28.9.05

Classé X


Ah, le titre est raccoleur, mais le contenu va surement décevoir !
Non, je ne vais pas faire le détail d'une nuit torride.
Pourtant, torride, elle l'a été, et ça faisait bien longtemps...

Je réfléchis, quand-même, depuis un certain temps, à ce besoin que j'ai de trouver un réconfort affectif ailleurs (A., B., le vendeur de chez Gap, etc.).
Bon, je n'ai objectivement pas trouvé de réponse qui tienne la route.

Toujours est-il qu'hier, alors que mon chéri s'était endormi devant un film vraiment nul, je me suis dit que finalement, à trop se regarder, on ne se voyait plus, qu'à trop se parler, on ne s'écoutait plus vraiment, qu'à trop s'aimer on arrivait à se lasser.
Enfin tout ça quoi.

J'y ai pensé pendant longtemps, un oeil sur la télé, l'autre sur ma vie.
Puis je l'ai réveillé. Je l'ai excité. Je lui ai fait l'amour. C'était torride.
Il n'en revenait pas.
Ce matin non plus.
Peut-être qu'il a pensé avoir rêvé.
C'est dommage d'en arriver à être étonné d'être si bien ensemble.
Et c'est beaucoup de ma faute.
Souvent j'esquive ses caresses.
J'ai la tête ailleurs. Je pense à d'autres choses. A d'autres mecs.
Pourtant je l'aime.
Alors j'ai décidé de faire des efforts, pour l'inciter à en faire aussi.

Et si toutes les nuits sont comme hier, moi ça me va !
J'espère juste arriver à calmer mon instabilité, mais de ça, je ne peux pas lui parler...

26.9.05

A croquer


En ce moment je n'ai plus de vie. Enfin pas celle dont je rêve en tout cas, mais celle d'une parfait Working Girl !!!
Seulement, pour être Working Girl, il ne faut avoir ni famille, ni amis...
J'ai donc passé toute la semaine dernière sur un Salon Pro. Aussi intéressant qu'il ai été, je suis partie tôt et rentrée tard chaque jour. Pendant que mon chéri, avec une patience que je ne lui connaissait pas, s'occupait chaque jour du ménage, des devois, du bain, du repas, tout en finissant par-ci par-là quelques travaux...
Chapeau bas !
Et chaque soir en rentrant je me disais que 8 heures plus tard je serais déjà repartie !
Les boules hein ?
Ouais, les boules !
Mais là où j'ai excellé, c'est vendredi soir. Je suis partie plus tôt pour pouvoir assister à la première réunion d'école de mon fils.
Mais le destin n'en avait visiblement pas décidé ainsi. Et une fois bravés les incidents de transports (véhicule en feu sur une voie du train, accident sur la nationale pour aller de la gare à chez moi), j'avais 20 bonnes minutes de retard.
Je n'ai donc fait que conforter l'impression de sa nouvelle maitresse, qui croit savoir par l'ancienne que je ne m'occupe pas bien de mon fils, ou en tout cas ne m'occupe pas vraiment de son éducation.
Faux, archi-faux, et l'autre pétasse avait 3 ans (de maternelle) pour me dire ce qu'elle pensait, mais c'était visiblement plus facile de le dire à celle du CP, histoire de pimenter un peu la rentrée.
Bon, je me suis faite toute petite, et quand elle m'a foudroyée du regard en me demandant si il fallait qu'elle recommence du début, j'ai bredouillé un "non" en virant au pivoine...
Cette horreur de réunion c'est fini à 22h30, en comptant la bonne demie-heure inutile de discussion sur les cas très particuliers de deux enfants dont les parents n'avaient visiblement pas envie de prendre un rendez-vous particulier pour en discuter, et dont je n'avais rien, mais rien à cirer !
Mes hommes m'attendaient pour manger. Enfin le grand, parce-que le petit, lui s'était endormi. Et c'est sans manger que j'ai été le coucher.
Quand on vous dit que je suis une mauvaise mère !!!

Tout ça pour vous dire que les parents du grand copain de mon fils ont oublié de venir à la réunion. Comme on s'entend plutot bien. Voir plutot très bien. Ils nous ont conviés hier soir à l'apéro autour d'un billard, histoire de faire un rapide tour de ce qu'ils avaient manqué. A vrai dire : rien !
Et il y avait B., le grand-frère (dont j'ai déjà parlé il y a quelques temps). Ce gamin n'en est plus un. Il me drague. Discretos. Devant sa mère qui ne voit rien. Et moi je rêve de le croquer tant il me plait.
Pfffff ! je vais regretter de m'entendre si bien avec ses parents, parce-que le voir est pour moi un supplice. Je craque. Il est beau et sensuel. Sa bouche charnue appelle le baiser, la volupté. Il est gentil, doux, attentif.
Mais il est trop jeune.
Quelle connerie !
Qui a inventé l'âge ???
Mais je ne rêve pas. Je sais que les sentiments que j'ai envers lui sont partagés. Depuis la première fois où j'ai l'ai vu j'ai senti quelque chose.
Ca fait 3 ans déjà.
3 ans que j'évite de le croiser et de me jeter sur lui pour lui dire bonjour, comme une gamine que je ne suis plus. J'aurais l'air ridicule.
Et 3 ans qu'il vieilli et devient encore plus séduisant...

