24.10.05

De l'orage dans l'air


Vendredi soir...
maudit vendredi !
Alors que je rentrais du boulot, et que j'étais dans ma voiture, dans les embouteillages, je me mets à taper un sms à un collègue.
Je sais, en voiture ce n'est pas bien, mais j'étais vraiment arrêtée.
Bref, le matin je m'étais embrouillée avec ce collègue. Méchament. Et je n'aime pas ça. Surtout qu'il partait en vacances le soir même. Je voulais désamorcer les tensions.
Donc je tape ce sms.
Et pendant que je tape, je reçois un appel de mon chéri.
Je réponds, en espérant que ça ne va pas effacer mon sms parce-que j'ai pas envie de le taper quinze fois, et je lève la tête.
Et qui je vois dans mon rétro, juste derrière moi ?
Mon chéri.
Pas content du tout.
Je dis :
"ah, c'est toi qui est derrière moi ?"
"Oui, c'est moi. Avec qui tu étais au téléphone ?"
"personne, j'envoie un texto à xx"
je lui explique en deux mots la brouille du matin.
Il me réponds :
"tu me prends pour un con"
"non, pourquoi ?"
il me raccroche au nez et change de file.
Je ne le vois plus.
Et je me demande bien pourquoi je l'aurais pris pour un con !
Bref, je m'arrête en route pour prendre mon fils.
j'arrive à la maison une bonne demi-heure après lui.
Il est sous la douche. Vénère. Il ne veut pas me parler.
Il fini par m'expliquer, me hurler plutôt, qu'il m'a vu parler dans la voiture, et que j'avais mon kit oreillettes. Et que j'ai pas bosoin du kit oreillettes pour taper un sms. Donc je lui ai menti. je l'ai pris pour un con. En plus, ça faisait 10 mn qu'il me faisait des appels de phare. Il en a donc conclu que j'avais vite raccroché en le voyant.
Ca, ça s'appelle de la psychose non ?
Le pire, c'est que je tapais vraiment un sms, que je ne parlais à personne (à la rigueur je chantais peut-être !), et encore moins avec mon kit oreillettes, parce-qu'il est au fond de mon sac avec 57 noeuds...
Il n'a pas cru un mot de ce que je lui ai dit.
Alors je lui ai dit que j'en avais marre, et que j'ai beau l'aimer énormément, j'en ai assez de ces crises à 2 balles. Ce n'est plus possible.
Il l'a mal pris.
Il est parti.
J'ai regardé Star'Ac avec mon fils.
La honte !
Je n'ai même pas réussi à pleurer, moi qui les premiers temps m'étouffais dans un crise d'asthme psychologique à chaque brouille. A peine une petite larme.
Je me suis dit que cette situation je l'avais cherchée à force de douter.
Je me suis dit que c'était le moment de faire le point.
D'essayer de savoir ce que je voulais.
Et si justement je ne voulais plus, le faire savoir vite.
J'ai câliné mon fils, en regardant d'un oeil distrait les apprentis chanteurs.
Et j'ai fait le point.
Je l'aime, c'est sur, mais pas comme ça.
Il se détruit. Il se ronge de l'intérieur avec de problèmes qui n'en sont pas. Pas qu'à mon sujet. Pour beaucoup de choses.
Il me détruit donc, et son fils aussi indirectement.
Il le sait. depuis un moment déjà il sait que ça ne va pas, et qu'il faut qu'il en parle.
Il veut que je lui laisse une chance de s'en sortir seul.
La dernière.
Je lui laisse.
La dernière.

Depuis on se retrouve. On se touche comme on ne se touchait plus depuis des mois.
On s'embrasse comme on ne s'embrassait plus depuis une éternité.
On s'aime, comme on pensait peut-être ne plus pouvoir s'aimer.
Je l'admire énormément.
Je l'aime à la folie.
Mais la passion est mon moteur. Il ne doit pas la laisser faner.
Car c'est bien ça que je cherche dans les bras d'un marseillais, ou dans les yeux de B..
Cette passion dévorante qui noue l'estomac et rosie les joues.
Cette passion que j'avais pour mon chéri il n'y a encore pas si longtemps.
Je ne peux pas vivre sans. Je ne veux pas avoir à aller la chercher ailleurs.

Car je l'aime vraiment. Et je ne veux pas m'en rendre compte quand il sera trop tard.

19.10.05

Un ange passe...

