28.3.06

Où sont donc passés mes amis ?


Argh !
En tout cas, ils se sont bien planqués...

Je me fais opérer dans quelques heures, et j'ai l'impression d'être seule au monde.
Ou presque.
Ma meilleure amie continue de me parler de ses problèmes perso. Soit. Mais elle pourrait faire un petit effort pour se souvenir que, moi aussi, il y a des choses qui me tracassent. Mais non, s'intéresser aux autres, c'est être obligé de s'intéresser un peu moins à elle, et elle ne le conçois pas.
J'ai pourtant bien essayé de lui tendre deux ou trois perches, histoire de lui rappeler la date et l'objet de mon angoisse. Sans succès. Elle n'a même pas percuté une seconde.
Ok. C'est noté. Je te la ressortirais celle-là !

Mes autres amis, pareils, à moins qu'ils ne se soient organisés pour me faire une surprise ce soir, ce dont je doute fortement, personne n'a pris le temps de me passer un petit coup de fil.
Même un texto ou un mail ça m'aurait fait plaisir !
Mais non, rien !
Je peux continuer à me ronger les sangs dans mon coin, ça ne dérange personne.
Ca met une claque quand-même ! surtout quand on est toujours là pour les autres !
Mais ne rien faire pour mes amis serait rentrer dans ce jeu malsain de l'indifférence !
Et mènerait à ne plus avoir d'amis, définitivement !

C'est une nana que je connais à peine, sur un forum, qui me soutient depuis plusieurs jours déjà. Et ce matin, elle a pris le temps de m'envoyer un petit message pour me souhaiter bon courage.
Ca m'a ému. Et ça m'a collé les boules que ce soit elle qui ai cette attention !
J'en frofite donc pour te remercier, Amélie, si par je ne sais quel hasard tu te retrouvais à lire ces lignes...

Je pense que je vais prochainement décider de vivre en autharcie.
Je n'aurais au moins plus à m'attendre à être déçue par mes proches !

Petite pensée pour mon coeur qui a pris des congés pour s'occuper de moi :
Je t'aime vraiment très fort !

22.3.06

Mon pote le beau gosse



Alors voilà !
J'ai un pote, un très bon pote, qui est aussi très très beau, mais pas seulement !
Ce mec a tout.
Il est beau, sympa, marrant, il a de l'argent, de l'ambition, de la tchatche, et réussi tout ce qu'il fait !
C'est plutôt pas mal, hein ?
Donc, ce mec, je le connais très bien pour avoir été 4 ans dans sa classe, et très proche de lui. Au point de partir en vacances avec, de danser seins nus devant lui sur un podium en boîte pour gagner une bouteille de champ, de dormir avec lui sans se toucher d'un poil, de lui avoir fait pleins de confidences de tout genre, et d'avoir bien entendu écoutées les siennes, même les plus inavouables.
Lui, je l'adore, et je sais que c'est réciproque.
Le hic, c'est que mon mec ne peux pas le voire en peinture. Pourtant, il le connaît à peine, mais la jalousie (envers lui ou envers moi ?) le ronge dès que je prononce son prénom.
Longtemps soucieuse de conserver mes amis et mon chéri, j'ai arrondi les angles, jusqu'au jour où (je ne sais d'ailleurs plus vraiment quand précisément), j'ai relâché ma vigilence, et ai mis peu à peu les sujets de discordes à la trappe.
C'est ainsi que ni vu ni connu mon mec à fini par avoir la peau de mes amis (les garçons en tout cas, soient presques tous mes amis, puisque j'avais 3/4 copines à tout casser, que je me bats pour conserver!, et tout plein de potes...).
Donc je pense souvent à mon beau gosse, comme un frère pour moi, sans jamais aucun ambiguité.
Je crois que les dernières nouvelles remontaient à plus de 2 ans, et je ne me souviens même pas si elles étaient officielles ou non !
Hier, j'ai donc décroché mon téléphone, appelé, eu son répondeur, et laissé un message.
Trois heures plus tard, il me rappelle. Euphorique.
Non pas de m'avoir au bout du fil, quoi que, il avait l'air content aussi, mais parce-qu'il était papa depuis le matin même !
Wahouu ! j'ai pris une méchante claque. Lui qui courait plus le jupon que la future maman !
Bref, petits rappels des années loupées de chacun : une bonne demi-heure de téléphone, et une promesse de déj en prime.
Tout ça m'a mis en joie. Joie pour lui d'abord, puis joie d'avoir retrouvé une amitié un peu enfoui.
Mais joie éphémère, car, comme je m'y attendais, mon chéri n'a pas du tout apprécié la chose (je suis maso, je lui dis tout !), mais pas du tout du tout !
Il n'a d'ailleurs pas voulu en parler, parce-qu'il n'avait pas envie que je lui casse les couilles avec ça !
Sympa.
Donc j'ai fermé ma gueule et je suis allée faire à manger.
Je n'ai pas décroché un mot de la soirée (je me suis d'ailleurs endormie sur le canapé), lui non plus, c'était glacial !
Ce matin, pas un mot non plus. Je fais une tentative, il me rembarre. Je fini par m'étouffer avec mes céréales, et là il est prit de remords et me fait un, petit, calin avant de partir.
Je connais la suite, il va finir par s'excuser. Je vais lui pardonner. Et si je vais dej avec le beau gosse, il va encore péter un cable, et rebelotte !
... jusqu'à la prochaine fois !

