27.8.07

L'énorme hasard


Un soir de la semaine dernière, alors qu'une fois de plus ce paysage dont je suis gavée défilait sous mes yeux, derrières les fenêtres sales du train, sans aucune raison, cette histoire m'est revenue à l'esprit.

Et ce jour là, soit des années plus tard, je l'ai trouvé bizarre.


Elle avait débuté par un concert de Mc Solaar, il y a très longtemps donc, époque "Caroline", époque qui s'écoutait encore.

Quoi que moi je n'étais pas trop fan, mais j'y accompagnait une amie, que j'appelerais la Végétarienne, on ne sais jamais, peut-être se reconnaîtra t'elle, et dans ce cas, ma chérie, appelle-moi !

Bref, apparté terminée, je reviens à mon concert.
Avec une méga première partie : les Sages poètes de la rue.
Sur le chemin de la salle, le zénith je crois, nous faisons la connaissance de deux frangins de Perpignan. Ils sont chez de la famille en région parisienne.
M. me plait beaucoup, et on finit par les trainer partout dans les jours qui suivent.
Chez la Végétarienne, c'est pas mal la fête.
Sa mère est partie en vacances, et elle lui a laissé la maison.
Quelle erreur !!! (là, je parle en tant que mère, parce-que nous on s'est vraiment éclaté).
Je passais ma vie chez ma copine, et M. était souvent là.
Puis il a fini par repartir sur Perpignan.
On s'est appelé quelques fois, et puis je suis passée à autre chose, et lui aussi certainement.

Quelques années plus tard, une autre de mes amies, Caro (toi par contre si tu te reconnais, ne m'appelle pas, ça fait bien trop longtemps que je te laisse des messages...), m'appelle et me tape une scène.
Depuis quelques mois elle a déménagé, et je ne la vois presque plus.
Entre nous, ça s'est un peu fini tendu, car entre quelques problèmes de religion (elle s'est subitement, à 19 ans, découvert une religion, et a commencé à vouloir l'imposer à tout le monde, et à être vraiment chiante), et quelques problèmes d'estime de soi (elle s'est toujours sentie inférieure et dépendante de moi), il y avait depuis des années un mec entre nous, et comme j'avais sa préférence, s'en était trop pour elle. Je crois qu'il est en fait le vrai sujet de discorde, mais je pense aussi que je n'aurais jamais le dernier mot de cette histoire...
D'ailleurs, les mecs étaient très souvent pour moi, et elle était toujours là pour tenir la chandelle. Elle a dû en avoir marre à force, et d'amie je suis sans le vouloir devenue son ennemie.

Elle m'appelle donc, et me tape un scandale.
Je mets quelques instants à comprendre ce qu'il se passe :
Depuis quelques mois elle fréquente un mec dont elle est plutôt fière.
Un mec avé l'assen, qui vient du sud et s'installe sur Paris.
Ok, contente pour elle.
Elle non.
Elle se fâche et me demande d'où je le connais.
Je n'y comprends décidément rien.
Elle m'explique qu'un jour elle discutais avec son nouveau fiancé de son ancienne ville, de ses ami(e)s qu'elle a laissé derrière, etc.
Et le gars, je ne sais pas comment, fais tout de suite le lien.

En fait, le mec c'était M., et il lui a raconté par le menu toute notre histoire, qui à l'époque était plutôt chaude.
Du coup Caro était verte de rage.
Même a plusieurs dizaines de kilomètres, même en n'ayant donné que peu de nouvelles, et en essayant de se faire une vie plus douce, elle retombe sur moi, et pire, sur un de mes ex.

J'ai essayé de prendre ça à la blague, d'en rire avec elle. Mais elle avait vraiment les boules.
M. voulait me parler, il était très content de prendre de mes nouvelles, et tout émoustillé, genre "il faut qu'on se revoit tous les deux".
Ca a achevé Caro.
Il me semble que c'était la dernière fois que j'ai eu de ses nouvelles.
J'ai passé 5 ans à trainer avec elle, l'une chez l'autre, l'autre chez l'une, de soirées en soirées et de déconnades en déconnades, pour qu'un jour un petit branleur vienne achever de saper cette amitié que les années et peu être aussi un peu de jalousie avait rendu bancale.

Et donc, l'autre soir dans ce train, je me suis demandé comment tout ça avait pû arriver.
Comment Caro et moi avons pû tomber, dans des endroits différents, sur le même mec, chaque fois fraîchement débarqué du sud.
Et surtout, comment en est-il arrivé à se souvenir et à parler de moi, au point que le sang de Caro n'a fait qu'un tour et qu'à aucun instant elle n'a douté : elle était sûre qu'il s'agissait de moi.

Je trouve ça assez étrange finalement.
Sur le coup je ne m'étais pas posé plus de questions, car j'avais d'autres choses en tête, d'autres amitiés, et d'autres amours, mais aujourd'hui cette histoire me revient et elle m'interpelle.

14.8.07

Pas maintenant...

Ah les vacances, le calme, le soleil...
Non, pas le soleil ! la pluie !!!
Mais bon, les vacances quand-même !
C'est toujours ça.

Avant de partir j'ai été plus que débordée...
Etonnant pour un mois de juillet ! des fois je ne comprends plus rien !
Enfin !
C'est hyper stressée et fatiguée que j'ai attaqué mes vacances par 7 heures de bagnole.
Quelques jours au soleil, qui, mis à part ce soleil que je n'avais pas vu depuis des mois, n'auront été mémorables que pour de mauvaises raisons...
Qui ne me touche pas directement pour une fois, et c'est tant mieux.

J'ai réappris à vivre avec mon homme, à l'aimer et être en manque au delà de 3 mn d'absence.
Et c'est drôlement bon de retrouver un peu de stabilité.
Un peu de confiance,
et beaucoup d'amour !
Je me sens mieux.
Dans ma tête comme dans mon corps bizarrement.
Je me dis que décidément les choses se sont bien passées pour moi car dieu sait où je serais aujourd'hui !
Je profite de chaque instant avec mon chéri.
Pas de disputes, à peine quelques petits accros, et encore...
Non, rien.
Vraiment.

Quelques messages de Thierry auxquels je n'ai pas répondu.
Il insiste, mais pas lourdement.
Je sais son amie en vacances.
Hier je passe le voir quelques instants en rentrant chez moi.
Il est toujours aussi...
Et oui !
Et qu'apprends-je ?
Que ça fait plusieurs semaines qu'il n'est plus avec sa copine.
En fait ça s'est mal passé.
J'ai dû mal à cacher le large sourire qui me barre le visage.
C'est con, mais ça me fait grave plaisir !
Je me rends compte une fois de plus qu'en sa compagnie le temps n'a plus cours, et je suis là depuis bientôt une heure.
Toute la soirée, j'ai été anormalement heureuse et souriante.
Et ça me fait chier.
Pas maintenant.
Pourquoi j'ai été le voir ?
Je me croyais protégée par sa relation.
Mais maintenant que je sais qu'il n'y a plus de barrière, il ne faut pas que je replonge.
J'ai été trop triste, et j'ai risqué trop de choses.
je ne veux pas revivre tout ça.
mais c'est vrai que je l'aime beaucoup.
Si il pouvait devenir un ami.
Mais je n'y crois pas trop.
Si c'est pour devenir ami-amant, ça ne mènera à rien, si ce n'est à nous détruire tous les deux;
Et j'aime mon homme, j'en suis convaincue.
Tout en restant persuadé que le coeur n'est pas exclusif.

Le temps et les circonstances nous font porter un regard différent sur les choses...