Ah, c'est dur la vie.
Il paraît que l'on a rien sans rien (dans mon cas, un choix), et que par ailleurs, on ne peut de toute façon pas avoir tout ce que l'on veut !

Oui, mais si ce que l'on veut nous veut aussi ?

8.9.05

Ce mec à des couilles

Et il les montre !!!

Trash



Mes rêves me poursuivent dans la journée, et j'en arrive à ne plus différencier ceux-ci de la réalité.
J'ai récemment découvert, un peu après tout le monde je suis d'accord, Peter Doherty, Ex-Libertines, et actuel Baby Shambles.
Et bien, pour tout dire, je ne trouve pas ce mec beau, loin de là, car il n'a pas un physique d'enfer, mais il est sexy à mort. Tout à fait à mon goût.
Ce mec n'en a rien à foutre du regard des autres, il ne fait que ce qu'il veut, il est drogué jusqu'à la moelle et aime la provoc'.
Et finalement, en le regardant bien, on dirait un petit garçon qui a besoin d'amour !
J'aurais adoré être sa Kate !
J'aurais adoré être un mec comme lui, si j'avais été un mec, parce-que pour une fille, c'est tout de suite vulgaire (voir Courtney Love, bien que je l'adore aussi!).
J'aurais voulu avoir le courage de provoquer, le courage d'être réellement moi-même, dans toute ma trashitude soigneusement planquée derrière ma petite vie de gentille fille rangée.
Au fonds, ce n'est pas vraiment moi !
Mais qui peut se permettre d'être vraiment trash, à part des stars.
Et je n'en suis pas une, ou alors refoulée et je n'en ai pas conscience !
Enfin si, j'étais la star de ma vie, adolescente, et me permettait tous les excès et toutes les provocations.
Puis peu à peu j'ai eu d'autres envies. Que j'ai écouté.
Aujourd'hui j'ai surtout des envies de retour à tout ça.
Déclanchées par ma découverte de Peter ?
Ou bien me suis-je intéressée à lui parce-que mon coeur se révolte ?

Enfin, il n'est qu'une icône, inaccessible.
Et moi qu'une jeune mère en déroute.
En pleine rébellion intérieure...


5.9.05

Squatteur

Me revoilà au boulot, et bien contente d'y être...
Jeudi soir, alors que ma journée se terminait, et que je savourais déjà mon week-end de 3 jours (j'avais pris mon vendredi pour la rentrée scolaire, quand-même !), mon amour m'appelle, et m'annonce le pire : son frère vient de (re-)débarquer à la maison, avec toutes ces affaires, pour 3 ou 4 mois, le temps qu'il se "refasse", et qu'il trouve un appart !
Au téléphone, j'ai fondu en larmes ! parce-que pour avoir vécu EXACTEMENT la même chose l'année dernière, à la même époque, je savais dans quelle galère on allait être.
Et oui, mon beauf est un tantinet sans-gêne et envahissant.
J'ai quand-même un peu pitié, parce-que sa femme l'a foutu dehors après avoir vidé son compte. Mais bon, qui c'est qui se coltine les emmerdes à chaque fois ?
Bibi !
Et son chéri !
Je sais que mon amour est dans une situation vraiement délicate. C'est quand-même son grand-frère, il ne va pas le laisser à la rue, etc.
Pendant 2 jours je lui ai mis la pression parce-que je passais mon temps à pleurer. Samedi, j'ai emmené mon fils à l'école, et je suis retourné me coucher pour pleurer comme une gamine. Samedi soir, j'ai explosé. On s'est engueulé sous la douche (parce-que c'est un des seuls endroits d'intimité que l'on ai encore !). Et là, mon petit coeur a craqué. Fondu en larmes. Trop de pression lui aussi. Alors j'ai eu honte. Vraiment honte de tout lui remettre sur le dos comme ça. Finalement on a longuement discuté. On va y mettre du nôtre tous les deux. Et dimanche, on a passé la journée a aménager un espace pour son frère, histoire qu'il ne soit plus dans le salon, et qu'on soit un peu tranquilles.
Dimanche soir ça allait un peu mieux.
J'essaie de ne pas trop penser qu'il est là pour un moment.
J'essaie de ne pas trop penser qu'il n'a pas un sous, qu'il a fumé 5 paquets de nos clopes en deux jours, qu'on lui a filé 10 euros ce matin pour qu'il puisse manger, et que ça ne pas pouvoir être comme ça tous les jours.
Et surtout, j'essaie de prendre un peu sur moi, de moins faire ma petite-fille pourrie-gâtée, et de soutenir à fond mon coeur, parce-que, égoïstement, je n'avais pas vu que lui aussi souffrait, de cette famille de merde qu'il a, et qui est vraiment difficile à vivre. De cette situation pourrie. De notre intimité volée.

Cette nuit, en dormant, il m'embrassait l'épaule. Il me serrait fort dans ses bras, comme pour m'empêcher de m'échapper.

Mais je ne partirais pas,
je l'aime plus que tout.