A toi que je ne verrais pas
La nouvelle est tombée, comme ça, sans appel.
Il ne sera pas là quand j'irais à Marseille.
Des mois, des années, que j'attends de le revoir, de lui parler, de lui dire tout ce qui m'écrase le coeur depuis déjà trop longtemps.
Et là, je vais y aller et ne pas le voir !
Je ne peux pas lui dire au téléphone. Parce-que ça n'a pas de sens au téléphone. Les mots sonnent faux.
J'ai besoin de voir son visage, de voir ses réactions, de capter son regard.
J'ai besoin de le toucher, qu'il me touche.
De sentir à nouveau ce frisson qui me parcours quand il me frôle.
Je l'aime jusqu'au plus profond de moi. Je l'aime depuis toujours. Je l'aimais avant de le rencontrer.
Un jour je l'ai croisé, et je l'ai reconnu.
J'ai trop besoin de lui parler. De lui dire tout ce que je ressens. De lui dire que je deviens folle. J'ai trop besoin de lui. Je ne peux plus vivre sans lui.
Et je ne peux pas vivre avec lui.
Tout est trop compliqué.
Et moi pas assez forte.
J'y serais vendredi. Il rentre samedi.
Il voulait que je reste. Que je l'attende. J'en crève, mais je ne peux pas. Je ne peux pas prendre ce risque. Je mettrais une croix sur ma vie actuelle, et comme elle n'engage pas que moi, je ne peux pas me le permettre.
Ca m'arrange peut-être aussi de penser ça, parce-qu'au fonds je ne sais pas si ses sentiments pour moi sont aussi forts que les miens.
Je suis dans un de ces moments où je voudrais fumer jusqu'à l'écoeurement. M'envoler loin. Ne plus y penser, ou plus pareil. Mais le retour à la réalité fait plus mal encore. Je sais au fond de moi que je différente. Je sais au fond de moi que ma vie c'est écrire. Je sais aussi que je n'écris que dans la douleur. Il est ma douleur quotidienne.
Je me demande si depuis toutes ces années que je souffre de cet amour que j'ai rendu impossible je ne suis pas devenue accro à ce mal-être qui m'envahit quand je pense à lui.
Je trouve ça au fonds terriblement romantique.
N'empêche je vais crever d'amour inassouvi si je ne le vois pas. Et là, c'est plus que compromis.
Je crois que je passerais chez lui.
Je regarderais sa fenêtre. Je pleurerais.
Je lui laisserais une lettre dans sa boite.
Juste un petit mot.
Et je retournerais à Paris, parce-que Marseille sans lui ce n'est pas vivable. Marseille c'est lui.
Finalement, j'en suis malade d'y aller.
Je n'irais pas au Panier me promener. Son visage est à chaque coin de rue.
Je n'irais pas au Port non plus, je l'y ai trop attendu.
Je n'irais pas dans les calanques, je l'y ai trop aimé.
Je n'irais pas en train, j'y ai trop pleuré chaque séparation, j'y ai trop attendu le coeur prêt à exploser qu'il vienne m'y chercher.
Je n'irais pas à la Joliette, j'y ai trop bu pour oublier que je n'étais que de passage.
Je dois le voir. Il ne sera pas là.
Personne ne me comprends.
Mes voyages, ma poisse
Et oui ! je pense avoir récemment battu un record de poisse que j'aurais dû faire homologuer sur le champs. Sauf que j'étais tellement claquée que je n'y ai pas pensé !
La semaine dernière j'avais un rendez-vous à Toulouse. Ou plutot deux. Un le matin, un l'après-midi.
Le premier étant à 9h30, je suis partie à l'aube de chez moi (un peu avant 5 heures).
Arrivée dans le parking, à Roissy, j'ai commencé par mettre le pied dans une énorme flaque, dont je me demande encore ce qu'elle faisait là !
C'est à ce moment là que j'aurais dû rentrer chez moi. Mais je ne suis pas visionnaire. Et je suis tranquillement allée embarquer.
