Enculés de grèvistes

Si si,
Enculés.
Non, franchement, là ça commence à bien faire.
Lundi matin, la sncf, dans toute sa franchise et toute sa loyauté envers ses vaches-à-lait-usagers, laisse partir ses trains à peu près dans des conditions normales : soit , pas plus de 10 à 15 mn de retard non justifié.
Pas de quoi s'affoler.
Depuis septembre c'est le même rythme.
Et partout on nous dit que tout va bien (??!!??).
Donc, lundi matin, rien à signaler.
Et lundi soir, sans prévenir, plus de trains pour rentrer.
Enfin, si ! un.
Pour des centaines et des centaines de personnes...
C'est bien simple, en haut de l'escalator, j'ai à peine pû me glisser sur le quai tant il y avait du monde !
J'ai fini par trouver un train de brousse, qui m'a déposé près de chez mes parents, qui sont venus me chercher pour me ramener à la gare où j'arrive d'habitude, histoire que je récupère ma voiture.
La galère quoi.
3 heures pour rentrer.
Des gens qui pleuraient de rage sur les quais parce-que les trains étaient tellement bondés qu'ils ne pouvaient pas y monter.
Entassés comme des bêtes.
La chaleur.
L'odeur de transpiration.
La tête dans la capuche du mec de devant (bah oui, je suis pas très grande !).
De l'air, de l'air !
1h20 comme ça.
La rage.
Puis plus rien. Le vide.
Parce-que s'énerver ne sert plus à rien.
Ils ont le pouvoir sur nous. Et ils s'en servent.
Quelqu'un m'avait envoyé un jour un texte assez édifiant sur les employés de la sncf, les primes de charbons, etc.
Si quelqu'un a ça sous la main, je serais très heureuse de le publier !
Enfin, je demande à tout sncf-iste gréviste de monter dans le train avec moi ce soir (si jamais on arrive à pousser encore un peu plus les gens pour pouvoir y pénétrer) et de voir un peu ce qu'il s'y passe.
Oui, j'ai un peu la rage, mais franchement, entre nous, allez à St Lazare ce soir, et on en reparle demain !
Dans mes rêves

Petit stand bye.
Besoin d'oublier de raconter les choses de ma vie.
Peut-être pour les occulter.
Peut-être pour y réfléchir.
Petit break pour faire le point.
Suite au décès d'un proche.
J'ai passé des jours à y penser sans me rendre compte vraiment.
Au funérarium du coup j'ai morflé.
Et j'ai eu honte de tant pleurer alors que la famille a su rester digne.
Une nuit je me suis réveillée avec une étrange présence.
Ou une étrange absence, je ne sais plus bien.
Je me suis distinctement souvenu de mon rêve.
Il m'enveloppait encore.
Il y avait mon meilleur ami trahi, et mon marseillais.
Ils habitaient tous les deux dans un appart, là où habitait William avant.
Je me rends chez William, et je tombe sur mon marseillais.
Il m'annonce qu'il s'en va, sans même que j'ai eu le temps de comprendre ce qu'il faisait là.
Il m'emmène chez William, qui à son tour me fait comprendre qu'il faut que je l'oublie.
Ca dure un moment.
Une ambiance assez glauque.
Il fait presque nuit.
Une soirée d'hiver probablement.
Eveillée je continue de me repasser ces images.
J'ai le sentiment qu'on essaie de me faire passer un message.
Un message d'adieu.
Qui me ramène à ma vie d'aujourd'hui, et me demande de laisser le passé là où il est.
Ce rêve m'a poursuivi pendant des jours.
Il devait avoir un sens.
Il devait être porteur d'un message.
Je l'ai tourné et retourné dans ma tête.
Jusqu'à ce samedi où j'avais une soirée entre filles.
Dont une que je ne connaissait pas beaucoup.
On parle beaucoup, on boit, on fume, on rit.
On évoque nos hommes et nos fantômes aussi.
Je suis un peu rassurée de voir que chacune traîne son lot de regret.
Sa frustration d'une belle histoire passée.
Mais je semble être là seule si atteinte.
Celle que je ne connais presque pas tire les cartes.
On me pousse, les autres l'ont déjà fait.
J'hésite.
Je sais quoi demander.
Je suis beaucoup moins sûre de vouloir entendre.
Puis je mette à l'eau.
Et je suis scotchée.
Elle ne me connaît pas mais elle sait tout.
Elle reste presque interdite devant mon jeu, me disant qu'il est rarement si limpide.
Elle me dit que mes sentiments guident ma vie, et que ce sont eux qui ont largement le dessus sur le reste (travail, amitié,...). Si mon coeur souffre ma vie n'a plus de sens.
C'est tout à fait vrai.
Ca l'est sans doute pour plein de gens.
Mais ça m'a touché.
Elle me parle de mon choix. Celui que j'ai fait il y a longtemps et sur lequel je reviens sans cesse.
Me dit que c'est le bon, et que même si aujourd'hui c'est peut-être plus par sécurité que je le maintient, je n'en changerais pas.
Enfin, voilà en quelques mots, car c'était bien plus long.
Mais c'était dans le mile, et ça aussi j'ai eu du mal à le digérer !
Le rêve, les carte, tout ça m'a fait beaucoup réfléchir.
Je me sens plus sereine. Et j'espère que cette fois ce n'est pas un leurre.