29.4.05

Le zoo miniature

En ce moment il y a du monde chez moi. Beaucoup de monde ! Trop !
Des souris et des fourmis se sont installées dans ma cuisine.
Avez-vous déjà essayé d'attraper une souris ? C'est mission impossible.
Enfin, en tout cas nous on a pas réussi. Le pire, c'est qu'une petite souris, c'est drôlement mignon, et que si elles n'avaient pas fait un trou dans mon armoire pour aller se nourrir tranquilou, je les aurais peut-être laissées en paix. Quoi que, c'est quand-même pas très propre !
Putain, une belle armoire en plus ! c'est que ça a du gout les souris !
Et alors que nous nous demandions par quel bout nous allions attaquer l'éradication et le nettoyage complet, nous avons découvert une colonie de fourmis fraichement débarquées...
C'est à ce moment que nous avons envisagé d'ouvrir un zoo miniature.

Nous avons passé une soirée entière à tout remettre en état, sans compter que j'ai dû jeter quasiment tout le contenu de mon placard ! Deg ! J'étais super fatiguée. Super énervée.

Ce matin il restait juste une fourmi, toute seule. Elle avait l'air tellement perdu... je l'ai remise dehors. J'espère qu'elle va retrouver une famille. J'aime pas trop supprimer des animaux. Mais bon, là on pouvait vraiment pas les garder dans la cuisine. Les souris mangeaient tous les petits prince (c'est les gateaux que les souris préfèrent, je peux le confirmer !), et on marchait sur les fourmis.

L'histoire du zoo, en fait, c'était pas du tout rentable !

27.4.05

Calme plat

Rien à dire, c'est comme si j'étais en vacances !
Au boulot tout est calme. Toutes les affaires en cours se passent très bien, et les autres avancent tranquillement. Donc pas d'excitation, pas de stress. Rien. Calme. Tout le monde est de bonne humeur.
A la maison, encore plus calme. Mon fils est partit en vacances chez ma grand-mère. Bien-sûr ça me fait drôle qu'il ne soit pas là. Mais ça me fait aussi tellement de bien. Quand je rentre le soir je prends une bonne douche. Ensuite je discute avec mon chéri et un bon bédo. Je fais à manger tranquilou. Et si on mange à 10 heures c'est pas grave, mon p'tit loup n'est pas là. Idem le matin où je n'ai que moi à me soucier. Du coup j'ai l'impression d'avoir trop de temps. C'est génial. Je suis super détendue. Mais bon, je sais que ça ne va pas durer, parce-qu'il va vite me manquer.

Il n'y a que du côté de mon homme que ça coince un peu. On s'accroche pas mal en ce moment. Pas trop méchant, mais ça me saoule, et lui aussi.
Le sujet est toujours, inévitablement, le même. Sa famille.
En ce moment, ils sont tous persuadés que ce sont des arbres à pognon qu'on a planté dans le jardin. Mais, euh, non, c'est juste des fraisiers. Et encore, ils commencent juste à fleurir !
Il y en a un qui me doit 70 euros depuis 2 mois et demi, et évite soigneusement de m'en parler.
Un autre qui est passé hier nous taxer 100 euros, parce-que, vous comprenez, c'est la fin du mois, et avec les 3 enfants... Il pense peut-être que quand chez lui c'est le 26 avril, chez nous c'est déjà le 5 mai ? Qu'il se rassure, on est à la dêche comme tout le monde. Mais mon chéri lui a quand même filé ses thunes ! Vive le découvert !
Bah oui, tu comprends, avec les 3 enfants, ça doit être dur !
Et bien moi je dis, quand on ne peut pas assumer ses gosses on en fait pas autant. Moi aussi j'aimerais en avoir un autre. Mais financièrement, je peux pas. Il faut bien que je puisse dépanner ceux qui ont plus de gosses que moi !
Et j'ajouterais également, petite rancoeur personnelle mais justifiée, que quand on ne peut pas boucler ses fins de moi, on ne s'achète pas 200 euros de shit par mois, et on ne vas pas au rade tous les jours en sortant du boulot.
J'ai fait le compte, en fait ce couple gagne bien plus que nous par mois. Je sais, c'est mesquin. Mais ça me fout vraiment les boules.
Et il faut donc parler de la dernière de la série . La petite soeur de mon homme est enceinte. Elle accouchera en aout. Nous avons donc demandé à sa grande soeur, qui est plus au courant, si elle avait besoin de quelque chose pour le bébé. Elle nous dit que non, pas spécialement, car ils se sont déjà cotisé pour acheter une chambre à coucher complète. Ok, on verra donc avec l'intéressée, le moment venu.
Le lendemain soir la grande soeur nous rappelle, pour savoir si on participe à la chambre à coucher. Oui ? Super ! Il faut les sous cette semaine. (???!!!???)
J'ai parfois (sic !) vraiment l'impression qu'on nous prends pour des cons ! Qu'est-ce que vous en dites ?
Mais, alors là, hors de question de "trop" en parler à mon chéri, parce-que vu que c'est sa famille et qu'il ne faut pas y toucher, quoi qu'il nous en coute (beaucoup d'ailleurs en ce moment), c'est toujours moi qui ai tort, et qui passe pour la fouteuse de merde.
Je ne peux rien lui dire, il le prend toujours mal, et là ça commence meme à sentir le roussi : je ne peux meme plus lui faire une petite réflexion sans qu'il s'emporte.
Je ne sais pas si il se rend compte que sa famille abuse, et qu'il ne veut pas le reconnaitre, ou bien si il a vraiment de la merde dans les yeux et de l'argent à perdre !!!
Pour l'argent, je sais bien que non, puisque ça fait 8 mois qu'on fait chaque mois des pauvres chèques de 50 euros pour payer les impots de la maison. A ce rythme on aura ceux de 2005 avant d'avoir fini de payer ceux de 2004...

