Ce post pourrait s'appeler "Zob", à tous points de vue !
Ou misère sexuelle, mais ça le fait moins.Ou comment j'ai failli perdre mon mec, connement.
Ou encore je ne sers qu'à faire la cuisine, le ménage et les gâteries. Qui suis-je ?
Enfin bref, je trouvais finalement que Zob résumait bien la situation.
En un seul mot.
Qui signifie bien-sûr sexe.
Mais aussi "rien".
Ouais, ça colle plutôt bien.
No Sex.
Ca aussi ça aurait été classe.
Carrément.
Mais trop tard !
Tout a commencé il y a deux jours.
Un anniversaire en pleine semaine, bien arrosé.
Nous ne rentrons pas très tard, vers minuit.
Mais pour ma part, je suis bien allumé.
Un peu trop même, puisque mon lit s'est mis à tanguer dès que j'ai voulu m'y allonger.
Nauséeuse quoi.
Et là, voilà que mon homme me carresse dans l'espoir d'un calin.
J'ai poliment refusé.
C'était ça ou je lui vomissait dessus.
Il ne l'a pas très bien pris.
Pas bien du tout même.
Mais bon, on n'est pas des bêtes de sexe hein ? donc bonne nuit et à demain.
Le lendemain, justement, j'étais de nouveau très fatiguée, mais pas du tout pour les mêmes raisons.
Et je me suis endormie.
Et j'aurais pas dû.
Parce-que monsieur se l'ai mise sur l'oreille, et ça ne lui a vraiment pas plu.
Il s'est même relevé pour aller fumer.
Moi je n'ai rien caculé.
Je dormais vraiment bien !
S'en est suivi une gueule de douze pieds au réveil.
Et un silence de mort toute la journée.
Quand le silence fut brisé, ont commencé les menaces à peine voilées, du genre : si je ne trouve pas ce dont j'ai besoin ici, j'ai beau t'aimer, j'irais voir ailleurs.
Là je me suis dit qu'il fallait que je réagisse si je comptais le garder.
Et j'ai appelé ma super copine libérée-sexuelle.
J'ai pris une claque.
Elle est tout ce que je ne suis pas.
Et je me suis rendue compte que je suis quand-même un peu coincée.
Enfin, pas très très libre quoi.
Sans aller jusque dans ses excès, mais avancer d'un pas ne me ferais pas de mal.
J'ai donc essayé d'occulter le côté bestial de la chose, et de ne penser qu'à mon plaisir.
Et ce n'est pas forcément simple.
Et puis surtout j'ai pas mal parlé à mon homme, et lui ai dit ce que j'aime, ce que je n'aime pas, au fur et à mesure.
Ca évite d'avoir à supporter des choses désagréables tout en faisant semblant de couiner.
Au moins je profite des choses que j'aime, il le voit, et il y prend plus de plaisir.
Depuis, tout va encore mieux que les meilleurs moments de notre couple.
D'un côté je trouve que c'est dommage que ce soit "grâce" au sexe,
d'un autre, je ne peux pas nier que l'homme et la femme sont fondamentalement différents sur ce point !
Enfin, au moins moi et lui, parce-que si je pense à ma copine C., je me dit qu'elle aurait dû être un mec !
A part ça, des nouvelles de Thierry ?
Oui, monsieur m'a fait la surprise de m'attendre un soir à la gare.
Ca faisait plusieurs semaines que je l'esquivais et ne l'appelais plus.
Déjà, je ne veux pas foutre la merde dans son couple, ni dans le mien, ni dans ma tête...
Donc, j'évite de chercher à le voir, ou même à entendre sa voix.
Ca m'a quand-même fait plaisir de le voir, et on a un peu discuté.
Je l'ai déposé chez sa copine.
J'ai trouvé la situation assez marrante.
Preuve que ça va beaucoup mieux : il y a deux mois ça ne m'aurait pas du tout amusé !
Bref, il cherche à ce que je ne l'oublie pas.
C'est mignon.
Mais c'est déjà loin derrière, et j'espère qu'il ne fera pas partie de ces vieux fantômes qui me hantent régulièrement.
Ils sont déjà suffisament envahissant !