Sauf que j'ai raté mon avion de 1 minute. Si, je vous assure, c'est possible. J'ai voulu retirer mes billets à 6h46, et je n'avais que jusqu'à 45 pour le faire. J'ai fais des pieds et des mains. Rien n'y a fait. J'ai dû me taper 1h15 de RER pour aller à Orly et attrapper un avion à 9h50. Que j'ai eu de justesse parce-que j'ai raté ma station de RER et que j'ai dû le reprendre dans l'autre sens pour choper l'Orlyval.
Mon rendez-vous du matin s'est donc organisé pour se greffer sur celui de l'après-midi.
Après avoir déjeuné seule et triste dans un resto au drôle de nom "la couleur de la culotte", et illustré par des petites souris roses (je n'ai pas compris le jeu de mot, si il y en avait un. Quelqu'un aurait-il la gentillesse de m'éclairer ?), je me suis attaquée à une démo devant 16 personnes.
En cours de démo en ligne, le réseau internet de la Mairie se casse la gueule. Plus d'internet. J'ai fini les 2 heures de rendez-vous avec des questions réponses, en tentant d'illustrer ce que je ne pouvais plus montrer.
Que du bonheur.
J'ai pris ensuite un taxi une heure avant mon vol, pour être bien sûr de ne pas le rater. J'ai même plaisanté avec le chauffeur qui me trouvait bien plus agréable que ses autres clients du jour. Je lui ai raconté ma poisse du matin, et dit que vu que là je rentrais chez moi, il ne pouvait plus rien m'arriver.
Je m'en suis bien mordu les doigts...
J'ai compris en arrivant à Blagnac qu'un truc ne tournait pas rond !
L'avion qui précédait le mien avait 50mn de retard, et le mien ne s'affichait toujours pas !
Quand j'ai appelé au bureau et entendu le bruit inhabituellement fort de la pluie, j'ai compris.
J'ai finalement passé 5 heures en salle d'embarquement. Dans une ambiance moite et tendue. Avant d'être ré-enregistrée sur un vol pour Orly.
Les deux aéroports avaient fermés en raison des intempéries, et seul Orly a réouvert ce soir là. Vu que j'avais envie de rentrer, j'ai pris cette option plutot que celle de Roissy le lendemain.
Mes parents sont venus me chercher à Orly. Ils m'ont accompagnés à mon bureau dans Paris pour que je dépose la CB dont mon collègue avait besoin le lendemain. Moi, j'avais décidé de ne pas aller bosser le lendemain, parce-qu'il était déjà très très tard, et que j'étais morte-morte-morte !
On a mis au moins une heure, en pleine nuit, en pleine semaine. Et mon père commençait à regretter...
Le pire, c'est qu'en repartant pour Roissy, où j'avais garé ma voiture le matin meme, je vous le rappelle, toutes les routes étaient fermées à cause du Bourget (déménagement du site à la fin de la manifestation du Bourget !). Re-une heure de galère pour contourner le problème. Je crois qu'on a fait 400 km dans la nuit.
Mon père était au bord de la crise de nerf, et très fatigué lui aussi.
Finalement arrivés à bon port, il est descendu avec moi pour chercher ma voiture. Bon, je n'avais pas noté mon emplacement, et on s'est tapé deux étages entiers avant de la trouver. Il a encore bien ralé !
Pour ma défense, en fait il n'y avait pas de numéro là où je m'étais garée !
J'ai déposé mon père à l'ascenseur, pour qu'il retourne à sa voiture, et je suis sortie du parking.
En repassant devant leur voiture, je me rends compte que ma mère est seule. Je m'arrête. Je vais voir. Je m'inquiète. Il aurait dû remonter largement avant moi.
Nous l'avons cherché partout. Il a réapparu 3/4 d'heure plus tard. Il s'était perdu. Et bien perdu !
J'ai donc eu l'occasion de faire la rencontre d'un ado un peu chelou qui me suivait partout en me couvrant de compliments. Il m'a aussi aidé à chercher mon papa. Il m'a raconté qu'il avait raté son bus, et qu'il devait attendre 7 heures du matin pour repartir.
J'ai hésité à lui proposer de le ramener. Mais entre nous, il était vraiement étrange. Alors je suis partie. Et je m'en suis voulu tout le retour, et toute la nuit.