Quelqu'un a t'il une solution ?
Un tueur à gage dans ses relations peut-être ?
Si je peux payer en plusieurs fois je signe tout de suite !!!

Ah, c'est pas drôle les belles familles !
Finalement, je suis bien heureuse d'être fille unique, j'aurais pû tomber sur une emmerdeuse comme moi !

21.4.05

Ca n'arrive pas qu'aux autres

Il m'arrive un truc pas très drôle. Un truc qui arrive toujours aux autres, et qu'on ne voit qu'aux infos.
Enfin, ce n'est pas moi directement. C'est de mon fils qu'il s'agit. Donc de moi.
Il aura 6 ans dans deux mois.
J'ai appris hier soir qu'il s'est passé chez mon beau-frère des choses pas très catholiques, presque sous nos yeux.
Quand nous allons voir mon beau-frère, on emmène souvent notre fils, pour qu'il joue avec ses cousins, 2 filles de 6 et 11 ans, et un garçon de 9.
Le garçon, mon neveu, a eu un comportement un peu bizarre vis à vis de mon fils. Suffisament pour que je n'en ai pas dormi de la nuit. Suffisament pour qu'il ne le voit plus. Heureusement à mon avis pas assez pour qu'il soit traumatisé. Bien qu'il se rende compte que ce n'est pas "normal", et qu'il culpabilise parce-qu'il pense que c'est lui qui a fait une bêtise, et que du coup il ai mis 5/6 mois à nous en parler.
Du coup j'ai réfléchi, et pleins de petits détails me sont revenus. J'ai compris que j'aurais pû m'en rendre compte avant. Mais aussi que ce n'est si facile. La preuve.
Dans mes souvenirs tout colle, je vois même à peu près quand ça s'est passé.
Il ne verra plus son cousin, et nous allons parler à ses parents pour qu'ils fassent quelque chose (pédo-psychiatre c'est à mon avis mieux qu'une trempe qui ne servirait à rien).
Je m'inquiète pour mon fils. Je ne veux pas le focaliser sur ça, mais le déculpabiliser pour qu'il passe à autre chose. Aujourd'hui il veut à peine en parler, et éclate en sanglots.
Je suis dégoutée. Je suis écoeurée. J'ai mal pour mon fils, mon petit poussin, innocent, fragile. Mais que puis-je faire ?
C'est difficile d'être parent, d'avoir les bons mots, les bonnes décisions.
C'est difficile de voir souffrir la chair de sa chair.
Personnellement, je ne le supporte pas.
Je ne peux pas le voir pleurer.
Je ne peux pas le voir souffrir.

