lequel je fais un brin d'effort).

Tout ça pour en arriver à avant-hier, où, dans toute ma splendeur d'un mercredi grisâtre, j'avais revêtu mon jean pourave, mes bonnes vieilles baskets sus-citées, et une chouette petite veste violette (si si, elle est vraiment chouette ! c'était bien la seule chose!). 19h28, je descends du train. L'oeil hagard, le cheveu terne, la démarche nonchalante.
Et là, je tombe sur... un ex ! Avec son fils d'à peine un an.
On discute un moment (on s'était quittés en excellent terme, l'issue de notre relation ayant été claire pour nous deux dès le départ, puisque nous étions respectivement l'amant et la maitresse de l'autre, à une époque où nous étions chacun en couple, et sûrs de ne pas le rester !). Je le regarde. Il est sublime. Le temps à passé et l'a rendu plus beau encore, plus séduisant.
Je suis contente de le voir. Son amie arrive. Il me la présente. Une jeune fleur, fraîche et souriante.
En claquant la portière de ma voiture, j'ai eu comme un électrochoc.
Je n'ai pas dû du tout lui faire la même impression que lui.
Je jette un regard furtif dans le rétro. Je ne me reconnais presque pas.
Mais qui est donc cette fille a qui on donnerait volontiers plus que son âge ?
Comment ai-je pû me laisser aller comme ça ? pourquoi ?

En rentrant, j'ai fait ma petite crise existentielle, et ai assuré à mon homme qu'il ne m'aimait plus et que je le savais.
Il m'a répondu que c'est moi qui ne m'aimes pas.
Et il a terriblement raison.

J'ai donc décidé de faire attention à moi. Un peu plus en tout cas. Je ne veux pas avoir honte quand je croise quelqu'un. Je ne veux pas que mon chéri puisse se détourner de moi alors que j'ai tant besoin de lui !

Bon, ce qui me rassure, c'est qu'on peut être une pseudo-bombasse et avoir un problème d'équilibre (mammaire cette fois), comme nous le montre bien cette photo de notre potiche nationale !

17.5.06

Merci les filles !


Bon, bah voilà ! j'ai pris un an de plus !
Pfffiou ! ça s'accumule !

Je ne saurais dire si c'est mon pire anniversaire ou pas. N'empêche que je crois bien.
Hier j'étais triste, et finalement aujourd'hui je m'en fous. Mais je vais peut-être quand-même un peu faire la gueule. Pour le principe !

Ca a commencé le midi au taf. Tous les ans, j'ai droit au Champagne, petits fours, et au minimum fleurs, voire cadeau.
Cette année, à 10 mn de déjeuner, j'ai bien senti que tout le monde m'avait zappé !
Alors j'ai fait ma gamine, et j'ai obtenu qu'on aille se chercher des petites douceurs chez un traiteur. Mon boss a finalement été acheter pleins de gateaux pour le dessert. Puis on se mis un coup de digestif par là-dessus, et j'ai vu mon écran bouger pendant au moins deux heures...
Que mes collègues oublient, passons, même si ça m'a un peu vexée, j'avoue !

Le soir, mon chéri devait me retrouver sur Paris pour aller voir une petite pièce très sympa, Jour de Neige, que je vous recommande !
Je ne sais toujours pas pourquoi, dès qu'il met un pied dans Paris, il se transforme (yeux rouges, langues pendante, etc. ). Paris, ça le rend dingue.
On s'était donné rendez-vous sur les Champs, et j'étais en retard. J'ai bien senti qu'à quelques secondes près, il allait faire demi-tour.
Ensuite, nous avons mis environ une heure a traverser le sentier. La faute à mappy !
Mon homme, fatigué par une dure journée, ça tombait plutôt mal, excité par la circulation, là c'était un peu de ma faute, à tiré la tronche sans quasiment me dire un mot de la soirée.
Je comprends que pour lui c'était trop (trop de sorties en ce moment, trop de fatigues, trop de voitures, trop de parisiens...), mais c'était quand-même, au risque de passer pour une égoïste, mon anniversaire !
Heureusement, la pièce était bien sympa. Les actrices excellentes. Le tout finalement bien trop court à mon goût (mais pas à celui de mon chéri, bien content de rentrer enfin !).
Merci les filles d'avoir égayé ma soirée !

Côté cadeau, je savais qu'il n'avait pas d'idée, et avait opté pour une fringue dont j'ai vraiement besoin, et qu'on irait chercher ensemble ce week-end.
Donc j'étais prévenue qu'à priori rien ne m'attenais à la maison.
Mais bon, j'espérais quand-même un petit quelque chose pour marquer le coup. Genre un petit bouquet de fleurs.
Malheureuse !
Rien ! rien de rien.
J'étais toute triste en fait de me rendre compte qu'au début de notre relation, il n'aurait jamais zappé mon anniversaire à ce point.
Là, j' ai bien senti que l'achat d'un cadeau l'emmerdait, ou plutot la recherche de l'idée du cadeau en question.
Je n'ai besoin de rien, et ce n'est pas très grave.
N'empêche que là encore, j'ai été bien vexée.
Pas même une petite fleur...
Chaque jour il me montre à quel point il tient à moi. Je le sais.
Mais là, quand-même, c'est frustrant !

Allez, je fais la gueule jusqu'à ce soir (je suis très mauvaise à ce petit jeu, j'ai horreur de faire la gueule !), et je lui pardonne tout !

10.5.06

Le tic tac

Ce post aurait aussi pû s'appeler "tous les hommes sont-ils des obsédés ?". Mais bon, passons...

