31.8.08

En plein virage

Je m'étais dit que je n'évoquerais plus tout ça.
Et puis finalement, si.
Quelques mots.

Depuis des mois que le chaos s'est installé dans ma vie, dans sa vie, dans notre maison,
il touche enfin à sa fin.
Parce-qu'à force de non-dits, de disputes, de regards en travers, et de mots trop durs,
l'amour se transforme peu à peu en rancoeurs et en haine.
J'ai essayé d'éviter cela.
Surement pas assez.
Les gestes ont finit par suivre les paroles, et j'ai compris qu'il n'y avait plus rien à espérer.

Je suis responsable, à part entière, et j'espère que j'arriverais à l'assumer.
En attendant mes dents grincent, mais je suis résignée.
L'issue inéluctable approche, et elle va je pense nous soulager.
Nous et nos proches, qui souffrent en silence depuis des mois.

J'ai moins peur de l'avenir.
Moins peur d'être seule.
Mais j'ai peur de ne pas arriver à oublier.

Hier j'ai fait une rencontre un peu surréaliste.
Celle d'une femme qui se bat chaque jour contre la vie et le lot de souffrance qu'elle lui apporte.
Et pourtant ses yeux criaient son envie de vivre.
Son sourire éclatait devant ma mine déconfite.
J'ai pensé à elle, si positive.
Et je me suis dit que si malgré tout ce qui entrave son existence,
elle peut croire encore à tout ce qui peut être beau,
j'y arriverais aussi.

18.8.08

Bob

De retour après quelques semaines de vacances bien méritées...

Je ne dirais pas que ça s'est bien passé, non.
Il n'y a toujours rien de résolu dans ma vie, et je me maudis de cette incapacité que j'ai à prendre une décision ferme et définitive.
Ou plutôt deux décisions.
Une pour chacun.

L'un m'aime et m'étouffe, l'autre m'apprécie mais fui...
Bien-sûr, alors que je me fais draguer à longeur de temps, et de plus en plus, ce que je ne m'explique pas vraiment vu que j'ai l'impression d'avoir pris 10 ans ces derniers mois..., c'est après celui que je ne peux pas avoir que je cours...

Ce matin, à la radio, Bob Marley chante.
Et je me dis qu'il est loin ce temps où je l'écoutais le coeur et l'esprit légers,
où je ne me posais pas tout un tas de questions existentielles,
où je ne possédais rien, et n'avais donc pas peur de perdre quoi que ce soit.