J'espère que cette histoire ne sera qu'un mauvais souvenir, et qu'elle n'impactera jamais sur sa vie affective.
Je l'aime, c'est plus fort que tout.

15.4.05

Mes 15 ans

Depuis hier je suis en pleine déprime.
Mes quinze ans sont loin, très loin, et cela ne m'étais jamais apparu aussi violemment !
Je me balladais hier sur quelques blogs, et notamment celui de Virginie Despentes que je vous recommande (et qui est malheureusement en stand-bye depuis un mois), et je suis tombée sur des Skyblog qui m'ont, dans un premier temps beaucoup fait rire.
Toutes les trois pages, les filles comme les gars (ça m'a étonné), déclarent leur amour à leur chéri(e). Il se trouve que c'est rarement le même d'un mois sur l'autre. Mais c'est à chaque fois le grand amour. C'est très marrant, ça m'a rappelé plein de bons souvenirs de 4è/3è. Sauf que j'ai l'impression que j'étais moins niaise à cet âge. Les mecs l'étaient moins aussi. Quand je lis des coms façon chamallows écris par des mecs, ça me déprime un peu pour eux. Où sont donc les mâles, les vrais petits-durs qui se la pétaient grave et ne se seraient jamais abaissés à écrire des trucs aussi cul-cul ?
Bon, c'est sûr que c'est plus trop mon problème, puisque j'ai depuis lontemps la majorité révolue...
C'est après que ça m'a moins fait rire.
Tout le monde écrit en texto, et moi j'y arrive même pas. Du coup, si je me risquais à laisser un petit com pour rigoler, je serais cramée tout de suite par les djeuns ! C'est pô juste.
Ca déjà, ça m'a mis un coup de vieux.
Puis j'ai vu toutes ces photos. Les copains à l'école. Les copains sous la tente en camping improvisé dans le champs d'à côté. Ma meilleure copine. Mon ex-meilleure copine. Mes potes. Mon école. Ma prof. Moi en train de bosser mes cours, par terre dans ma chambre, avec des copines. Mon cours de danse. Mon chéri du mois d'aout. Mon chéri d'octobre. Ma rupture. Etc.
Vous l'aurez compris, il ne s'agit bien évidemment pas de moi, mais d'une autre.
Et ça m'a mis le cafard.
Je me suis dit : mais ils sont où tous ces bons moments ?
Parce-qu'il faut bien reconnaître que le collège, putain, c'était le pied !
J'avais plein de potes, plein de mecs et plein de prétendants. Je faisais jamais mes devoirs parce-que j'en avais rien à cirer et que c'était pas si grave. J'avais pas de problème d'argent. J'étais jamais fatiguée, même quand j'avais fait la foire et picolé comme un trou (pas beau pour une fille !), et de toute façon je dormais pendant les cours. Je me rebellais à mort, et je m'engueulais avec tout le bahut (d'ailleurs je me suis fais virée en fin de 3è). Je jouais au basket dans l'équipe des garçons. Je me battais avec tout le monde. J'étais anarchiste et je ne savais même pas ce que ça voulais dire, mais c'était bon d'être rebelle. J'avais les cheveux bleus des fois, pour me faire remarquer. Je me la pétais avec mon booster, et je traînais tout le temps quelqu'un derrière moi. Je passais des heures dans l'herbe avec mes acolytes, à fumer des bédos, à boire de la mort subite (à la cerise uniquement), et à délirer.
Tout ça je l'ai vu dans ces blogs, et j'ai eu comme une nostalgie de cet âge où rien n'a d'importance et où les conséquences de nos actes ne sont pas irrémédiables.
Je me sens encore très jeune dans ma tête, et je vis donc un paradoxe entre ce que suis et ce que je vis. Il faudrait que je grandisse, mais vraiment, j'ai pas envie.
Me dire que tout ça c'était le meilleur et que c'est loin derrière moi, ça me fait chier, et ça me fait flipper.
Je suis rentrée chez moi hier soir et j'ai éclaté en sanglots. Je me suis blottie dans les bras de mon petit homme, qui n'a pas compris. Mais qu'est-ce que je pouvais bien lui dire ? Que je suis qu'une gamine qui ne veut pas grandir ?
Aujourd'hui j'ai encore les boules. J'ai ré-éclaté en sanglots ce matin.

