20.2.06

Flippe flippe flippe (flop) !


Je me demande si je saurais un jour ce que je veux.
Et pour une fois je ne parle pas des mes imaginaires déboires amoureux.

J'ai consulté pour la première fois un chirurgien, pour, comment dire, corriger un petit problème de naissance.
Jusqu'ici, ça ne m'avait jamais vraiment dérangé. Jamais vraiment complexé. Je n'ai pas été victime de moqueries petite. Ni plus grande d'ailleurs. C'est juste que ça me dérange de plus en plus et que je trouve con de ne pas le faire.
Le problème, le vrai, c'est que j'ai peur. Mais vraiment peur.
L'anesthésie est locale. J'aurais préféré être complètement gazée. Je vais demander une double dose je crois !
On a tout de suite fixé une date, parce-que ça, c'est comme pour mon percing, si je ne l'avais pas fait tout de suite, je n'y serais jamais retourné, et j'aurais regretté pendant des mois (pour le piercing), toute ma vie encore (pour l'opération).
Je suis sortie de là complètement azimutée. Très contente, et très flippée. J'ai été incapable de me concentrer pendant deux jours. J'ai pleuré toute la journée du lendemain. Et le simple fait d'y penser me coupe la respiration. Sueurs froides. Grosses crises d'angoisse.
J'ai vraiment peur.
C'est très con.
Et j'en viens à me demander si je ne fais pas une connerie.
Si j'ai raison de le faire.
Si je serais toujours "moi" malgré ce changement, qui n'est pourtant que la correction d'une disgrace.
Mais disgrace avec laquelle je vis toujours. Et j'y suis finalement bien habituée.
Enfin, habituée... elle ne me gâche pas la vie en tout cas. Elle me gêne. Elle me prive de certaines choses. Quand ce serait pourtant si simple de l'avoir "rectifié" à l'adolescence.
Mais trop peur. Je n'ai jamais voulu !
J'ai donc maintenant devant moi un bon mois d'angoisses.
Je crois que mon chéri ne comprends pas trop.
Déjà il m'aime comme ça.
Et il a du mal à comprendre que cette décision m'attriste, m'effraie, alors que je le gonfle avec ça depuis 7 ans...
J'ai pourtant besoin de soutient. Je le lui ai dit. J'espère que le message est bien passé.

Du plus léger : j'ai été voir les Bronzés 3.
Bon. Bof. Ca fait un peu réchauffé.
C'est dommage.
Mais en fait, je m'attendais à pire.

13.2.06

Soyons désinvoltes

L'autre jour, alors que je marchais à vive allure dans le métro, j'ai soudainement eu un éclair ! dur ! mais tellement vrai.
Quand j'avais l'âge du flirt et des mains moites, que je me souciais de comment draguer un mec, savoir si il m'aime, et comment embrasser, je lisais Girls et Jeune&Jolie. Un peu plus tard, 20 ans.
Et bien, dans ces magazines, on vous apprend, entre autres "comment éviter de se baver dessus, de mordre la langue de votre chéri, ou décoincer les bagues entrecollées...", que pour avoir l'air disponible, il faut marcher lentement dans la rue. Ainsi, on montre qu'on n'est pas pressée, et que l'on ne serait pas mécontente qu'un jeune boutonneux nous adresse la parole, et plus si affinité.
Dont acte.
Je ne saurais dire exactement pour quelle raison, mais je peux confirmer que, en tout cas pour moi, la méthode a marché.
De toute façon, je n'ai jamais vraiment trop attendu qu'un mec me drague. Si il me plait, je fonce. Et on verra bien après.
C'est d'ailleurs très vrai. On verra après. Parce-que des fois, le soir même, je n'avais pas bien vu !

Aujourd'hui, quelques paires d'années (à peine) plus tard, je ne lis pas encore Votre Temps, mais déjà Cosmo et Glamour.
Et là, stupeur !
On vous y explique que pour garder la ligne (comment ça je n'ai plus la ligne de mes 16 ans ???), il faut au minimum 1/2 heure de marche ra-pi-de chaque jour.
j'ai bien fait le calcul. Je marche 7 mn le matin et 9 le soir (plus fatiguée !). Je suis donc loin du compte ! A moins que je ne puisse additionner toutes mes pauses pipi du bureau. Là, je fais un score plus honorable.
Du coup, je descends du métro avant mon arrêt. Et je marche. Vite. Donc plus aucune chance de me faire draguer. A priori.

C'est moche quand-même, hein ?

en conclusion je dirais :
"Soyons désinvoltes, n'ayons l'air de rien !"
(et là je revis mon adolescence, et je me fous de ressembler à une bouteille de perrier !)

3.2.06

Grillé !

La semaine dernière, j'ai vu un clip a la tv, et là !
Révélation :



Ne sont-ils pas qu'une seule et même personne ?

Dans un registre beaucoup moins drôle, hier c'était la journée du Sucide. Glauque, oui. Mais malheureusement indispensable quand on sait que c'est la première cause de mortalité chez les jeunes.
Je ne comprends pas. Je ne comprendrais jamais.
Au journal de 20 heures, il y a avait un reportage sur deux familles ayant vécu cela. Une pour laquelle l'issue à été tragique, et l'autre qui s'en sort peu à peu.
Fin du reportage. Gros plan sur PPDA.
Il est en larmes.
Sa fille, anorexique, s'est sucidée il y a quelques années.
J'ai été très émue.
Des fois on oublie que ces gens "publics" ont parfois des vies bien plus dures que les nôtres.
Enfin, que la mienne en tout cas.

Je bosse beaucoup en ce moment, et j'admire Virginie Despentes qui écrivait ses livres, et tenait à jour son blog.
Là je suis en overdose.
Plus envie de parler.
Plus envie d'écrire.

Même plus envie de lire le programme télé... c'est dire !