25.7.05

Le paradis sur terre

Je relis mon dernier post. Il me semble que c'était il y a une éternité.
Ou même que ce n'était pas. Juste un rêve. Un songe. Mais pas réel.
Je sais au fond de moi, bien-sûr, que tout ça s'est bien passé, mais je ne me comprends plus.
Avais-je besoin de mesurer mon attachement à mon homme en le mettant en concurrence avec celui que j'idéalise depuis trop longtemps ?
Un passage à vide je pense. Que j'ai essayé de combler en cherchant des réponses ailleurs !
C'est tout à fait probable. Je m'auto-analyse et j'en déduis que c'est vraiment le plus probable.
C'est vrai que j'ai dû mal à me dire que tout est fini, meme si j'ai eu longuement le temps de m'y faire. Je pense qu'il est une bouée de secours qui m'aide quand ça ne va pas. Enfin, il ne m'aide pas vraiment, il me fait plutot fuir mes problèmes ! Et surtout beaucoup me remettre en question.
En tout cas, comme chaque fois, je me rends compte que je ne peux pas quitter mon homme. Tout simplement parce-que je l'aime, et que je ne peux pas vivre sans lui !
Je le découvre un peu plus chaque jour. Il me surprend, il m'étonne. Il est merveilleux. J'ai envie de tout lui donner.
En ce moment notre poussin est en vacances. Nous avons donc profité d'une semaine à nous, rien qu'à nous deux. Et d'un week-end en amoureux.
Nous en avions énormément besoin. Mais nous ne nous en étions pas rendu compte avant.
Je crois qu'il me demanderait de l'épouser maintenant, je dirais oui, alors que je ne me suis jamais sentie prête pour ça !
Mais il faut relativiser. La vie n'est pas toujours rose. L'humeur est changeante. Tout ne va pas toujours bien, et peut-être que la semaine prochaine je le détesterais !
Enfin non, je ne le détesterais jamais, mais vous m'avez compris !
Pour le moment, il faut l'avouer, il mérite la palme de l'amoureux. Il est là, il m'écoute, il m'aide, il me serre fort dans ses bras et me dit qu'il m'aime... Waouff !

Je lance donc un appel à celle qui m'a piqué l'autre, celui que j'avais avant (oui, celui qui râle le matin, oubli de ma faire un bisou, et râle le soir des fois que je penserais qu'il est de bonne humeur !!!) : et bien, tu peux le garder !

11.7.05

La vie reprend son cours

Je me suis levée très tôt ce vendredi. Mais sans entrain.
Je n'ai pas déjeuné, je ne pouvais rien avaler.
J'ai roulé jusqu'à l'aéroport sans trop y penser. J'ai attendu mon vol, le regard vide.
J'étais près du hublot, et j'ai pû voir en arrivant sur Marseille que le paysage ressemble à celui d'une carte des reliefs. Les mêmes formes, les mêmes couleurs. Je n'avais jamais réalisé à quel point la france pouvait être aussi diversifiée.
Et, chose, encore une, que je ne savais pas, l'avion fait demi-tour au dessus de la mer avant de se poser à Marignane. C'était si beau. J'étais du bon côté, c'est à dire celui qui a survolé de près la mer. J'ai même cru l'espace de quelques secondes que l'on allait s'y poser. Puis les calanques sont apparues. Avec leurs petites plages de sables doré, mordues par la mer turquoise.
Un temps superbe. Pas comme à Paris !
Dans le taxi qui m'a conduite à mon rendez-vous, je n'ai rien dit et j'ai observé tout ce qui défilait sous mes yeux. Comme pour m'imprègner de chaque pierre, de chaque rue.
Nous sommes passés près de mon ancien travail. J'ai vu le petit parc où les junkies se piquaient quand je passais le matin. Sauf que là il était propre, et il n'y avait personne. Les choses changent en 3 ans. Ce petit parc est peut-être maintenant fréquentable !
Et là je me suis dit que l'on passait près de chez LUI, puisque IL habite près de ce petit parc.
Ca m'a serré le coeur. Mais j'ai chassé son image. De toute façon il n'est pas là, il est à des centaines de kilomètres de là. La vie est mal faite. Ou peut-être bien, pour l'instant je ne sais pas trop quoi en penser !
Mon rendez-vous s'est bien passé. Je devrais peut-être y retourner en septembre. J'espère en fait. J'y ai mis tout mon coeur dans cet espoir...
Il était un peu plus tôt que prévu. Le taxi devait me prendre une heure et demi plus tard sur le Vieux Port. J'ai donc pris le métro. Et là, comme mue par des forces intérieures, j'ai fait un changement, je suis descendue à SA station de métro, et j'ai marché jusqu'à chez lui. Le vent soufflait très fort et soulevait ma jupe. Je m'en foutais. De toute façon il n'est pas là !
J'ai écris un petit mot. J'ai voulu le laisser dans sa boite, pour qu'il le trouve le lendemain matin. Mais la porte ne s'ouvrit pas, et les boites sont à l'intérieur.
J'ai attendu un peu, jusqu'à ce que je me trouve stupide. Jusqu'à ce que je me dise que peut-être en fait il était là, que peut-être j'allais le croiser, et que j'allais passer pour une imbécile.
Alors je suis repartie, pleine de nostalgie. J'ai repris le métro, j'ai re-changé de rame, et je suis allée sur le Vieux Port.
Je me suis installée sur une terrasse, et j'ai mangé une énorme glace pleine de calories.
Je m'en suis mis plein les yeux. Le port. Le fort St Jean. Notre-Dame de la Garde. Ces longues nuits passées à discuter. Ces moments intimes et fort que nous avons passés. Tous les mots, les gestes, les regards me sont revenus en mémoire, en vrac, et m'ont assaillie. J'étais comme saoule. Ivre de souvenirs intenses.
Mais il n'était pas là. Vraiment pas là. Et ça m'a fait mal.
J'ai posté le petit mot. je ne pouvais pas repartir avec.
J'ai repris l'avion, mélancolique.
Je n'ai pas écouté de musique, pour ne pas pleurer.
Je n'ai pas regardé Marseille s'éloigner dans le hublot, pour ne pas sombrer.
J'ai fermé les yeux. Je crois que je me suis assoupie.
Je suis rentrée chez moi.
Je me suis blottie dans les bras de mon chéri, car lui, il était là. Toujours là pour moi. Et j'ai essayé de ne plus penser à tout ça jusqu'à ce matin. Parce-que mon homme ne mérite pas que je doute de notre histoire. Et je ne mérite pas d'avoir un homme si merveilleux.
Si seulement je pouvais maitriser mon coeur et mon esprit.

Seulement je ne maitrise pas grand chose ! Et cela pourrait bien me porter préjudice !