Putain, mes 15 ans, c'était y'a 12 ans !!!!

13.4.05

Bonne poire

Tout irait bien dans ma petite vie tranquille, si je n'avais pas une belle-famille un peu sans-gêne. Enfin, pas tous, heureusement. Mais sans-gênes quand-même ! Et un peu profiteurs aussi...
Et sans avenir.
Heu, pardon, ça m'a échappé !
Mon chéri travaille, je travaille également, nous avons acheté une maison, avons chacun notre voiture, et mon fils fait des activités extrascolaires, du coup, je crois que tu le monde pense que nous avons plein d'argent !
Je regrette pour une fois d'être anonyme sur mon propre blog, ça aurait au moins remis les pendules à l'heure.
Je vais donc rétablir les choses, au moins pour moi-même :
non, nous n'avons pas plein de pognon ! nous gagnons notre vie correctement, et nous sommes saignés pour acheter notre maison, et pour que notre fils puisse faire du sport. Mon assurance auto me fait pleurer tant je la trouve chère. Mes fins de moi sont difficiles, et ma banquière va bientôt devenir une amie, enfin, je crois que c'est ce qu'elle veut, car elle m'appelle quand-même souvent, je fais des syncopes à la caisse quand le samedi je fais mes courses et que je paie 176.23 euros un caddie à moitié plein (pour être optimiste et ne pas dire à moitié vide !), ça fait un an que je me dit qu'il faut que je me rachète un Levi's et que je repousse tous les mois, idem pour les chaussures, et d'ailleurs si j'avais un peu de sous, je m'achèterais d'abord un lave-linge, puisque, pour ceux qui ont suivi, j'attends toujours celui que l'on m'a offert il y bientôt 2 ans !!!
C'est vrai que je ne suis pas malheureuse. Je ne mange pas des pâtes tous les jours, je vais au ciné de temps en temps, en boîte parfois (et au resto jamais), je peux inviter des amis à des bbq sans demander à chacun de venir avec sa merguez, je peux acheter un cadeau pour la naissance du bébé d'une amie (qui se fait attendre d'ailleurs !!), etc. Mais bon, y'a pas non plus de quoi être jaloux. Et justement, j'ai l'impression qu'il y a quelques pairs de jaloux autour de nous !
Il y aussi à mon goût un peu trop de gens qui nous demandent de leur prêter des sous (qu'on ne revoit jamais, ça va de soit), ou qui considère comme normal et acquis que nous payions tout (les bouteilles pour la soirée chez machin, le cadeau groupé pour l'anniversaire de truc, etc.). Mais t'inquiète, on te remboursera !
C'est ça !
Et il y a ma belle-famille, pour qui je suis une sale bourge. C'est dit.
Eux sont des sales cons. C'est dit aussi.
Je me reprends, pas tous. Il y a dans ma belle-famille nombreuse des gens très appréciables. Heureusement.
Il y a donc parmi eux les champions du monde, toutes catégories confondues, de chantage affectif et de profit de la situation.
Un de mes beaux-frères, dont j'ai déjà longuement parlé dans ce blog.
Celui qui a plus de 30 ans est toujours incapable d'assumer sa vie et ses trois gosses, et qui s'est sauvé en décembre de son pavillon pour retourner vivre chez ses beaux-parents, pour la 6ème fois en 5 ans. Ils n'en peuvent plus (les beaux-parents), d'autant que les mômes sont plus insuportables encore que les parents.
Depuis décembre donc, ils ont quitté leur location, et ont tout laissé derrière eux, ou presque.
Depuis décembre, ils sont censés enlever tout ce qui reste, pour libérer la maison, et remettre un peu en état cette jolie petite maison devenue taudit en seulement un an.
Depuis décembre, ils s'en foutent.
Et hier, coup de théatre : mon beauf appelle mon chéri :
-"j'aurais besoin de ton aide, l'agence a appelé chez mes beaux-parents, je dois tout dégager ce week-end"
-"bah, euh, ok"
-"on peut mettre les meubles chez toi hein ? ça ne gênera pas, y'a pas grand chose ! De toute façon j'ai nul part où les mettre !"
-"eh bien, je sais pas, j'ai pas trop de place"
-"je t'assure, y'a presque plus rien, on avait déjà presque tout pris"
(je sais de source sûre que c'est faux, totalement faux !)
-"si tu n'as pas d'autres solutions..."
-"merci, c'est cool. Ah ! putain d'agence, ils nous font un mauvais coup, on leur doit 18 000 balles (francs donc). D'ailleurs il faut que je te parle, t'es chez toi ?"
-"oui, mais je répare la douche (oui, elle fuit déjà, pas de commentaires svp !)"
-"t'inquiète, j'en ai pas pour longtemps. A tout de suite !"

