Le coeur en berne
Je crois bien que j'ai rencontré quelqu'un.
Encore ?
Mais qui donc ?
Je crois bien que j'ai rencontré un de ces mecs qui n'existent que dans mes rêves.
De ceux pour qui les princesses existent.
De ceux qui n'ont pas peur de montrer leur sentiments et d'avoir les yeux qui brillent en regardant leur amour.
Un de ces mecs que j'ai tout de suite mal jugé.
Que j'ai pensé séducteur aux dents armées.
Que j'ai pensé lâche et infidèle.
Noceur.
Menteur.
Puis j'ai découvert une histoire, une sensibilité.
J'ai découvert le chagrin remplaçant les étoiles au fond des yeux.
Je l'ai senti fragile.
Lui, si important.
Si imposant.
Tellement à l'aise.
Une façade qu'il donne à voir à ce monde éphémère qui l'entoure.
Celui dans lequel il évolue et où je sens pourtant bien qu'il n'a rien à faire.
Peut-être ne le sait-il pas lui-même, et il continue d'y errer.
Je l'ai attaqué sur ce côté séducteur.
Il s'en est de suite défendu.
Et j'ai rit, mais ne l'ai pas cru.
Pour découvrir finalement qu'il avait raison.
Il a ce sourire franc que j'aimerais recevoir,
et ces mains rassurantes que j'aimerais voir m'entourer.
Je pense à lui comme à un rêve que j'aurais fait !
Sans amertume, et sans espérances.
Je pense à lui comme un doux souvenir lointain.
Comme à quelque chose qui laisse sur la peau un goût sucré et pas de regrets.
Juste parce-que j'ai rencontré un homme, un vrai,
de ceux dont j'avais oublié qu'ils existent vraiment.
Juste parce-que cette rencontre restera une simple rencontre,
et que demain il m'aura oublié.
Tout en gardant secrètement l'espoir que le hasard fera se recroiser nos chemins.
Visa pour l'Image

J'en reviens, et je suis en plein jet lag !
J'en ai pris plein les yeux, plein les oreilles, et plein le foie...
par contre, je n'ai pas trop vu ni ma chambre d'hotel, ni quelque chose de décent à manger...
Mais bon, on ne peux pas tout avoir, et j'ai dormi dans le train, alors !
C'était mon baptême de Visa, alors j'ai fait un max de choses.
J'étais avec des gens important vis à vis de cette manifestation, et ils m'ont ouvert de nombreuses portes, et surtout celles des soirées privées et des espaces VIP.
Je ne connaissais pas non plus Perpignan, et j'avoue que de ce que j'en ai vu, c'est vraiment très joli !
Ca manquait juste d'une piscine à l'hotel, mais je vais m'y prendre dès maintenant pour l'année prochaine, et on sera mieux placés.
J'ai aussi vu des choses dures.
Notamment les projections.
Des photos d'actualités. Belles, brutes, parfois crues, et parfois choquantes, comme celle de cette femme tenant à bout de bras, par chacune des oreilles, la tête décapitée et sanguinolante d'un homme.
Dur.
Et trash.
Et en fait tellement vrai.
Ou les histoires de ces photographes et journalistes, qui pour avoir oser aborder des sujets interdits, ou tout simplement s'être octroyés la liberté de parler de ce qu'il se passe dans certains endroit de notre beau monde, ont été battus, tortués, emprisonnés sans jugement, et qui ont dû fuir leur partrie.
Ah, elle est belle la liberté d'expression.
Tout cela fait relativiser.
Notre pays n'est pas celui que l'on tente de nous faire croire dans les médias.
Au regard de ce que j'ai vu, et de tout ce que je n'ai pas vu et peine à imaginer, comment se plaindre encore de notre condition, ici, dans le pays des droits de l'homme ?
Comment ?
Et du plus léger, comme l'un des très rares reportages couleur de Doisneau, sur les milliardaires aux états-unis, commandé par Fortune.
Plein d'humour et d'ironie.
Léger après l'indigestion de misère.
Et la fête, la fête, la fête, dans des endroits sublimes, des espaces à ciel ouvert, des étoiles scintillantes partout dans le ciel, dans mes yeux, et une douce chaleur que j'avais presque oublié cette année.
J'y ai rencontré des gens très agréables, très intéressants, et très charmants.
J'y ai croisé de jolis yeux, de belles gueules.
Et je suis reparti hier au petit matin, quelques heures de train que je n'ai pas vu passer.
Des images plein la tête.
L'esquive
Ou Saturday Night Fever.
Sans rapport aucun !
Juste parce-qu'il y a l'Esquive à la télé ce soir, et que moi-même je suis en pleine esquive.
Juste parce-que samedi j'ai passé une excellente soirée, de celles dont on se souvient pendant longtemps.
Juste parce-que je vais parler un peu de deux.
En fait, j'esquive Thierry, depuis qu'il m'appelle "ma douce".
C'est pas très gentil de ma part, mais je ne peux pas jouer avec lui comme il l'a fait avec moi.
Et je n'en ai en fait même plus envie.
Donc, je l'esquive.
Et tout va bien.
Avec mon homme, tout va pour le mieux, et je me dis qu'il faut vraiment bien réfléchir avant de prendre une décision comme j'ai failli en prendre, et qu'il ne faut pas faire les choses hâtivement.
Coup de chance ou non, ça se "fini" bien pour moi, et ça a même renforcé notre relation.
Elle a évolué vers une relation plus simple, ou la confiance est de mise, la complicité aussi, et je me sens tellement mieux.
Samedi nous étions invités à un anniversaire, et nous avons passé une soirée absolument géniale, comme nous n'en avions pas eu depuis longtemps.
Des soirées, on en a quasiment tous les week-end, et on prend du bon temps à chaque fois, mais des comme ça, c'est plutôt rare, et nous en avons bien profité.
D'ailleurs, nous sommes rentrés à 6 heure du mat', passablement émêchés, voir très émêchés, et surtout très morts de rire.
Il y avait des gens vraiment sympa, dont seulement quelques uns que nous connaissions avant, et une très très bonne ambiance.
Ca fait du bien de s'aérer la tête, de changer de monde l'espace d'une nuit.
Puis, dimanche plus calme, et plus court, vu qu'il avait bien fallu dormir un peu quand-même.
Il faisait très beau, on s'est longuement promenés avec nos chiens, puis j'ai été voir mon amie C. revenue de vacances.
Un truc tranquille.
Contraste.
Demain la rentrée des classes, et une année tourbillonnante qui va de nouveau démarrer.
Peut-être un changement en perspective pour moi, mais j'attends des, enfin UNE confirmation, et j'ai hâte de savoir. Pour une fois je suis emballée par l'idée du changement, et c'est plutôt rare chez moi : le changement a tendance a me pétrifier...
Voilà, rien de passionnant.
Juste tout va bien, et ça ne m'inquiète même pas :-)