29.6.05

Mes voyages, ma poisse

Et oui ! je pense avoir récemment battu un record de poisse que j'aurais dû faire homologuer sur le champs. Sauf que j'étais tellement claquée que je n'y ai pas pensé !
La semaine dernière j'avais un rendez-vous à Toulouse. Ou plutot deux. Un le matin, un l'après-midi.
Le premier étant à 9h30, je suis partie à l'aube de chez moi (un peu avant 5 heures).
Arrivée dans le parking, à Roissy, j'ai commencé par mettre le pied dans une énorme flaque, dont je me demande encore ce qu'elle faisait là !
C'est à ce moment là que j'aurais dû rentrer chez moi. Mais je ne suis pas visionnaire. Et je suis tranquillement allée embarquer.
Sauf que j'ai raté mon avion de 1 minute. Si, je vous assure, c'est possible. J'ai voulu retirer mes billets à 6h46, et je n'avais que jusqu'à 45 pour le faire. J'ai fais des pieds et des mains. Rien n'y a fait. J'ai dû me taper 1h15 de RER pour aller à Orly et attrapper un avion à 9h50. Que j'ai eu de justesse parce-que j'ai raté ma station de RER et que j'ai dû le reprendre dans l'autre sens pour choper l'Orlyval.
Mon rendez-vous du matin s'est donc organisé pour se greffer sur celui de l'après-midi.
Après avoir déjeuné seule et triste dans un resto au drôle de nom "la couleur de la culotte", et illustré par des petites souris roses (je n'ai pas compris le jeu de mot, si il y en avait un. Quelqu'un aurait-il la gentillesse de m'éclairer ?), je me suis attaquée à une démo devant 16 personnes.
En cours de démo en ligne, le réseau internet de la Mairie se casse la gueule. Plus d'internet. J'ai fini les 2 heures de rendez-vous avec des questions réponses, en tentant d'illustrer ce que je ne pouvais plus montrer.
Que du bonheur.
J'ai pris ensuite un taxi une heure avant mon vol, pour être bien sûr de ne pas le rater. J'ai même plaisanté avec le chauffeur qui me trouvait bien plus agréable que ses autres clients du jour. Je lui ai raconté ma poisse du matin, et dit que vu que là je rentrais chez moi, il ne pouvait plus rien m'arriver.
Je m'en suis bien mordu les doigts...
J'ai compris en arrivant à Blagnac qu'un truc ne tournait pas rond !
L'avion qui précédait le mien avait 50mn de retard, et le mien ne s'affichait toujours pas !
Quand j'ai appelé au bureau et entendu le bruit inhabituellement fort de la pluie, j'ai compris.
J'ai finalement passé 5 heures en salle d'embarquement. Dans une ambiance moite et tendue. Avant d'être ré-enregistrée sur un vol pour Orly.
Les deux aéroports avaient fermés en raison des intempéries, et seul Orly a réouvert ce soir là. Vu que j'avais envie de rentrer, j'ai pris cette option plutot que celle de Roissy le lendemain.
Mes parents sont venus me chercher à Orly. Ils m'ont accompagnés à mon bureau dans Paris pour que je dépose la CB dont mon collègue avait besoin le lendemain. Moi, j'avais décidé de ne pas aller bosser le lendemain, parce-qu'il était déjà très très tard, et que j'étais morte-morte-morte !
On a mis au moins une heure, en pleine nuit, en pleine semaine. Et mon père commençait à regretter...
Le pire, c'est qu'en repartant pour Roissy, où j'avais garé ma voiture le matin meme, je vous le rappelle, toutes les routes étaient fermées à cause du Bourget (déménagement du site à la fin de la manifestation du Bourget !). Re-une heure de galère pour contourner le problème. Je crois qu'on a fait 400 km dans la nuit.
Mon père était au bord de la crise de nerf, et très fatigué lui aussi.
Finalement arrivés à bon port, il est descendu avec moi pour chercher ma voiture. Bon, je n'avais pas noté mon emplacement, et on s'est tapé deux étages entiers avant de la trouver. Il a encore bien ralé !
Pour ma défense, en fait il n'y avait pas de numéro là où je m'étais garée !
J'ai déposé mon père à l'ascenseur, pour qu'il retourne à sa voiture, et je suis sortie du parking.
En repassant devant leur voiture, je me rends compte que ma mère est seule. Je m'arrête. Je vais voir. Je m'inquiète. Il aurait dû remonter largement avant moi.
Nous l'avons cherché partout. Il a réapparu 3/4 d'heure plus tard. Il s'était perdu. Et bien perdu !
J'ai donc eu l'occasion de faire la rencontre d'un ado un peu chelou qui me suivait partout en me couvrant de compliments. Il m'a aussi aidé à chercher mon papa. Il m'a raconté qu'il avait raté son bus, et qu'il devait attendre 7 heures du matin pour repartir.
J'ai hésité à lui proposer de le ramener. Mais entre nous, il était vraiement étrange. Alors je suis partie. Et je m'en suis voulu tout le retour, et toute la nuit.
Pauvre môme.

Mon chéri ne m'attendais plus que d'un oeil.
Moi j'étais lessivée, mais j'ai eu du mal à trouver le sommeil.

Le lendemain mon fils m'a sauté dessus à 9h30. Merde, j'ai loupé l'école !

La semaine prochaine je vais à Marseille. Je vais aller mettre des cierges dès aujourd'hui...

(PS : à mon retour je n'ai pas mis les pieds dans la flaque...)

1 Comments:

At 10:58 AM, Blogger lilou said...

En fait je ne suis pas extrèmement bien payée, mais je n'ai pas à me plaindre non plus.
Je fais ce que j'aime. Je n'ai rien contre les coiffeuses et les vendeuses de chaussures, mais c'est le genre de boulot dans lequel je m'ennuierais à mourir.
C'est comme ça, on ne se refait pas !
Merci pour le com !

 

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