Je suis dans une période d'extra-lucidité où je me dis qu'il faut vraiment que j'arrête de déconner.
Ma vie semble tourner autour de sombres histoires de coeur, sombres histoires d'adultères rêvés.
Je ne peux pas vivre dans des songes.
Je ne peux pas vivre en remettant perpétuellement ma vie en question. Ni mon homme. Ni l'amour que je lui porte, car il est bien réel.
Ma vie, ce n'est pas ça.
Ma vie c'est plein de joie, de souffrances aussi, plein d'amour, que je reçois et que je donne, plein d'amitiés dont je ne parle pas souvent ici mais qui sont bien présentes, plein de belles choses qui me font me lever chaque jour et avancer.
Je donne ici une image qui n'est en fait qu'une partie infime de moi, mais dont je ne peux pas beaucoup parler. Je la laisse donc s'exprimer là. Mais, qu'importe, puisque personne ne me lis jamais. Qu'importe, puisque personne ne sait qui je suis.
J'ai choisi l'anonymat pour délivrer mon coeur de secrets trop lourds à porter, d'états-d'âmes inavouables. Et aujourd'hui, même anonyme, je m'excuse presque de ces épanchements...
Rien ne vas plus !
Ces écrits agissent sur moi comme une thérapie. Ils me font beaucoup réfléchir, moi qui ai plutôt tendance à agir sans rien prévoir. Et tant mieux, car j'aurais peut-être bien fait des conneries sans ce défouloir.
Je veux tout. Tout ce qui me fait craquer doit me revenir.
Mais ce n'est pas ça la vie, et j'ai beaucoup de mal à l'assimiler.
Je veux tout. Comme une gamine que je suis restée au fond de mon coeur.

Et de mon coeur parlons-en, il fait en ce moment des bonds (mais pas ceux que vous croyez !) :
je viens de m'offrir le cd en live de Noir Désir !
Mmmmmmmmm !
Un pur moment de bonheur.
Des purs moments d'extase : je le passe en boucle sur mon Ipod !
C'est d'ailleurs comme ça que je me suis rendue compte que Noir Désir à fond dans l'Ipod c'est génial pour voyager tranquille en train.
Depuis lundi, mes voisins de trajet me fuient systématiquement.
Et vu que je me douche matin et soir, je pense que ça ne peux venir que du "bruit" !
M'en fous, moi ça me retourne les tripes !

Non, sans déconner, Noir Désir, j'adooooore, et même après la sombre histoire de Vilnius, je baiserais les pieds de Bertrand Cantat si il sortait de prison ! Ce qui va forcément arriver un jour.Prochain. J'espère.
Ce qui est moins sûr c'est que je le croise. Ce qui est encore moins sûr, c'est qu'il ai encore envie d'écrire et de s'exposer après tout ça.

Ouf, un peu de légèreté dans ce blog, ça fait du bien !
Enfin, à moi en tout cas ^^

10.10.05

Hopelessly in Love


Hier B. est venu à la maison chercher des affaires dont je ne me sers plus et dont il a besoin pour ses cours.
Il est resté un moment à discuter. Mon chéri était dehors avec ses frères.
D'ailleurs, il parlait beaucoup. Comme si il était stressé, et cherchait un peu à le cacher.
Un peu puérile, mais c'est de son âge. Et ses yeux sont tellement beaux que de toute façon je ne crois pas avoir tout écouté.
J'ai cru qu'il n'allait plus partir.
Mon chéri est monté. Il lui a serré sèchement la main. La machoire crispé. J'ai senti le malaise.
Puis B. est parti.
Rendez-vous le lendemain matin. Je vais l'emmener à la gare un lundi sur deux. C'est moi qui l'ai proposé à sa mère. Ca l'arrange elle, ça l'arrange lui... ça m'arrange moi. C'est vraiment tordu !
Je suis tordue.
Qu'est-ce que je cherche à la fin.
Le soir au dîner, je l'annonce à mon chéri :
"tiens, demain j'emmène B. à la gare"
"tous les jours ?"
"non, un lundi sur deux"
"ah ! et il va prendre le train avec toi"
"vu qu'on va au même endroit, y'a des chances, ouais !"
(à ce moment de la conversation, je commençais à virer pivoine, et à bénir la lumière tamisée de la salle....)
"je l'aime pas ce gamin"
"pourquoi"
"il te regarde de trop près"
(gros blanc)
"M'enfin, il a l'âge de ton frère ! Pffffff !"
"Ouais, mais quand-même...."
Je vous épargne la suite. On s'est un peu accroché. J'ai tenté une défense vaseuse.
En tout cas B. est grillé, j'ai intérêt à me tenir à carreaux.
Ca va pas être facile :
ce matin nous avons pris le train. On a discuté tout le voyage, qui m'a paru soudainement tellement court !
Il était plus détendu qu'hier. Il parlait moins. Ecoutait plus.
Il a réussi à me glisser dans la conversation qu'il avait lâché sa copine.
Je pense que ce n'était pas innocent.
Dans les escalator, on s'est retrouvé étrangement proche. J'avais envie de le toucher, et le coeur qui battait la chamade.
Je regardais sa bouche, de profil. Je voulais la caresser de mes lèvres.
Et cette vague de chaleur, ce bien-être que j'ai ressenti. J'en avais presque honte de lui sourire comme ça.
Puis on s'est quitté, chacun est parti de son côté. Je me suis retournée.
Pas lui. Je ne crois pas.
Je le revois au pire dans quinze jours. Instant privilégié.

Wait, and see...