J'en ai vraiment ras-le-bol d'être sa chose.
Je l'aime, mais pas comme ça.
J'étouffe là !

Quelqu'un pourrait-il me donner un avis objectif ?
Non, finalement, je sais bien ce que l'on va me dire.
Et on aurait raison : je suis une pauvre conne !

20.3.06

Wech Wech


Ce week-end j'ai changé de monde.
D'ailleurs, j'en change souvent.
Ce sont mes amis qui sont comme ça. Tous différents.
C'est ma vie !

Ce week-end je suis donc passée d'une semaine métro-boulot-dodo ultra-chiante et fatigante, à une soirée chez les djeuns en devenir !
Enfin, en devenir, ça reste à voir, parce-que finalement, ils ne sont pas si jeunes que ça...
Donc voilà, mon chéri et moi nous sommes allés à une soirée pizza-sur-tes-genoux où il y avait bien une dizaines de galériens. Certains étaient venus avec leur plante verte. Une seule dénotait. Plutôt vulgaire, mais vraiment sympatique ! Elle nous a fait beaucoup rire. Appelons-là I. Les autres ont fait leur boulot de plantes. Pas bouger, pas manger, pas boire, pas rire, pas marrantes !
Les mecs, eux, ce sont pour la plupart bien lachés.
C'est le genre de branleur a avoir pris un crédit de 500 € par mois pour s'acheter une bagnole bien voyante et se la jouer à mort. Mais qui une fois casé avec sa plante verte, se rend compte que ce putain de crédit lui interdit tout projet avant 5 ans, parce-que bon, quand-même, ça représente quasi la moitié de sa paie, et la plante verte ne travaillant pas, le loyer va être dur à payer... C'est donc le genre de branleur qui avec deux rhums dans le nez, raconte à qui veut l'entendre comment il s'est arrangé avec un collègue pour que sa sublime bagnole crame intégralement. Mais après l'été, parce-que bon, il faut quand même bien qu'il profite du cabriolet...
Wech wech
C'est également dans ce genre de soirée qu'on trouve les mecs maqués qui ne sortent jamais avec leurs copines. Jamais. Et qui préfèrent partir tranquilou au Mexique avec une bande de potes, que de surveiller le carnet de note du petit dernier. D'ailleurs, ils ne savent plus quel âge ont leurs mômes, et oublie parfois le prénom de leur chère et tendre. Bah oui, on ne peut pas être partout ! Et puis, vu leur palmarès sur ces quinze derniers jours, on peut comprendre qu'on ne sait plus qui est qui, et qui s'appelle comment.
C'est le genre de gars qui te parlent, justement, de leur dernière conquête comme d'un steak, et que tu ne sais plus si tu dois rire ou partir. Gêné, c'est finalement mon chéri qui est intervenu en rappelant à ces gentlemans qu'ils n'étaient pas qu'entre couilles... Non mais !