Ca y est ! j'ai marié ma meilleure amie !
Drôle d'impression que de la voir, si belle, entrer dans l'église au bras de son père qui est presque le mien.
Drôle de sentiment que celui qui m'a envahi alors, et qui a fait monter les larmes jusqu'à ce qu'elles perlent au coin de mes yeux.
Drôle de vide éprouvé quand la cérémonie fût terminée.
J'ai fini par faire un scène à mon chéri pendant le dîner, prétextant qu'il ne s'occupait pas assez de moi.
En fait, j'étais juste un peu larguée par tout ça.
Un peu triste de voir partir mon amie d'enfance. De la voir adulte. Femme. Mariée.
Appartenir à quelqu'un d'autre, même si notre amitié ne nous liait pas exclusivement.
Mon ami n'a pas compris ce moment de solitude que j'ai vécu et pour lequel j'ai tenté de l'interpeller.
Tant pis.
J'ai bu du champagne.
Et j'ai oublié que la fête aurait une fin.
Mais soyons honnête, je suis très heureuse pour elle. D'autant que j'apprécie et j'estime beaucoup celui qui est à présent son mari. C'est quelqu'un de bien. Je sais qu'elle sera heureuse.
Je sais aussi qu'il ne sera jamais une barrière entre elle et moi.
C'est essentiel.
Il est son autre.
(ah ah ah !)

Pour l'occasion, j'avais spécialement arboré une coiffure hérisson de ma composition. Elle m'a valu beaucoup de commentaires. Pas les meilleurs je crois.
Moi je la trouvais très chouette.
Et puis j'étais témoin, et le témoin se doit de faire également son petit effet.
Ce qui fût !
En fait cette coiffure m'a aussi, accessoirement, permis de camoufler une petite erreur de débutante, mais que j'ai pourtant faite : la teinture de cheveux maison cinq jours avant un évènement !
Pas un instant je n'avais pensé que la couleur ne serait pas celle de la boîte.
J'aurais dû !
De châtain clair j'ai viré orange.
Ce qui m'a valu au bureau le surom de tic-tac.
J'aurais dû éviter de porter un pull vert clair ! des fois, vraiment, je me demande à quoi je pense !
Depuis, je ne mets plus que du rose et du marron. Ca va beaucoup mieux avec le orange !

Ce qui m'amène, sans aucune transition, à l'enterrement !
Et oui, l'enterrement de vie de jeune fille.
Comme il se doit.
A Paris, avec 13 nanas déchaînées...
Ma topine a joué le jeu à fond. Et je dois dire qu'elle a fait l'unanimité.
Nous avons rencontré plein de gens, charmants, et nous sommes fait prendre en photo par tous les touristes japonais des bateaux mouches...
Pourant, ce jour là, je n'avais pas encore les cheveux oranges, et ne portait pas mon pull vert !
L'après-midi fut splendide et mouvementé.
Le resto excellent.
Le pub, bof bof ! J'en profite donc pour faire une petite mauvaise pub au Latin Corner.
Il faut absolument savoir que, si effectivement les mecs sont torses nus et en boxer, il n'y en a AUCUN qui vaille le coup d'oeil ! Je n'ai même pas vu l'ombre d'un pec ou d'un abdo ! de plus ils ne sont pas très beau, et le seul qui ai une petite gueule sympa est tellement imbu de sa personne qu'il ferait fuir n'importe quelle femme doté d'un cerveau.
D'ailleurs, il n'y a dans ce pub que des nanas !
A vu de nez que des petites pétasses en train de mouiller leurs chaises (pardon aux autres, si il y en avait, mais je ne les ai pas vu !).
Le bouquet, arrivées à 1h largement passée, personne n'a eu la décence de nous dire que le pub fermait à 2h.
Résultat, notre commande arrive à 1h35.
La lumière se rallume 10mn plus tard, et on commence à nous mettre la pression pour finir vite nos verres et nous barrer !
13 nanas furieuses, donc, quand un des serveurs nous demande à la sortie si nous avons passé une bonne soirée.
"Pas vraiment non ! tu veux que je développe ???"
Mais le gars n'a rien voulu entendre, estimant que déjà, on avait eu le privilège de rentrer, et c'est déjà pas si mal !
AAAAAAAArrrrrrrrgggggghhhhhhhh !
Donc, mesdemoiselles, un conseil, fuyez le latin corner !

C'est en plus petit comité que nous avons fini la nuit en boite. Une petite boite très sympa. Dont je ne sais meme pas le nom !
Nous avons dansé jusqu'à 5 heures.
jusqu'à ce que nous ne soyons plus que nous et groupe de mecs que je n'avais pas remarqué jusqu'alors.
C'est le moment qu'a choisi le dj pour passer du zouk.
C'est là que les mecs se sont rués sur nous comme des mouches sur le miel.
C'est là que j'ai demandé aux autres de partir avant que ça ne tourne glauque.
Elles, toutes alcoolisées qu'elles étaient n'ont pas vu le mal et ont accepté de danser.
Moi, capitaine de soirée, j'avais heureusement les idées bien plus claires.
Après plusieurs refus, et alors que les autres filles acceptaient toutes les danses, je me retrouve collée à un mec gluant de sueur, frottant vigoureusement son entre-jambes sur ma cuisse. Je l'ai envoyé ballader. Il a eu du mal à rester courtois jusqu'au bout.
Là j'ai chopé les filles, et ont est parties.
Dans la rue je n'étais pas tranquille. J'avais peur que l'un ai mal pris la situation.
Nous sommes passées pour des allumeuses parce-que nous étions les dernières dans cette boite.

Il y a donc une limite à la liberté de s'amuser.
Elle s'arrête là où commence la perversité des hommes...