Voilà comment on se fait prendre pour un con en 2mn30...
J'attends maintenant qu'il ose venir pleurnicher sur notre épaule, dans l'espoir qu'on dépanne ad-vitam d'une somme que nous n'avons même pas.
En plus je serais mauvaise, parce-que tout cet argent qu'ils doivent correspond exactement aux 4 mois de loyers qu'ils auraient pû éviter si ils avaient tout débarrasser dès décembre. Ils pensaient quoi, qu'avec la crise du logement les proprios allaient leur offrir 4 mois sous prétexte qu'ils n'y étaient plus !
Et encore, je pense que l'état des lieux n'a pas encore été fait, car c'est à mon avis bien plus que 18 000 francs qu'on va leur demander, vu qu'ils ont cassé la chaudière (et qu'elle ne fonctionne plus du tout), que donc la maison est fermée et sans chauffage depuis tout ce temps, qu'ils avaient arraché le lino dans l'escalier et tout le papier des murs des couloirs dans le but de les refaire à neuf, qu'ils ont cassé deux portes, etc.

Et ils pensent que nous on va payer pour eux !
Ils font partie de ces gens qui vous bouffent tout entier dès que vous leur tendez la main.
C'est un état d'esprit que j'ai en horreur.
J'attends samedi de voir combien de camions il va falloir stocker !!!
Ca promet.

Tron bons, hein !

11.4.05

Sky Eyes


Je viens de dévorer un livre formidable, qui me colle à la peau, et dont j'espère me débarraser un peu en en parlant.
Je viens de lire Sky Eyes de Patrick Chauvel. Je suis hantée par Sky. Personnage atypique fabuleux, dont on peine à croire qu'il a vraiment existé tant il est hors-normes. Et pourtant, Patrick, que Sky a surnommé Wolf, a vraiment rencontré ce singulier Apache, enrôlé dans les troupes américaine des Lurps durant la guerre du Vietnam. Un destin extroardinaire dont on sait, dès la deuxième page, qu'il a été fauché prématurément. Un homme grand dont la philosophie était à des millénaires de ce et ceux qu'il a découvert dans le Paris de l'après 68. Et Wolf, portant la rage et la rébellion de son jeune âge, refusant de se laisser envahir par l'amitié exclusive, étouffante, de Sky. Par sa folie. Deux êtres infiniement sensibles, perdus quelques part entre l'enfer du Vitnam et un monde de liesse et de faux-semblants.
Les monts Chiricahuas, dont était originaire Sky, furent le dernier chapitre de cette fantastique épopée.

J'ai rapidement su, quelques pages seulement après le début de ma lecture, que Sky me poursuivrait. Déjà trois jours que j'ai refermé ce livre et je ne peux me concentrer sur autre chose.
Je remercie Patrick Chauvel d'avoir fait partager cette histoire fabuleuse, qui semble née de l'imagination, et qui est pourtant terriblement réelle.

A celui qui voulait être un aigle, et est devenu un Dieu.