C'est également là que le maître de soirée vint me voir, bien bourré, me suppliant presque de ne jamais révéler à sa femme que je l'ai vu, il y a un an, vautré sur une charmante créature en boite. Je lui ai fait remarqué que j'appréciais bien trop sa femme pour lui faire tant de peine.
C'était pas la 4ème dimension, mais presque!
Fin de soirée, le mec de I décide d'aller en boîte. Elle l'insulte et lui dit de faire gaffe à sa gueule. Va te faire foutre fut sa réponse. Cela dit, ça avait plutot l'air d'être amical. Des habitués du mot qui tue ! Notre hôte craque et veut y aller aussi. Il se met à négocier avec tous les mecs présents. Et prévient sa femme qu'il va se casser et la laisser là avec ses deux lardons qui dorment au premier. Il engraine mon coeur. Qui dit non. Etonnée je fus ! Moi j'y aurais bien été ! Mais les filles n'étaient pas au programme et mon hôte me l'a bien fait comprendre en me suppliant de laisser mon chéri partir, et de dormir sur le canapé en les attendant. Il n'en était pas question, et mon homme le lui a dit. Une soirée entre potes ok, mais pas dans ces conditions. Un charmant jeune homme lui a d'ailleurs dit qu'il aurait fait pareil.
L'hôte m'a fait la gueule, pensant que j'avais dressé mon homme pour qu'il reste aux pieds. Je lui ai répondu que non, mais que lui au moins pensait à moi. Ca lui a mis un blanc. Il est resté tout con. Et il a finalement décidé de ne pas sortir. Il s'est retrouvé à faire de mamours à sa femme jusqu'à ce que l'on s'en aille... je ne sais pas si il a réalisé à quel point il était con, ou si il a eu peur que je le balance pour son infidélité (et les autres), mais en tout cas, sa femme a dû penser à moi en se couchant !
Finalement, le mec de I. s'est barré, et elle s'est sucidé au bédo-rhum après l'avoir copieusement insulté.
Nous avons fini par partir aussi, et par s'embrouiller un peu en voiture à cause de cette histoire(bah oui, il fallait bien que je râle un peu quand-même, pour le principe !)

Dimanche j'ai été malade toute la journée. J'ai cru que c'était le juste retour des choses, mais en fait j'ai eu la réponse ce matin : en fait non, j'ai une gastro ! Charmant !

Et pendant ce temps Pete se languit de Kate ! C'est beau l'amouuuur !


9.3.06

La nouvelle


La nouvelle aurait pû être une bonne nouvelle. Un truc génial qui me serait arrivé. Ou a quelqu'un de proche. Une grande nouvelle.
Elle aurait aussi pû n'être qu'une simple nouvelle, une information jusqu'alors méconnue.
Et ça aurait été mieux que rien. Mieux que ça.

Car la nouvelle n'est pas bonne, elle EST et c'est déjà presque trop !
La nouvelle est une nouvelle. Ma nouvelle collègue !