Pauvre môme.
Mon chéri ne m'attendais plus que d'un oeil.
Moi j'étais lessivée, mais j'ai eu du mal à trouver le sommeil.
Le lendemain mon fils m'a sauté dessus à 9h30. Merde, j'ai loupé l'école !
La semaine prochaine je vais à Marseille. Je vais aller mettre des cierges dès aujourd'hui...
(PS : à mon retour je n'ai pas mis les pieds dans la flaque...)
Dualité
Je me rends de plus en plus compte que j'ai deux personnalités. Deux aspirations profondes et incompatibles.
D'un côté ma vie de femme et de mère. Avec mon travail, mon train-train, mon chéri, mon fils, mon chien, ma maison, mes habitudes, mon confort.
De l'autre, l'envie de renouer avec un sulfureux passé encore trop présent dans ma tête.
Je suis constamment tiraillée par mes deux moi. Et des fois, comme aujourd'hui, ça me fait perdre la tête.
Je pourrais tout foutre en l'air. Comme ça.
C'est nul. Je sais.
Je voudrais deux vies. Une pour chacune de mes facettes. Puisque je n'arrive pas moi-même à en faire disparaître une.
C'est difficile pour moi dans ces moments là. Parce-que je me torture l'esprit, mais aussi parce-que je ne veux surtout pas faire de mal à mes proches que j'aime du fond du coeur. Je pense que je n'arrive pas à avoir un amour exclusif.
J'ai pris une décision. Je ne sais pas s'y je pourrais m'y tenir car cela ne dépend pas que de moi.
Je vais en parler à la personne concernée. Celle que je ne vois pas et qui me manque. Je vais lui demander de faire le point sur tout ça. De tout mettre à plat, pour que je sache où j'en suis.
Je vais peut-être, et même probablement me prendre une énorme claque. Mais au moins je pourrais tourner la page et vivre dans le présent.
Je l'appelerais peut-être tout à l'heure, mais j'avoue, j'ai peur de savoir.
L'amour a ses raisons
Que la raison ne connaît pas !Me voilà toute papillonnante!Touchée en plein coeur ! Mais une histoire impossible, bien-sûr. Pour plusieurs raisons et pas des moindres. Déjà parce-que je suis avec quelqu'un que j'aime énormément. Ensuite parce-qu'il est beaucoup plus jeune que moi. D'ailleurs ce n'est pas ça qui me gène le plus. J'ai toujours été attirée pas des mecs plus jeunes que moi. Aussi loin que je me souvienne. Et j'aime bien l'interdit aussi. Ce qui me gène le plus, c'est que je pense sincèrement que l'attirance est partagée. Et ça met de l'huile sur le feu. Du coup, je cherche à le croiser, je cherche son regard, j'échafaude des plans... une vraie gamine quoi. Il faut dire que la première fois que je l'ai vu, il y a 2 ans, j'avais déjà craqué. Comme un coup de foudre. Il est beau et sensuel à pleurer. J'aurais eu son âge, j'en aurais été raide dingue. Là, je tempère un peu, parce-que ça ne mènerait nulle part, si ce n'est faire du mal à tout le monde. A plusieurs reprises samedi nous nous sommes croisés. J'ai cherché son regard, et il a cherché le contact. Chaque fois que je me trouvais près de gens qu'il connaissait, il faisait en sorte de venir. Sans raison. Il a des yeux magnifiques. Une petite gueule d'amour. Et la sensualité d'un mec à la fois dur et tendre. Voilà, je suis folle. Ca me fait chier de me dire que ce n'est pas possible. Pourquoi pas d'abord ?Parce-qu'il y a trop de choses en jeu, qu'il est trop jeune, moi trop vieille (pour lui), et la liste est un peu trop longue. N'empêche j'y pense tous les jours, et sans que ça me rende vraiment malade, ça m'affecte beaucoup. Je crois que si un jour il s'approchait trop près, je pourrais faire un syncope. Mais mon problème risque d'être vite réglé, car il va partir dans le nord, et ne rentrera que certains week-end. Je me demande si c'est normal que je puisse "m'éprendre" de quelqu'un comme ça, dans ce contexte, alors que je suis très attachée à mon chéri, à ma vie, tout ça. Je sais que j'étais comme ça avant, mais je pensais que c'était parce-que je n'avais pas trouvé l'homme de ma vie. Là je ne sais plus trop quoi penser.
