Freedom

Ah, les vacances !
la liberté !
le soleil, la plage, l'odeur du monoï, les chateaux de sable, les glaces,
les coups de soleil, la peau qui gratte, les cheveux secs, les piqures de vives, les frites grasses.
Quel bonheur !
Pour ma part, je ne vais en profiter que quelques petits jours.
Les autres je les passeraient dans le ciment et le platre.
Un peu comme l'année dernière quoi !
Un peu comme toutes nos vacances.
Mais peu importe, il faut savoir ce que l'on veut, et les choses ne se font pas toutes seules...
Il est donc plus que probable qu'avec ma connexion perso 56 Ko, je ne tente même pas d'ajouter un post d'ici à mon retour.
De toute façon tout le monde a les pieds dans le sable chaud et s'en tape.
Enfin, j'espère pour vous.
Sinon, je compatis.
Contente qu'il fasse moins chaud. Hier j'ai survécu à mon heure de train sans même être trop trempée.
J'avais oublié l'effet que ça fait de ne pas avoir de grosses traces humides sous les bras, sous les seins (et oui, aussi !) et sous les fesses !
J'avais aussi oublié que le train ça pouvait sentir autre chose que le bouquetin.
Et j'avais même oublié qu'il pouvait y avoir des courants d'air.
De l'air tout court d'ailleurs.
Ca fait drolement du bien !
Bon, et bien sur ce,
BONNES VACANCES...
Formatage ?

Samedi matin, tôt, trop tôt (et oui, d'ailleurs, qu'est-ce que je foutais là si tôt ?), je roulais à travers la foret de St Germain.
Seule.
La lumière orangée, douce, se levant sur la cime des arbres.
Je me suis sentie à ce moment là si sereine.
Tout me paraissait limpide et simple.
Tous les projets que j'esquisse et oubli pour ne pas trop y penser, trop me prendre la tete.
J'ai horreur de me prendre la tete comme ça.
C'est meme parfois au-dessus de mes possibilités.
Mais ce matin là, tout me semblait soudainement possible. Evident.
Pour un peu, je ne me serais plus posé de questions et aurait foncé.
Ouvrir ma boite, pour laquelle j'étudie, irrégulièrement, les possibilités.
Me jetter enfin dedans, car je sais que ça va cartonner.
Faire un autre enfant, parce-que le temps passe, parce-que j'en ai envie et lui aussi.
Arrêter de douter dès que je croise un mec susceptible de me plaire plus qu'un peu :
non, mon mec n'est pas parfait, mais il m'aime, et je l'aime, et c'est déjà beaucoup.
Des mecs qui me feront craquer, je n'ai pas fini d'en croiser, mais est-ce que ça vaut vraiment le coup ?
Ce matin là en tout cas, j'étais sûre que non !
Et je le suis encore.
Je le sais toujours.
Mais c'est souvent plus fort que moi.
Allez savoir !
J'étais comme dans une petite bulle. Seule au monde.
Seule face à moi, à mon avenir.
Seule avec mes envies, mes rencoeurs, mes désirs.
Seule et si bien.
Et que me suis-je dit à cet instant ?
Et bien je me suis dit :
"tiens, ça il faudra que je l'écrive dans mon Autopsie !"
3 secondes après j'ai réalisé : de plus en plus, quand je fais ou vois quelque chose, je me dis que, là peut-être, je tiens un bon post !
C'est grave non ?
Moi qui écrit depuis que j'ai l'âge de tenir un stylo et qui pourrait monter une tour eiffel en livres inachevés, en sujets pas assez creusés, trop vite abandonnés...
Il aura fallu un blog pour que l'inspiration ne me lache plus.
Ou alors ça y est, je suis formatée...
Enceinte... ou pas ???
Cette année, je hais la mode !D'habitude, je ne l'aime pas trop non plus, avec son lot sans cesse renouvellé de fringues riquiquis et moulantes dans lesquelles je n'ai l'air de rien, et que donc, je regarde en bavant sur les autres. Des fois, ça me rende même mauvaise !Cette année, pour une fois, j'ai vu arriver d'un bon oeil le retour de la taille empire. Petits hauts décolletés et amples, petites robes mignonnes, et tout et tout. J'ai foncé. Et j'étais plutôt contente de l'effet. Jusqu'à il y a 10 jours environ. Je débarque chez mes parents, et d'un pas léger m'avance, dans mon petit top empire amande, pour embrasser un copain de mon père, qui m'accueille sourire aux lèvres et bras ouvert : " Ah, félicitations ! je me disais bien aussi !"La chappe aurait rompue sous mes pieds que ça m'aurait fait le même effet. Je tente une blague qui tombe forcément à plat. Tout le monde est gêné. J'ai grossi, je le savais mais pas à ce point !Je tente de ramasser les miettes de ma dignité, et m'en vais en me promettant d'attaquer un sérieux régime. Pas de bol, 3 jours après je partais dans le sud pour le mariage d'une amie marocaine. Baklavas, briks, et autres douceurs ont eu raison de ma volonté en 3 secondes à peine. Dans ma délicieuse petite robe de cérémonie, taille empire of course, je me trouvais aussi craquante qu'un macaron. Un invité, que je ne connaissais pas, félicite alors mon ami pour l'heureux évènement. Je déprime sec. J'arrête les baklavas. Je cogite. Je n'ai quand-même pris que 2 petits kilos, qu'est-ce qu'ils ont tous ???Il fait chaud, j'oublie et je continue d'avancer. Le lundi matin dans le métro, une jeune femme prend en air compatissant pour me proposer sa place assise alors que je ruisselle devant elle. Pour le coup, ces derniers jours j'étais rodée, je la remercie et lui dis que je n'ai que 3 stations, et que ça va aller.
Ce coup là fût un peu plus dur encore, car je portais un tee-shirt assez près du corps, et il n'y avait à mon sens pas de confusion possible !
Je compte les calories des carottes !
Et je me tape une tarte au citron meringuée !
A peine quelques jours plus tard, à deux doigts de la dépression alimentaire, je me rend à l'anniversaire d'une amie.
Au bout de cinq minutes, elle se rue sur moi, main sur le ventre, l'air interrogateur.
Blasée, je réponds :
"non, j'ai grossi".
Sympa, elle tente : "non, je regardais ton haut, j'ai le même !"
Sa belle-soeur arrivant par derrière :
"ah, bah j'ai rien compris alors, je croyais que tu étais enceinte !"
je comprends mieux la tête des gars quand je leur ai demandé de me servir un planteur !
Gros coup de blues, mon copain n'essaie même plus de me rassurer.
Je me regarde en long, en large et en travers dans tous les mirroirs que je croise.
Dur !
Par chance, ce week-end il a fait chaud, et j'avais beaucoup de choses à faire, donc je n'ai presque pas mangé, et pas beaucoup bu non plus (l'alcool fait grossir, ne l'oublions pas !), donc j'ai perdu 2 kilos vite fait, et bien dégonflé.
N'empêche que je suis blasée qu'on ai pû me croire enceinte.
A tel point que j'ai fini par moi-même me poser la question...
Mais non!
Par sécurité, je vais reperdre quelques kilos, au moins j'aurais un peu de marge !
Ah, les gens sont durs, parfois sans le vouloir !
Bon, sinon, bah on a perdu !
En fait c'est pas de la faute des bleus, mais de L.
Bah oui, il avait tendu le drap de travers pour le rétroprojecteur, alors forcément les buts ont été déviés !