1.4.05

Grosse fatigue

Entre le changement d'heure et ma semaine super chargée, je suis naz, rétamée, épuisée, je ressemble à ma grand-mère sans mise en plis... pas très glamour quoi !
Hier, j'ai été à Clermont-Ferrand pour mon boulot.
Je me suis levée à 3h30, suis partie à 4h10, et suis arrivée à l'aéroport à 5h20. Pas mal. Et j'ai découvert qu'à Orly, avant 6h du mat', y'a pas moyen de boire un café : TOUT est fermé, et il n'y a même pas un pauvre distributeur Sélecta (alors qu'il y en a même un dans ma gare RER !!!). J'ai donc agonisé, comme tout les gens qui étaient là, devant le P* de P* (je ne le cite pas parce-que je vais en dire du mal), en espérant voir le rideau se lever. J'ai eu beau me précipiter, au moment de l'ouverture il y avait déjà la queue. J'ai attendu pour avoir un thé tiède et un chausson aux pommes insipide, et surtout sans pommes (enfin, je n'ai trouvé qu'une vague lichette de pomme, mais alors très légère). Le chausson aux pommes le plus dégueu que j'ai jamais mangé !! En plus je suis restée debout, parce-que du coup toutes les tables étaient déjà prises ! Ca commence mal, hein ?
Arrivée à Clermont, j'étais déjà épuisée comme après une semaine de taf. Et je n'avais pas encore commencée ma journée...
Je suis sortie, sous la pluie (quand je suis partie de Paris, il faisait plutôt doux), c'est pas de chance non plus, parce-que là-bas il fait normalement un temps meilleur.
J'ai cherché sur le parking le loueur à qui j'avais réservé une voiture pour me trimbaler. En fait les comptoirs étaient à l'intérieur, et j'étais passé devant. J'avais donc déjà perdu 1/2 heure, mais bon, tant pis, j'étais en avance !!! Et là, je me rends compte que j'ai oublié mon permis ! J'ai négocié tant que j'ai pu, mais il n'y a pas eu moyen de prendre la voiture. Au fond, c'est plutot rassurant, mais moi j'avais vraiment besoin d'une voiture...
J'ai fini dans un taxi, un mec plutôt sympa qui essayait desespérément de me montrer le Puy-de-Dôme, là-bas, au fond, sous le brouillard... tout en tenant son levier de vitesse d'une main, et son portable de l'autre. Je pense qu'il conduisait avec les genoux, mais je ne suis pas bien sûre. En tout cas il n'avait pas sa ceinture !!!
Je me suis faite trimballer toute la journée, par le taxi, par mes clients, et aussi par le bus. C'est comme ça que j'ai appris qu'à Clermont-Ferrand, il y a un bus qui va à l'aéroport, mais il vous dépose au milieu des champs... j'ai remonté la route nationale à pied, le long de la piste d'atterrissage/décollage, dans la boue, fourbue, l'épaule lacérée par le lourd sac de mon ordinateur. Puis j'ai pris un café, perchée sur une de ces chaises haute de bar, et j'observais les costards-cravates le nez dans leur ordi (tableau, stats, scoring !!! arghhh), qui eux ne me regardais pas, heureusement ! j'avais la moitié des champs sous mes chaussures, que j'ai entrepris de nettoyer dans les toilettes. Ca m'a bien pris 20 mn !
Au retour j'ai constaté, comme à l'aller, qu'il n'y avait que deux ou trois femmes sur tout le vol (environ 100 places). Je pensais dormir un peu dans l'avion, mais je me suis loupée : j'ai attendu après le décollage le service boisson pour me désaltérer un peu. A peine ai-je eu fini mon verre que j'entends l'annonce de l'amorce de notre descente sur Paris. Une heure ça passe vraiment trop vite. Je crois qu'en fait je n'aurais de toute façon pas pû dormir : trop mal à la tête !
J'ai scruté la nuit, et vu la ville se rapprocher. C'est beau vu du ciel. Et je me suis aperçu que tous les Bufalo Grill sont supers visibles d'en haut. D'ailleurs, on ne voit qu'eux ! avec leur toit rouge et leurs cornes, on ne sait pas ce qu'on survole, mais on sait qu'il y a un Bufalo tous les km !!! je ne sais pas si c'est fait exprès, mais en tout cas ça marque !
Je suis arrivée à l'aéroport explosée, avec une poutrelle métallique dans la tête ! J'ai retrouvé ma voiture avec le sentiment de l'avoir quittée une semaine auparavant. Puis, chez moi, je me suis effondrée sur les genoux de mon chéri, qui m'a doucement massé pour que je m'endorme. J'ai un homme formidable. Je ne le dis pas assez. Il est exceptionnel !
J'ai eu beaucoup de mal à dormir, beaucoup de mal à me lever, et beaucoup de mal à tenir toute la journée !!!