Pourtant, je me réjouissais de son arrivée depuis déjà plusieurs jours. J'attendais avec une certaine impatience de découvrir ma future comparse. Ma copineuh de boulot.
Et bien, je n'ai pas été déçue !
Déjà le premier jour j'ai senti que quelque chose clochait quand, arrivée (exceptionnellement!) en retard c'est elle qui m'a accueilli et que j'ai eu le sentiment que c'était mon premier jour à moi !
Je n'aime pas trop les gens trop vite à l'aise chez les autres et avec les autres.
En fait, je n'aime même pas du tout. Et là je suis plutôt mal tombée.
Et la suite m'a confirmé mes horribles doutes : en plus d'être moche, grosse, de puer de la gueule et de sentir sous les bras, cette fille est sans-gêne !
Je ne sais pas ce qui me dérange le plus. L'odeur ou son omniprésence !
L'omniprésence, sans doute, puisque j'évite soigneusement de l'approcher à moins de 10 mètres.
Et, pour en rajouter une petite couche (pourtant inutile), c'est une fayote.
Elle a la tronche de la première de la classe pimbêche à qui, en 5ème, tout le monde rêvait secrètement de casser la gueule.
Celle qui t'énèrve tellement que quand elle cours voir la prof pour lui montrer qu'elle a bossé deux fois plus que tout le monde, et qu'elle a fait tout, et même ce qu'on ne lui avait pas demandé, tu tends discrètement le pied pour la faire trébucher...
Ce qu'à l'époque je ne savais pas, c'est que les lèches-cul d'hier sont les lèches-cul d'aujourd'hui. Moi je pensais que c'était comme l'acné : que ça passait avec l'âge !
Et non. Ma nouvelle, au bout de deux jours, elle voulait déjà emmener chez elle des dossiers le week-end pour les terminer ! Je précise que sa fonction consiste à répondre au téléphone et à classer des dossiers. Point. Pas de quoi s'emporter du taf à la maison.
Mais tout est bon pour se faire bien voir. Il faut croire !
Je déteste aussi sa façon de se montrer proche de tout le monde alors qu'elle ne connaît personne, de s'incruster dans les conversations alors qu'on ne lui demande rien, de faire comme si elle savait tout alors que c'est son premier job, de vouloir tout faire à la place de tout le monde alors qu'elle n'en est pas capable, de dit "noir" au patron parce-que c'est ce qu'il veut entendre, de prendre des initiatives dont elle pourrait s'abstenir, d'être !
Oui, je déteste sa façon d'être.
Au moins mon boss va être content, c'est pas avec elle que je vais bavarder...

Le chameau, je suis sûre qu'il l'a fait exprès !

6.3.06

J - H5N1

J'ai passé un bon week-end.
Un excellent week-end même !
Très speed, mais très bien.
Quand tu vas vite, je me sens vivante.
C'est con, mais c'est comme ça !
Donc, ce week-end était un vrai marathon, mais très riche et très plaisant.
J'ai notamment découvert un couple d'amis, dont je n'avais à l'origine d'amie que elle. Et au final, son mec gagne beaucoup à être connu. Nous avons passé une super soirée, alors que mon amour trainait un peu la patte.
Ca fait un peu l'effet de la fête de dernière minute, qui sera fatalement bien meilleure que celle préparée depuis des semaines...
Injuste, mais tellement vrai !

Bientôt l'opération. J'arrive mieux à dormir depuis plusieurs jours. L'échéance m'angoisse moins.
En fait, j'essaie juste de ne pas trop y penser.
Autrement, ma respiration se coupe, et j'ai des sueurs froides. C'est très désagréable. Donc je ne vais même pas trop en parler pour ne pas attirer le malaise !

En tout cas, rien à voir avec la grippe aviaire, pour laquelle je voudrais vraiment pousser un gros coup de gueule !
Mais qui m'entendra ?
Personne, à priori, mais je vais le faire quand-même :
"Il faut manger du poulet, putain de bordel de merde ! Le poulet cuit n'est pas dangereux pour la santé ! "
Quand je vois autour de moi tous les gens qui arrêtent de manger du poulet, je m'inquiète pour tous ces éleveurs, qui triment comme des malades toute l'année, et qui n'avaient vraiment pas besoin de la connerie humaine pour les achever, la grande distribution s'y étant déjà attelée depuis plusieurs années.
Donc je suis solidaire, je mange deux fois plus de poulet, mais à moi seule (enfin, ma petite famille), je ne peux pas compenser TOUS LES CONS qui boudent le poulet.
Car le poulet, certes, c'est très bon, mais matin midi et soir, très peu pour moi !

Et pour finir sur un peu d'optimisme, de toute façon, avec toutes les saloperies de microbes et de maladies qui nous tournent autour et dont on ne nous parle pas forcément, ce n'est peut-être pas la grippe aviaire qui nous aura la première ! Hein ?

PS : Noir Désir a gagné le prix du meilleur dvd musical ! je suis super contente qu'il y ai eu un peu de reconnaissance pour ce groupe qui déchire, en faisant abstraction des histoires de Bertrand Cantat (que je salue également !)