Come Back
Pfiou !Déjà presque un mois que je déserte mon propre blog, et que je ne m'en étais pas rendu compte !!!Le mois de mai a été très chargé, en évènements et en boulot. Je n'ai rien vu passer, et si mon anniversaire n'était pas venu détendre un peu tout ça, je crois que je serais collée au plafond !Donc, j'ai fais une super fête pour mon anniv. Enfin super, c'est moi qui le dit, hein ! Un grand barbecue, avec des kilos de merguez, de chippos, de brochettes... des litres (34 pour être précise) de punch, en plus de toutes les bouteilles d'autres alcools, des tonnes de crêpes (spéciale dédicace à ma belle-soeur qui a sortit sa crepière vers 2 heures du mat', ça tombait juste à point !), et bien sûr, pleins d'amis et de la bonne musique.Sauf que, comme d'habitude, je suis déçue que les gens s'en aille si tôt ! A minuit, les premiers déserteurs s'en sont allés. Déjà, j'avais un peu les boules. Ca fait genre "maintenant qu'on a bien bouffé on va rentrer se coucher, parce-que bon, c'est pas tout ça, mais déjà hier on s'est couché à 1 heure, alors tu comprends..."Non, je ne comprends pas. Moi je me couche au moins une fois par week-end vers 4, 5 ou 6 heures du mat'. Et contrairement à d'autres, j'ai un enfant, donc un vrai excuse pour rentrer avant les autres. Mais non, nous on préfère s'amuser. Je peux, à la rigueur, comprendre qu'on se fasse chier quand on ne connait personne et que la musique et est naze ou par à notre gout, mais là, non. Le Dj a fait un gros effort pour que tout le monde s'éclate, et chacun connaissait au moins 2 ou 3 autres personnes. J'ai bien enchainé Tequila Paf et Salsa du démon pour prouver mon amitié, à une soirée où je ne connaissais personne !!! Remarquez, dans ces situations, finalement, ça aide de ne connaitre personne...Donc comme chaque année, on s'est dit avec mon chéri que ce serait la dernière, parce-qu'il y en a marre de se faire chier à préparer des fêtes pendant des jours et des jours, sans compter les dépenses importantes que cela occasionne, pour des gens qui s'en battent les c***, et qui rentrent pépère se coucher à 2 heures !Heureusement, ce n'est pas le cas de tout le monde ! Je pense que l'année prochaine on sera plus près de 10 que de 40 !(je me rebelle, mais tous les ans c'est la même chose !)Sinon, dans l'ordre, mon fils s'est écrasé le doigt dans la portière de la voiture (éclatement de l'ongle, fracture). J'ai passé un scanner des sinus qui m'a rendu très malade (et on m'a traité de folle parce-que soit disant le scanner ne peut pas donner la nausée... hum !). Et je n'ai rien aux sinus. Mon chéri a fait une crise existentielle. Il est encore très triste. J'essaie de l'aider, mais je ne pourrais jamais remplacer ce dont il a aujourd'hui terriblement besoin : des parents, mais surtout, surtout pas les siens... Mon fils a perdu ses deux dents de devant, en haut, à une semaine d'intervalle, et c'est trop drôle de le voir comme ça ! La petite souris est donc beaucoup passée ces derniers temps, j'espère qu'elle n'a pas vu la mort aux rats !Et moi je suis toujours aussi amoureuse de mon homme. Plus même. Je voudrais tout pour lui. Mais je fais ce que je peux. Et je lui apporte autant d'amour que je le peux. J'espère que ce n'est pas trop !Pourquoi faut-il toujours que l'on se pose ce genre de questions ???Ah, l'amour ! c'est fou ce qu'on peut faire par amour...(et n'allez rien imaginer !!!)